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THE NON STOP FLIGHT




Année : 1926
Pays : USA
Durée : 71 min.
Genre : Aventure
Noir et blanc

Réalisateur : Emory JOHNSON
Scénario : Emilie JOHNSON

Acteurs principaux : Knute ERICKSON (Lars Larsen), Marcella DALY (Anna Larson), Harlan HILTON (Commandant Roger Davis), Cecil OGDEN (Lieutenant Jack Connell), Frank HEMPHILL (Jan Johnson), Ralph POPE (Ralph Pope), Otis STANTZ (le radio Otis Stanz)David DUNBAR (Capitaine Holm), Peggy O’NEILL (Olga Nelson)

Musique : Lou McMAHON
Photo : Gilbert WARRENTON
Distribution : F.B.O.

Avions :
-Naval Aircraft Factory PN-7


Notre avis :

Le 31 août 1925, un hydravion de l’US Navy s’envole de San Francisco pour rejoindre les îles Hawaï. C’est la première traversée du Pacifique sur une telle distance (3861 km). Après le tour du monde des aviateurs de l’US Army dans leur Douglas en 1924, l’US Navy se devait de faire quelque chose d’aussi glorieux. C’est ainsi que L’amiral Moffett, le chef de l’aéronavale américaine, décida de rallier le continent à Hawaï par les airs. Deux hydravions furent construits avec une endurance maximum et dix bateaux postés à intervalle régulier le long de la route vers les îles, pour servir de point de repère aux navigateurs. Un des hydravions dut amerrir suite à une fuite d’huile et son équipage fut récupéré par un bateau de veille. L’autre avion poursuivit son vol, mais à 3100 km de San Francisco il commença à manquer d’essence et dut se poser en mer sans avoir pu localiser un bateau. Pendant dix jours on les considéra comme perdus mais en fait, pendant tout ce temps, ils faisaient route en direction d’Hawaï en utilisant la toile de l’aile inférieure de l’appareil en guise de voiles, dans la plus pure tradition de la Marine ! Ils furent repérés par un sous-marin à 27 km seulement de l’île de Kauai, alors qu’ils arrivaient sans jamais avoir été repérés par les bateaux qui passèrent à proximité. Cet exploit fut largement médiatisé comme le prouve ce film tourné avec l’aide de l’US Navy qui prêta un hydravion et un sous-marin. Deux membres de l’équipage rescapé, le pilote POPE et le radio STANTZ participèrent au tournage, y compris le maire de San Francisco. Mais THE NON STOP FLIGHT, qui ne mérite pas son titre puisqu’il y eut arrêt du vol peu avant Hawaï, n’est pas la reconstitution exacte de cette traversée.

L’histoire commence en Suède en 1906. La fille et la femme d’un marin, Lars Larson, sont kidnappées. Des années plus tard, on retrouve Larson transportant des émigrés chinois clandestins vers Vera Cruz au Mexique. À San Francisco, une énorme foule assiste au départ d’un hydravion de la Navy pour les îles Hawaï. Ayant rencontré de violents vent contraires, l’hydravion à court d’essence doit se poser. L’équipage utilise les toiles de l’aile inférieure pour faire une sorte de voile, suffisante pour avancer. L’avion finit par trouver une île où vivent des naufragés, un vieil homme et une jeune fille. Survient le vapeur de Larsen qui embarque tout le monde. Dans le bateau, le passeur des Chinois achète la jeune fille à Larsen. Mais celui-ci reconnaît la croix que porte la jeune fille, et qu’il avait donnée autrefois à son épouse. La jeune naufragée n’est autre que sa fille qu’il avait laissée bébé, en Suède ! Le plein fait, l’hydravion réparé retourne à San Francisco triomphalement.

Ce mélodrame rocambolesque très dans le goût de l’époque, est un mélange de romanesque et de fait réels comme l’hydravion naviguant à la voile, l’intervention d’un sous-marin dans le sauvetage ; mais il se contenta de remorquer l’hydravion jusqu’à Honolulu, alors que dans le film, son équipage mate une rébellion des coolies chinois dans le vapeur de Larsen. Si dix jours après son arrivée à Kauia, l’hydravion put effectivement voler de nouveau, c’est dans un bateau qu’il rentra à la base de San Diego.

Ce vol démontra qu’en 1925, une telle traversée était encore en dehors des capacités des avions disponibles. L’équipage n’avait pu remplir sa mission mais s’était comporté glorieusement (en battant un record de distance pour hydravion). La faute en incombait à une Marine essayant désespérément de prouver publiquement la valeur de son aviation. Elle avait envoyé dix hommes dans des appareils insuffisamment préparés, à l’autonomie insuffisante, avec des moteurs peu fiables, sur la plus dangereuse traversée maritime jamais tentée. Une telle prise de risque serait aujourd’hui considérée comme criminelle.


Les avions du film :

L’avion que l’on voit dans le film est un Naval Aircraft Factory PN-7 équipés de moteurs Wright de 525 ch., bien incapable de rallier Hawaï avec une autonomie de 1100 km seulement. Pour la vraie traversée, on utilisa une version améliorée, le PN-9, avec une coque en aluminium, une dérive modifiée et des radiateurs montés à l’avant des moteurs Packard de 524 ch, plus légers. Il y avait deux PN-9, le PN9-1 et le PN9-3 (A6878) qui, seul, finit le voyage. Leur autonomie maximum n’était que de 28 heures et 36 minutes, alors que le vol devait durer 30 heures, avec de bonnes conditions météo….



Christian Santoir



 



 

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Creation date : 16/01/2007 : 22:32
Last update : 29/07/2010 : 16:03
Category : - Films
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