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S.O.S. ICEBERG
Vo. SOS Eisberg





Année : 1933
Pays : Allemagne
Durée : 1 h 30 min
Genre : Aventure
Noir et blanc

Réalisateur : Arnold FANCK/ Tay GARNETT
Scénario : Arnold FANCK,

Acteurs principaux : Leni RIEFENSTAHL (Hella Lorenz), Gustav DIESSL (Karl Lorenz), Ernst UDET (lui même), Sepp RIST (Johannes Krafft), Gibson GOWLAND (John Dragan), Max HOLZBOER (Jan Matushek), Walter RIMI (Fritz Kuemmel)

Photo : Richard ANGST, Hans SCHNEEBERGER
Musique ; Paul DESSAU
Conseillers scientifiques : Dr Fritz LOEWE, Dr Ernst SORGE
Producteur : Paul KOHNER.
Distribution :Deutsche Universal Film A.G.

Avions :
-De Havilland 60 Genet Moth c/n 271, D-1651
-BFW M 23 bW c/n 511, D-1970
-Klemm VL. 26b c/n 278, D-2269
-Udet U 12b Spezial Flamingo D-822
-Junkers A 20 c/n 862, D-574

Notre avis :

Avec ce film Arnold FANCK poursuit son cycle de films de montagne, mais cette fois ci, il quitte les Alpes pour venir tourner au Groenland, sur des montagnes de glace. Il utilise la même équipe que pour ses films précédents, et pratiquement les mêmes acteurs, notamment Leni RIEFENSTAHL qui fait là sa dernière apparition en tant qu’actrice. Ernst UDET qui avait fait ses preuves de pilote des cimes dans les autres films, est également de la partie. SOS ICEBERG fut tourné en deux versions, une allemande et une américaine réalisée par Tay Garnett avec Rod La Rocque et Léni RIEFENSTAHL qui parle anglais. Commencé avant la prise du pouvoir par Adolf Hitler et terminé sept mois plus tard, le film fut financé par des capitaux juifs américains : la Deustche Universal Film dépendait de l’Universal fondée par Carl Leammle Jr. à Hollywood !

Comme d’habitude, le script raconte un sauvetage périlleux qui réussit grâce à l’intervention d’UDET, l’aviateur. L’explorateur Karl Lorenz a disparu au Groenland et on se demande s’il est encore en vie. On trouve alors un message écrit de sa main, sur un morceau de ski, puis son journal. Une équipe de secours le retrouve vivant mais, à la dérive sur un iceberg, elle se trouve en danger. La femme de Lorenz, Hella, qui est aviatrice, décide d’aller chercher son mari. Mais son appareil percute un iceberg et brûle. Un autre avion de secours doit se poser sur l’eau et le pilote se noie. UDET va tenter de sauver les Lorenz. Il parvient à les repérer et à rameuter les esquimaux qui, avec leurs kayacs, emmènent les trois explorateurs survivants.

L’équipe de tournage, soit trente huit hommes et femmes, trois ours polaires et deux otaries du cirque Hagenbeck, embarqua à bord du « Borodino » fin juin 1932. Le séjour sur la côte ouest du Groenland par 72° de latitude Nord dura quatre mois. UDET vint avec son amie du moment, Elloys Illing, « sa petite copine aux cheveux rouges flamboyants » comme l’appelle RIEFENSTAHL. Les avions étaient basés à Illorsuit, seul endroit disposant d’une plage pour tirer les avions au sec et les réparer; les glaces affleurant la surface étaient invisibles et le mécanicien d’Udet passait son temps à réparer les trous dans les flotteurs. L’équipe du film était installée sur les lieux du tournage, à Nuugaatsiak, de l’autre coté du fjord de Uummannaq. Les deux bases communiquaient par fusées de couleurs, bandes de tissus déposées sur le toit de la tente de FANCK, ou par courrier récupéré en vol au moyen d’un crochet. Comme à son habitude, FANCK demanda le maximum de ses acteurs. Leni RIEFENSTAHL dont il avait souvent mis la vie en danger, dut rentrer avant les autres pour être hospitalisée à Copenhague, après quelques bains forcés. Quant à DIESSL, c’est presque tous les jours qu’il nageait au milieu des icebergs au grand étonnement des Esquimaux ! Les deux temps forts du film sont les deux crashs d’avion. Celui du D.H. Genet Moth qui amerrit et coule, et celui du Klemm qui emboutit un iceberg et s’enflamme. UDET qui ne savait pas bien nager eut droit ainsi à deux bains dans de l’eau à zéro degré et dut s’aliter à son retour en Allemagne.

Mais il y eut des exploits non filmés dont UDET fut encore le héros. Ainsi lorsque le pilote du second hydravion dut amerrir, un jour, suite à une panne moteur, Udet se posa à ses côtés et le remorqua pendant quatre longues heures jusqu’à la base. Le scénario du film devint une histoire vraie quand le Dr Sorge, un des deux scientifiques de l’expédition, ne revint pas au camp alors qu’il était parti huit jours auparavant, seul dans son canot, pour étudier le glacier de Nink. Après plusieurs vols, UDET réussit à le localiser et à guider vers lui un bateau. Le Dr Sorge, décidemment bien distrait, se perdit une deuxième fois avec trois compagnons et UDET dut repartir à leur recherche...Il fit ainsi pendant les quatre mois de tournage plus de quatre cents atterrissages et décollages dans une mer encombrée de glaces flottantes. Le Dr FANCK dira plus tard : « Udet et Schneeeberger accomplissaient des miracles quand ils étaient -non, l’expression « bourrés » est trop forte - disons plutôt, quand ils emmenaient la bouteille de Cognac ». Le tournage se poursuivit dans les Alpes suisses et le 28 mars 1933 Udet atterrit avec son Klemm à 2977 m d’altitude, sur un petit glacier à proximité du Diavolezza. Enfin, les 6 et 7 juin 1933, les ultimes scènes du film furent filmées à Berlin-Tempelhof.

Peu de films reçurent autant de publicité avant leur première que SOS ICEBERG qui fut projeté le 30 août 1933, à Berlin. Les journaux allemands avaient beaucoup parlé de l’expédition et le « Berliner Illustrierte » avait publié des photos d’UDET devant les immenses icebergs. Ce fut une prouesse extraordinaire de tourner avec le matériel de l’époque dans des conditions aussi extrêmes. Même aujourd’hui, le spectateur, pourtant difficile à étonner, est impressionné par les magnifiques images. En outre, ce film de montagne, avec vingt minutes de scènes aériennes, accorde, plus que les autres, une bonne place à l’aviation.


 

Les avions du film :

UDET emmena au Groenland trois avions. Deux appareils avaient été utilisés en Afrique pour son film «Fremde Vögel über Afrika», un De Havilland 60 Genet Moth (n° 271, D-1651) et un BFW M23 bW (c/n 511, D-1970) équipé d’un moteur Argus. Ce dernier qui servait d’avion caméra était piloté par Franz Schriek un moniteur de la Deutschen Verkhersflieger Schule.

Le Moth, construit en 1926, avait été acheté d’occasion par UDET en Angleterre, en juin 1929. Il n’avait pas de flotteurs; il pouvait décoller, mais pas atterrir. Il fut donc utilisé dans la scène où l’aviateur Petersen se pose sur l’eau. Il ne revint pas du Groënland. Il en fut de même du second appareil qui doubla le Klemm dans la scène de la collision avec l’iceberg. L’avion fut incendié.

Le Klemm VL. 26b à moteur Argus As 8 (c/n 278, D-2269), équipé de flotteurs, avait été acheté par UDET juste avant le départ et il n’était pas question de le sacrifier. Dans la scène où Hella heurte l’iceberg, UDET pilote l’avion, caché à l’intérieur; il l’amène en hydroplanant à proximité de l’iceberg. Sur le plan suivant, le Klemm est remplacé par le M23, qui a le même moteur et donc le même aspect, par contre l’empennage est différent. Mais filmé de loin, le spectateur non averti n’y voit que du feu, c’est le cas de le dire !

Au début du film on voit l’avion de prédilection d’UDET, son Udet U12b Spezial Flamingo (D-822) faisant de la voltige. Leni RIEFENSTAHL en descend vêtue d’une superbe combinaison de vol. Un Junkers A 20 (c/n 862, D-574) de la Luft Hansa est à côté; il servira à doubler le DH Moth pour les vues rapprochées du cockpit, prises au sol.


Christian Santoir



 

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Creation date : 13/12/2006 : 13:16
Last update : 29/07/2011 : 08:43
Category : Movies files - Films
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