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TALI-IHANTALA 1944


 

Année : 2007
Pays : Finlande
Genre : guerre
Durée : 1 h 57 min
Couleur

Réalisateur : Åke LINDMAN, Sakari KIRJAVAINEN
Scénario : Stefan FORSS, Benedict ZILLIACUS

Acteurs principaux :
Rauno AHONEN (Lieutenant Colonel), Mikko BREDENBER  (Capitaine Carl-Birger Kvikant), Riko EKLUNDH (Colonel Sven Björkman), Marc GASSOT     (Sergent Reino Lehväslaiho), Marcus GROTH (General Ruben Lagus)

Musique : Timo HIETALA     
Photographie : Pauli SIPILÄINEN     
Producteurs : Alf  HEMMING, Åke LINDMAN     
Compagnie productrice : Åke Lindman Film-Productions

Avions :
-Focke-Wulf FW-190A8, WNr.990001, D-FWWC (réplique)
-Messerschmitt Bf-109G-6 (images d'archives)
-Dornier Do-17Z (idem)
-Bristol Blenheim 142M Mk.I, (idem)
-Junkers Ju-87D-5 Stuka, (idem)

Notre avis :

"Tali-Ihantala 1944" fit sa première en Finlande, le 7 décembre 2007, soit le lendemain de la fête nationale. Ce film commémore la bataille de Tali-Ihantala qui se déroula du 25 juin au 9 juillet 1944, et qui opposa les forces armées soviétiques aux Finlandais et à leurs alliés allemands.

En Finlande, la bataille de Tali-Ihantala passe pour le symbole de la résistance nationale et pour une grande victoire défensive. Il est vrai que les Finlandais combattirent à un contre trois, mais ils furent favorisés par un terrain difficile d'accès, constitué d'innombrables lacs et de vastes forêts, et par le fait qu'ils avaient réussi à intercepter les communications des Soviétiques. Ces derniers n'insistèrent pas, trop occupés plus au sud, face au pays baltes, où les Allemands s'accrochaient au terrain.

Après avoir rappelé les principaux événements de la "guerre de Continuation" avec les Soviétiques, entre 1941 et 1944, le film commence en juin 1944, quand la Wehrmacht est sur la défensive, sur le front de l'est. Staline a pour projet d'occuper l'Allemagne, mais aussi ses pays alliés, comme la Finlande. L'état-major finlandais s'était préparé à une invasion, ayant déjà combattu les Russes en 1939-1940, lors de la "guerre d'hiver". Le film met en scène le général Lagus, qui est à la tète d'une division blindée. Pour la première fois, son propre fils se bat sur le front, comme canonnier, Il est clair qu'il ne peut y avoir qu'une seule bataille, en raison de la capacité inférieure de l'armée finlandaise. Cette dernière commence par reculer en se dispersant dans la forêt et en minant les rares voies de communication. Des contre attaques sont également lancées localement. On suit l'action au milieu des soldats, en première ligne, tout comme dans les bureaux de l'état-major. L'Armée Rouge est finalement stoppée sur la ligne Tali-Ihantala, une zone étroite de 100 kilomètres carrés entre la baie de Vyborg et la rivière Vuoksi, au début de juillet, grâce à une forte concentration d'artillerie et à la fourniture par les Allemands de Panzerfaust efficaces. Les troupes russes n'avancent plus et certaines unités sont même renvoyées vers l'arrière, vers d'autres fronts. Le cessez le feu intervint le 4 septembre 1944 et l'armistice fut signée le 19 septembre à Moscou.

Ce film, au rythme lent, ressemble un peu à un docu-fiction qui raconte avec exactitude les différentes phases de la bataille, sans oublier la contribution de l'allié nazi, un sujet délicat. Mais on peut regretter que tout cela manque de souffle et on se prend à regretter les films de guerre hollywoodiens, moins respectueux de la réalité, mais plus captivants pour le spectateur.

"Tali-Ihantala" se distingue par une grande exactitude des détails, tant au niveau des uniformes, que de l'armement des soldats ou du matériel lourd utilisé (tanks T-34, Sturmgeschütz 40 G…). Si le matériel militaire à terre est important, il n'en est pas de même du matériel aérien, toujours plus cher à mettre en œuvre et aussi plus rare…Il faut attendre une heure et demi pour apercevoir un avion, et la seule scène "avec" avion ne dure que moins de trois minutes…

 

Les avions du film :

Lors de cette bataille, l'Ilmavoimat, l'armée de l'air finlandaise, aligna deux régiments aériens (Lentorymentii), les LeR 3 et 4. Le premier comportait trois escadrons (Lentolaivu), avec environ 30 Bf-109G et 19 Brewster B-239 Buffalo. Le second, avait quatre escadrons, avec 33 Bristol Blenheim Mk.I/IV, 8 Dornier Do-17Z et 12 Ju-88A-4. Les Finlandais reçurent l'appui du I/SG3 (1er Groupe, Schlachtgeschwader 3) allemand, connu sous le nom de "Gefechtsverband Kuhlmey" (unité de combat Kuhlmey), du nom de son chef, le lieutenant colonel Kurt Kuhlmey, qui arriva à Immola, le 17 juin. Cette unité allemande temporaire était forte d'environ 70 appareils, partagés entre une unité de Stukas, une unité de chasseurs (Fw-190 A6), une unité de chasseurs–bombardiers (Fw-190F-3/8) et une unité de reconnaissance (Bf-109G-8).

La production a filmé, au sol, une réplique de Focke-Wulf Fw-190A8/N (D-FWWC, WNr.990001), construite en Allemagne par Flug Werke GmbH et qui fit son premier vol en juillet 2004. On assiste au démarrage de son moteur russe Schvetsov Ash-82T, qui remplace son BMW 801 original. L'avion a été repeint aux couleurs et aux marques du capitaine Erich Rudorffer du II/JG.54, qui était stationné à Immola, en 1944, et dont il porte l'insigne sur le capot moteur. On peut vraiment regretter que l'on ne voie pas cet avion voler, voire même décoller. Il existe de plus en plus de vieux warbirds, répliques ou originaux restaurés, en état de vol, de par le monde, mais de moins en moins dans des films, juste sur de courtes vidéos sur YouTube ! Dommage. Ce Fw-190 fut vendu à la "Chariots of Fire Collection" d'Omaka, en Nouvelle-Zélande, où il arriva en avril 2011 et où il reçut le matricule "ZK-RFR".

Rudorffer porte sa croix de fer avec feuilles de chênes et épées et un blouson fourré (mais la fourrure était plutôt noire ou marron, au lieu de blanche). Il a un casque LKpN 101, mais des lunettes anglaises Mk.VIII (on n'a aucune photo de pilote allemand portant ce genre de lunettes, les Allemands préférant, chez les Alliés, les blousons, type A2 américain ou Irvin anglais...). Un autre pilote porte une combinaison de la même couleur, mais de coupe différente, que celles portées par les équipages de bombardier de la Luftwaffe. Il a un gilet de sauvetage (Schwimmweste) modèle 10-30 B-2.

Pour le reste, il s'agit d'avions vus sur des bouts de documentaires de l'époque. C'est ainsi que quand le Fw-190 s'apprête à décoller, il est aussitôt remplacé par des Fw-190 du II/JG54; leurs croix de fuselage étaient inscrites sur une bande jaune. Il y a également un Messerschmitt Bf-109G-6 finlandais (numéro "1" peint juste devant le pare brise), sur lequel s'affairent des mécaniciens.

Côté bombardiers, on assiste au chargement de la soute d'un Dornier Do-17Z (on en voit une formation, vers la fin du film, mais les Finlandais n'en avaient que huit, en 1944) et de celle d'un Bristol Blenheim 142M Mk.I, dont un exemplaire décolle, un peu plus tard. Quarante cinq Blenheim Mk.I furent construits en Finlande et ils resteront en service au sein de l'Ilmailuvoimat, jusqu'en 1958. A la fin du film, on voit le pilote (un capitaine) d'un Blenheim 149 Mk.IV, ainsi que le bombardier dans le nez de l'appareil.

Deux mécaniciens mettent en route (à la manivelle) un Junkers Ju-87D-5 Stuka, avec son chargement complet de cinq bombes. On en voit d'autres, en vol, plus tard; il s'agit des avions du I/SG3. Il n'y a aucun Junkers Ju-88A-4/R finlandais, seulement représenté par une maquette aperçue dans un bureau...


Christian Santoir

*Film en vente sur amazon.fr

 
 

TALIHANTALA.jpg

 
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Creation date : 17/10/2014 : 16:12
Last update : 17/10/2014 : 16:12
Category : - Films
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