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COMBAT AMERICA
 


Année : 1945
Pays : Etats-Unis
Genre : documentaire
Durée : 1 h 02 min.
Couleur

Acteurs principaux :
Clark GABLE (lui même), Philip J. HULLS (lui-même; mitrailleur tourelle supérieure), Kenneth L. HULLS (lui-même; mitrailleur tourelle inférieure), Théodore R. GEROPOLIS (lui-même; Pilote), Daniel F. STEVENS (lui-même; bombardier), Henry H. ARNOLD (lui-même; commandant de l'U.S. Army Air Forces)

Musique : Herbert STOTHART
Photographie : Andrew McINTYRE
Compagnie productrice :USAAF
 
Avions :
-Boeing B-17F et B-17G
-Republic P-47C Razorback
-Supermarine Spitfire Mk.Vb
-Lockheed 12A Electra Junior
-Junkers Ju.88A
-Heinkel He.111H-1 AW177


Notre avis :

En 1942, suite à la mort dans un accident d'avion, de son épouse, Carol Lombard, Clark Gable s'engagea dans l'USAAF grâce à l'appui du général "Hap" Arnold, commandant en chef des forces aériennes des USA, car il a alors 41 ans. Arnold lui conseilla, pour faire face aux inévitables accusations de favoritisme, de s'engager comme simple soldat ! Gable suivit cependant les cours de l'"Officers Candidate School" de Miami Beach (Floride), avec le grade de caporal. Trois mois plus tard, il était nommé sous-lieutenant. Le général Arnold lui demanda alors de recruter une équipe de tournage et de faire quelques missions de guerre avec un groupe de bombardement de la 8° Air Force, en Europe. Gable devait faire un film sur un mitrailleur de bombardier, afin d'accélérer le recrutement de ces spécialistes qui faisaient cruellement défaut, à une époque où les Américains subissaient de lourdes pertes, en bombardant l'Allemagne, de jour, sans escorte. L'ordre de mission signé par Arnold figure en préambule du documentaire. Gable et son ami cinéaste Andrew McIntyre, furent envoyés en février 1943 à l'école des mitrailleurs de Tyndall (Floride), puis dans un centre de formation cinématographique de l'Armée, à Camp Seven Mile, près de Spokane (WA). Gable et Mc Intyre fut alors promus lieutenants, puis partirent avec le 351st Bomber Group en Angleterre, où Gable fut promu capitaine.

Bien que le film dusse se focaliser sur les combats, Gable commença à filmer sur la base de Pueblo (Colorado) d'où partit le 351st Bomb Group, le 2 avril 1943, pour l'Angleterre. Les B-17 atterrirent sur la base de la RAF de Polebrook. Gable fit sa première mission de guerre le 4 mai 1943, au dessus d'Anvers, avec une unité déjà aguerrie, le 303rd BG. Il servait la mitrailleuse du compartiment radio. Sa seconde mission eut lieu le 10 juillet 1943, au dessus de Villacoublay, mais la couverture nuageuse ne permit pas d'obtenir de bonnes images. La guerre n'avait pas de script ! Le recrutement de mitrailleurs et leur affectation en unités, atteignirent un sommet à la mi-1943, ce qui rendait le film de Clark Gable superflu, mais il n'en fut pas informé…. Gable essaya de couvrir tous les aspects de la guerre aérienne susceptibles d'affecter les mitrailleurs. Voyageant en Angleterre, McIntyre filma aussi bien des avions allemands capturés, une mission du Air Sea Rescue, que des membres du 351st BG, dans un centre de repos. En septembre 1943, il avait utilisé 15.000 mètres de pellicule. La dernière mission de Gable eut lieu le 23 septembre, quand 117 B-17 partirent bombarder Nantes; mais une nouvelle fois, le couvert nuageux fit que seuls, 46 avions des 351st BG et 91st BG, purent bombarder.

Sachant qu'il n'avait plus de chance d'être envoyé au combat, Clark Gable rejoignit les USA en octobre 1943, après avoir reçu la Distinguished Flying Cross et l'Air Medal, pour services rendus. Il partit pour surveiller le montage du film qui fut envoyé par bateau. De retour au pays, il essaya de s'occuper, en vendant des bons de guerre, en participant à des associations patriotiques, et en faisant un film sur le rôle d'Hollywood dans la guerre.

Le documentaire commence sur la base de Pueblo (Colorado) où 400 pilotes et 3600 hommes d'équipage du 35st BG sont assemblés. Les hommes viennent de tous les coins des Etats-Unis et appartiennent à plusieurs types ethniques. En Angleterre, ils sont accueillis avec cérémonie par les Anglais, et le 351st BG est incorporé à la 8th Air Force. Leur base est à vingt minutes de vol du champ de bataille. Les nouveaux arrivés commencent leur entraînement pour les futurs combats. Ils ont aussi des cours sur les mesures de sécurité," tous les espions n'ayant pas été fusillés" comme indiqué ! Ils reçoivent leurs ordres pour leur première mission. Tous les équipements sont vérifiés méticuleusement avant le départ. Puis les avions décollent à 15 secondes d'intervalle. Cette mission est un succès, et tous les 20 avions reviennent indemnes. Les mitrailleurs entreprennent alors le nettoyage de leurs armes. Le 351st BG fait de nombreuses autres missions et descend plusieurs avions allemands. A retour de chaque mission, les hommes sont questionnés par un officier de renseignement. Quand ils ne volent pas, ils se livrent à diverse activités, jeux, sport, ballades en vélo dans la campagne anglaise. L'USO organise des spectacles sur la base avec des acteurs, comme Bob Hope. Au bord de la mer, un centre de repos de la Croix Rouge américaine leur fournit relaxation et divertissement. Mais lors de certaines missions, il y a des pertes. Des avions, on débarque des tués et des blessés. Parfois, la météo oblige les avions à retourner sans avoir pu lancer leurs bombes. Quelques pilotes sont décorés et la base reçoit la visite du général Ira C. Eaker, le patron de la 8th Air Force. Le 351st BG participe à un grande mission, loin à l'intérieur de l'Allemagne. Quand les chasseurs d'escorte font demi tour, les bombardiers sont attaqués par les Allemands. Après avoir largué leur bombes de différents modèles, incendiaires ou à fragmentation, les avions doivent affronter la flak et de nouveau, les chasseurs. De retour à la base, les équipages se préparent déjà pour de nouveaux combats. Le film se termine par un commentaire sur l' "american way of fighting" et sur cet avertissement destiné à l'ennemi :"Regarde ces gars, ils ne vont pas perdre "….
 
Dans ce film, il n'y a aucun combat pendant les trois quarts du film. On décrit la vie de la base, avec des images de Gable interviewant des armuriers, des pilotes, dont un blessé et son infirmière. Les combats sont présentés à travers le regard des équipes au sol assistant au décollage de leurs avions, et comptant avec anxiété ceux qui retournent. On assiste également au travail des armuriers qui après chaque mission enlèvent toutes les mitrailleuses montées sur support (nez, sabords, compartiment radio) pour mieux les nettoyer. Avant le départ, les mitrailleurs viennent chercher leurs armes. Pendant les permissions, on remarque que les Américains sont très à l'aise en Angleterre : promenade en vélo dans la campagne, rencontre avec des jeunes filles… (ce n'est pas comme en Corse, dans "Thunderbolt"..).

La progression de la guerre est marquée sur un mur, avec toutes les missions avec date, objectif, et nombre de victoires revendiquées par les mitrailleurs. On remarque que la désastreuse mission sur Schweinfurth du 17/08/43 (plus de 15% de pertes) est celle qui compte le plus d'avions allemands abattus…On sait ce qu'il en est des victoires réclamées par les mitrailleurs des bombardiers, le même avion pouvant être revendiqué par plusieurs mitrailleurs, de plusieurs B-17 ! Ce "tableau de chasse", sans doute exagéré, était plus là pour entretenir le moral. Le nombre de victoires semble proportionnel au nombre d'avions que la Luftwaffe avait opposé aux bombardiers. Dans le dernier quart du film, on assiste à un vrai combat aérien, lors duquel plusieurs avions allemands se font descendre. Lors de combats, on constatent que les mitrailleurs de sabords se gênent mutuellement, vu l'étroitesse du fuselage (les postes seront décalés sur le B-17G, pour leur laisser un peu plus de place), et qu'ils ne prennent pas beaucoup le temps de viser, tirant plutôt au jugé sur tout ce qui passe à portée. Ils pataugent littéralement dans les douilles, et parfois dans les pansements ensanglantés. L'efficacité de ces postes de sabords était douteuse. On constate que la plupart des attaques sont prononcées dans le secteur avant (10 heures-14 heures) et par le haut.

Ce film patriotique sur le thème "Engagez vous, rengagez vous" ne sera montré au public qu'en janvier 1945, alors qu'il n'avait plus qu'une valeur de témoignage, la situation de la guerre ayant bien évolué depuis la mi-1943. Le documentaire du lieutenant colonel Wyler, "The Memphis Belle", tourné en mai 1943, et sorti en avril 1944, lui porta ombrage. Sa dernière partie était jugée par l'Office of War Information, trop semblable à celle de "Combat America", ce qui est vrai.


Les avions du film :

La plupart des bombardiers sont des "Forteresses volantes" Boeing B-17F appartenant en majorité au 351st Bomb Group (code de dérive : J dans un triangle), avec les codes de fuselage :

-YB (508 Bomb Squadron) comme le B-17 "Argonaut II" (YB-D, s/n 42-29817)
-RQ (509 Bomb Squadron) comme le B-17 "Gremlin's delight" (RQ-O, s/n 42-3120)
-TU (510 Bomb Squadron) comme le B-17 "Jennie" (TU-B, s/n 42-29948)

Mais il a aussi des avions du 303rd Bomb Group (code de dérive : C dans un triangle),  avec les codes de fuselage :
 
-PU (360 Bomb Squadron)
-BN (359 SQ) dont le BN-0 (s/n 41-24635) "The 8 Ball Mk.II", dans lequel Clark Gable reçut le baptême du feu.

Lors des scènes de combat à la fin du documentaire, on voit aussi des B-17G à tourelle Bendix sous le nez, montée pour contrecarrer les attaques frontales. On remarque que certaines B-17 emmenaient des bombes accrochées sous leurs ailes, près du fuselage, ce qui permettait au bombardier d'emmener jusqu'à 9 tonnes de bombes (au lieu de 8), mais au détriment du rayon d'action.

Les chasseurs chargés d'accompagner (sur 600 km pas plus..) les B-17, sont des Republic P-47C Thunderbolt Razorback, dont le J-WZ du 84 FS, 78 FG., de la 8th Air Force. Il vole aux cotés d'un Spitfire Mk.Vb du Squadron 402 (code AE).

Un Lockheed 12A Electra Junior, sous couleur de la RAF, amène le duc du Gloucester sur la base de Polebrook, pour l'arrivée du 351st BG. Plus tard, une autre huile, le général Ira Eaker, descend d'un Beech JRB Expeditor.

Un des principaux intérêts de ce film est de voir deux avions allemands capturés, et essayés par les Anglais (en l'occurrence par un Canadien, dans le film) : un Junkers Ju.88A (lettre M, serial non identifiable, vu la mauvaise qualité de l'image) et un Heinkel He.111H-1 (serial AW177). Ces avions filmés sur la base de l'USAAF de Polebrook, en juillet 1943, sont revêtus des marques et du camouflage anglais et ont le ventre jaune orangé des avions expérimentaux ou d'entraînement.

Lors de l'explication finale avec la chasse allemande, on parvient à identifier, malgré leur grande vitesse, certains attaquants. La plupart sont des Focke Wulf 190, mais on aperçoit de près un Messerschmitt Bf.110 qui se fait descendre en dégageant une importante fumée.



Christian Santoir

*Film en vente sur amazon.fr
 
Combat_america.jpg

 
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Creation date : 06/04/2012 : 18:30
Last update : 06/04/2012 : 18:35
Category : - Documentaries
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