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A YANK IN THE RAF




Année : 1941
Pays : USA
Durée : 1 h 38 min
Genre : guerre
Noir et blanc

Réalisateur : Henry KING
Scénario : Karl TUNBERG, Darrell WARE

Acteurs principaux :
Tyrone POWER (Tim Baker), Betty GRABLE (Carol Brown), John SUTTON (Group Commander John Morley), Reginald GARDINER (Roger Pillby), Donald STUART (Harry Baker), Ralph BYRD (Al Bennett), Richard FRASER (Thorndyke), Denis GREEN (RCAF Lieutenant Redmond Bruce), LESTER (Starling-Richardson)

Musique : Leo ROBIN, Ralph RAINGER
Photo : Leon SHAMROY
Scénes aériennes :
Paul MANTZ, Jerry PHILLIPS, Frank CLARKE
Producteur : Darryl F. ZANUCK
Compagnie distributrice : Twentieth Century Fox

Avions :
-North American Harvard Mk II (RCAF3016, 3781, 3817, 3027, 3763...)
-Lockheed Hudson V
-Supermarine Spitfire Mk.Ia (code LO)
-Supermarine Spitfire Mk.Ia (code SH) images d'archives
-Supermarine Spitfire Mk Ia maquette éch. 1/1
-Messerschlitt Bf.109E maquette éch. 1/1



Notre avis :

Lors de l’été 1941, il n’y avait plus grand chose entre l’Allemagne et les USA, excepté l’océan et les îles britanniques. Hitler avait juré de mettre les Anglais à genoux, et maintenant, ses sous-marins commençaient à attaquer les bateaux dans l’Atlantique, sans trop se soucier de leur nationalité. Un incident susceptible d’entraîner les USA dans la guerre pouvait survenir à tout moment. Le ton des films américains commença à refléter la position d’Hollywood (où l’élément juif était particulièrement influent) favorable à l’intervention américaine. L’attitude pro anglaise de Darryl F. ZANUCK s’exprima clairement dans cette production. Ce film de la Twentieth Century Fox fut le premier film à interpeller le public sur la nécessité de défendre l’Amérique en aidant les Alliés, et aussi le dernier film d’aviation américain à sortir avant le 7 décembre, jour où la marine impériale japonaise vint mettre fin ipso facto à la neutralité des États-Unis.

Le tournage commença en avril 1941, sous le contrôle direct de Darryl F. ZANUCK. Son choix de Henry KING était logique celui-ci étant connu pour son amour de l’aviation, ce qui lui avait valu le surnom de "réalisateur volant". Le succès fut ensuite assuré par le choix des acteurs, Tyrone POWER et Betty GRABLE, la plus grande star de la Fox à cette époque. Réalisant l’impact d’un tel film sur le public, la RAF accepta de fournir aux studios toutes sortes de documents cinématographiques sur les combats aériens, et autorisa une équipe à venir filmer dans plusieurs bases. Henry KING et son Waco SRE parcoururent de nombreux milles pour sélectionner les lieux du tournage dans le sud californien, susceptibles de passer pour les falaises blanches de Douvres, la côte hollandaise ou les plages de Dunkerque. Son Waco servit aussi d’avion camera pour les prises de vues aériennes.


L’histoire du film qui était appelée au départ "Eagle Squadron", commence au Canada où un jeune pilote américain Tim Baker livre par la voie des airs un Harvard, en infraction avec le "Neutrality act". Il lui est proposé de convoyer désormais des avions entre le Canada et l’Angleterre moyennant une prime substantielle. Alors qu’il est à Londres, il rencontre par hasard une ancienne petite amie, Carol, qui est meneuse de revue au Regency Club, mais sert également dans la défense passive. Elle convainc Tim de la justesse de la cause alliée et pour renouer avec elle, il décide de rejoindre la RAF. Carol est très courtisée notamment par un des supérieurs de Tim, le Group Commander Morley. Baker doit d’abord participer à des missions de lancement de tracts au dessus de l’Allemagne, plutôt frustrantes. Tout s’accélère quand il est abattu avec Morlay en Hollande (en réalité Oxnard, CA). Ils réussissent à échapper aux Allemands et à retourner en Angleterre. Ayant désormais réalisé l’importance de son rôle dans cette guerre, Tim Baker devenu pilote de chasse au Squadron 32 est descendu de nouveau alors qu’il couvre le rembarquement des troupes alliées, à Dunkerque. Dans le scénario originel, il devait être tué, mais les Britanniques qui apportèrent leur aide à ce film, demandèrent une fin différente. Ils craignaient qu’un tel dénouement renforce le sentiment isolationniste du public américain. Tyrone POWER retourna donc aux studios en juillet 1941, pour tourner une version modifiée du script qui lui permettait de vivre et de convoler en justes noces avec Carol.


Ce film d’aviation n’échappe pas au genre, et nous retrouvons ici le classique triangle amoureux avec le yankee Tim Baker, le très british John Morley et la blonde Carol. Tyrone POWER et Betty GRABLE sont réunis ici pour le première et dernière fois. Tyrone POWER sera lieutenant dans les Marines, et pilotera des Douglas R5D et des Consolidated PB4Y Catalina, dans le Pacifique. Betty GRABLE, en plus d’être une agréable comédienne, aura un rôle psychologique tout aussi important dans la guerre. Elle sera LA pin-up dont les courbes pleines et harmonieuses, les "jambes à un million de dollars", feront fantasmer des divisions entières de GIs, ce qui les divertira, un peu, des horreurs de la guerre.

L’histoire se développe entre plusieurs repères historiques assez précis. D’abord, le Neutrality Act, qui interdisait toute livraison de matériel militaire américains aux belligérants, et qui fut amendé en novembre 1939 avec la clause "cash and carry". C’est pourquoi les avions qui ne devaient pas être livrés directement par les airs (comme le fait Tim Baker), étaient amenés à la frontière canadienne, à Pembina (North Dakota) où ils étaient pris en charge par les Canadiens qui leur faisaient traverser la frontière en roulant, comme montré dans le film. Puis, un journal londonien annonce l’imminence de l’invasion de la Belgique, ce qui situe la scène au début de mai 1940. Enfin, l’évacuation de Dunkerque se déroule entre le 26 mai et le 5 juin 1940. Cet événement fut reconstitué sur la plage de Point Mugu, mais aussi en studio ; cette scène fut la plus difficile et la plus chère (190,000 $­­­­­­­­­­­­­­) à tourner. Cinq semaines y furent consacrées, pour une durée d’un quart d’heure à l’écran.

La première du film eut lieu le 25 septembre 1941, au Grauman’s Chinese Theater d’Hollywood. La critique se révéla excellente et le film fut nominé pour un Academy Award pour ses effets spéciaux... A YANK IN THE RAF ne renversa certes pas l’opinion publique américaine en faveur d’une participation à la guerre, mais dès janvier 1941, les sondages avaient révélé que 68% d’entre eux étaient favorables à ce que les États-Unis aident les Anglais, même au risque d’une guerre. Un peu plus de onze mois plus tard, la participation des USA à la guerre en cours n’était plus une question, mais une urgence absolue !


Les avions du film :

Travaillant avec le ministère de l’Information, un équipe de la Fox fut autorisée à filmer le squadron 602 "City of Glasgow" (code LO) de la RAF, commandé par le Squadron Leader Sandy Johnston et stationné en Ecosse, après avoir participé à la bataille d’Angleterre. Des décollages en formation, des atterrissages et des vols de groupes furent ainsi filmés, au début de 1941. On peut distinguer les Spitfire Mk.Ia R6627/LO-E, X4839/LO-Q, LO-B, LO-C, LO-D, LO-R. Trpis Spitfire Mk.Ia vus sur des images d'archives portent le code "SH" (SH-D, E et J) du squadron 64 qui combatit effectivement au-dessus de Dunkerque.

N’ayant pas accès à un Spitfire Mk I et encore moins à un Bf 109E, les techniciens des studios construisirent deux maquettes grandeur réelle en contreplaqué. Le Spitfire du studio est intégré dans les séquences filmées où il apparaît partager les terrains et le ciel avec les vrais avions. On remarque que la verrière du Spitfire est du premier type, c’est à dire droite, sans la forme caractéristique en bulle qu’elle avait en 1940. De même pour le viseur, qui est un simple réticule. Il sera rapidement remplacé par un collimateur Barr and Stroude. Les Messerschmitt sont équipés du même viseur obsolète, mais ont une verrière plus ressemblante à celle du Bf 109E. Par contre la dérive est mal reproduite ; le camouflage et les marques de nationalité (croix gammée trop grande) sont non conformes.

Les deux autres avions apparaissant dans le film, le North American Harvard Mk II et le Lockheed Hudson donnèrent beaucoup plus de soucis aux studios. Ces avions étaient construits aux USA en très grande quantité pour faire face aux commandes britanniques. Ils durent être filmés lors de leur transfert vers les bases canadiennes.

On voit ainsi deux Harvard franchir la frontière canadienne, les RCAF 3781 et 3817. On en voit d'autres plus tard parqués sur la base de Trenton (Ontario), ou sortant de l'usine de North American d'Inglewood (dont les RCAF3027, 3016 et 3763).

Tous les Hudson furent filmés à l’usine Lockheed de Burbank. Ce sont des Mark V (dont le AM870), certains sans leurs tourelles Boulton Paul qui étaient montées normalement en Angleterre.

Ces avions ne furent pas utilisés pour bombarder l’Allemagne mais surtout comme patrouilleurs maritimes avec le Coastal Command, ou pour la reconnaissance photographique. Le deuxième jour de la guerre, un Hudson se permit même le luxe de descendre un Dornier Do.18 en mer du Nord. Dès novembre 1940, les Britanniques décidèrent d’acheminer les Hudson, non plus par convois maritimes, mais par la voie des airs avec décollage de Gander (Terre Neuve) et atterrissage en Irlande.

La plupart des scènes de combat furent reconstituées en studios, avec une demi-douzaine de maquettes en bois et en métal de Spitfire,de  Bf 109 et d'Hudson. Ces maquettes réapparaîtront plus tard dans "
Captains of the clouds", "Eagle squadron"
et "Desperate journey".


Christian Santoir



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Ci-dessous : une célèbre photo de Betty GRABLE qu'on retrouva copiée en Nose Art sur de nombreux avions, dont le B-17 Sentimental Journey
Betty GRABLE

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Creation date : 01/03/2007 : 12:12
Last update : 17/03/2012 : 09:31
Category : - Films
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