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MARCEL DASSAULT, L'HOMME AU PARDESSUS

   

Année : 2014
Pays : France
Durée : 1 h 50 min.
Genre : Biographie
Couleur

Réalisateur : Olivier GUIGNARD
Scénario : Jacques KIRSNER

Acteurs principaux :
Denis LAVANT (Marcel Dassault), Judith RÉMY (Madeleine Dassault), Erick DESHORS (Bénouville), Jérôme KIRCHER (Claude Vallières), Jean-Baptiste MALARTRE (Paul Darius), Helene KUHN (Muriel)

Photographie : Pascal LAGRIFFOUL
Producteur : Jacques KIRSNER
Compagnie productrice : ARTE France

Avions :
-Mirage IIIC (s/n 7)  "2-FD" 
-MD-450 Ouragan (s/n 231) code "2-SC"
-MD-454 Mystère IVA (s/n 278), "8-MB
-Dassault Mystère 20 SP,  (s/n 182.461) F-UKJA
-Yakovlev Yak-11 c/n Y-5434, D-FJII
-Morane-Saulnier MS.315  F-BCNL (en arrière plan)
-Caudron Luciole C.270  F-AZVO (idem)
-Dewoitine D.27  F-AZJD  (idem)
-Dassault Falcon 2000LX, N2000A

Notre avis :

Ce téléfilm, tourné en 22 jours, est une biographie du grand constructeur d'avions français, Marcel Dassault, diffusée sur la chaîne TV Arte, le 16 janvier 2014.

A la fin des années 1950, sur un terrain d’aviation, quelques hommes observent les ultimes essais d’un avion aux lignes racées, un avion signé Dassault. L’avion s’envole, quand soudain on signale une présence dans un buisson. Poursuivi par les gardes, l’importun parvient à s’enfuir avec sa caméra. A New-York, la CIA, après avoir visionné les films tournés par son agent, s'interroge. Comment, Marcel Dassault, ce constructeur français, réussit-il à produire des avions meilleurs que les Américains et à leur prendre des parts de marché, à l'export. Sur ordre de la présidence, quatre espions s'envolent pour Paris. Leur mission est de percer le "mystère" Dassault. Cet homme a en effet un profil singulier, car en plus d'être un expert en aéronautique, il est aussi patron de presse, marchand d'armes, député...A travers des flashbacks et quelques images d’époque en noir et blanc, qui ponctuent ce téléfilm, les agents de la CIA tentent d'y parvenir. Le film souligne la proximité de Bloch avec le Front populaire, son soutien aux Républicains espagnols contre Franco, son refus de livrer ses plans aux Allemands, son internement à Buchenwald, son appui financier au parti communiste (à Buchenwald, Bloch fut protégé par les détenus communistes, ce qui lui permit de survivre). Le film se termine sur Marcel Dassault qui envisage maintenant de s'attaquer au marché de l'aviation d'affaire, un secteur qui, aujourd'hui, assure la réussite de ce constructeur, alors que le chasseur Rafale (qui vola pour la première fois, il y a 25 ans) se vend très difficilement et que personne ne connait son successeur...


Le scenario du film est une fiction, car on ne peut imaginer que l'industrie aéronautique américaine de l'époque (Boeing produisait alors le B-52; Lockheed, les C-130 et F-104 Starfighter; North American, le F-100 Super Sabre; General Dynamics, les F-102 et F-106, Mc Donnell, le F-4 Phantom...) se sente menacée par la montée en puissance de ce constructeur français et ses débuts sur le marché mondial, ce qui était une première pour la France d'après guerre. La seule inquiétude réelle des USA fut quand le Mirage III fut vendu à six pays d'Amérique du Sud, la chasse gardée traditionnelle des USA. Le Mirage III fut également fabriqué sous licence en Australie (comme indiqué dans le film). Il y sera en service entre 1964 et 1988, aux côtés des McDonnell Douglas A-4 Skyhawk et F-4 Phantom II.

Le téléfilm présente de nombreux avions, comme il se doit. On ne voit qu'un échantillon des productions Dassault, et des avions très connus, comme le Mirage IV ou l'Etendard, n'apparaissent pas ici. Les extérieurs furent tournés en novembre 2012, sur la base aérienne de Châteaudun où est installé CANOPEE (Conservatoire d'Aéronefs Non Opérationnels Préservés Et Exposés). Cette base fut fermée le 2 juillet 2014.

Les avions du film :

Les avions vus dans le film proviennent de différentes sources. Il y a d'abord ceux de CANOPEE, qui préserve 27 avions Dassault, puis ceux de l'AJBS, basée à la Ferté-Alais, plus des avions aperçus sur des documents filmés. Ils apparaissent en ordre dispersés dans le film.

Le film commence avec les essais du Mirage IIIC (code "2-FD") de la collection de CANOPEE. Le Mirage IIIC vola pour la première fois le 9 octobre 1960. Le "2-FD" (s/n 7) fut en service à l'EC 2/2 "Côte d'Or" entre 1968 et 1975.

Plus tard, on voit un MD-450 Ouragan (s/n 231) code "2-SC" livré en 1953 à l'Armée de l'Air et affecté à l'EC 3/2 "Alsace", basé à Dijon. Entre 1956 et 1957, il est à Meknès à la base école 708, puis rejoint, en 1962, l'entrepôt de Châteaudun. Livré à la BA-726 de Nîmes (2-SC) pour exposition statique, il retourne, à la fermeture de la base, à Châteaudun où il est exposé entre 1962 et 2004, toujours codé "2-SC". Il est pris en charge par CANOPEE en octobre 2004. L'Ouragan fut le premier avion de Dassault à être exporté (Inde, Israël).

Autre avion du Conservatoire, le MD-454 Mystère IVA (s/n 278), codé "8-MB", construit en 1956. Il fut d'abord affecté à l'EC 3/2 "Alsace", avec le code "2-GU", sur la base de Dijon, en octobre 1956 et passa rapidement à l'EC 1/2 "Cigognes", avec le code "2-ET". Accidenté en août 1958, il fut réparé et modifié pour faire partie de la patrouille de France, en avril 1959. Révisé en janvier 1962 au GAMD de Bordeaux-Mérignac, il fut assigné ensuite à diverses unités :  GC 3/7 "Languedoc" à Nancy, en mai 1962, EC 2/7 "Nice" à Cazaux, en avril 1963, GC 1/7 "Provence" et 3/7 "Languedoc", à Nancy, en juillet 1963, EC 1/8 "Saintonge" (code 8-MA) et EC 2/8 "Nice" (code 6-NW), à Cazaux, en mars et août 1964. Après une phase d'entretien, il fut réaffecté à l'EC 1/8 "Saintonge" de Cazaux, avec le code "8-MB", en juillet 1968. En février 1975, il fut muté à la 8éme Escadre de Chasse de Cazaux, avant d'être stocké en septembre 1982, à l'EAA (Entrepôt de l'Armée de l'Air) 601 de Châteaudun. Retiré du service le 16 août 1983, il resta exposé à l'entrée de la base de Châteaudun, avec le code "8-MB" du "Saintonge". Il est récupéré par CANOPEE, en octobre 2004.

Dernier avion de CANOPEE, vu à la fin du film, un Dassault Mystère 20 SP, construit en 1970 (c/n 182.461). Il effectua ses premiers vols avec le code d'usine F-WNGN, avant d'être vendu en mai 1970, à la société suisse Optiplast AG. (HB-VCB). Il retourna chez Dassault Aviation en juillet 1976, avec le matricule F-W/BTDJ, puis il fut revendu en octobre de la même année, à Melpi SA., en Italie (I-ROBM). Il revint en France, chez Europe Falcon Service, en décembre 1981 (F-BVFV) et fut racheté par l'Armée de l'Air, au bénéfice du CIFAS (Centre d'Instruction des Forces Aériennes Stratégiques) en février 1982. Il sera utilisé par le CITac (Centre d'Instruction Tactique) 339 "Aquitaine", entre juillet 1998 et août 2004, avec un équipement spécifique au Mirage IVP, et immatriculé 339-JA puis F-UKJA, avec le nom de "Lyncée l'Argonaute". Réformé en 2004, il fut pris en compte par CANOPEE, en mai 2005.

Les autres vrais avions ayant participé au tournage sont les avions de La Ferté-Alais. Un Yakovlev Yak-11 biplace remplace le prototype du Bloch MB.150, auquel il ressemble très vaguement. On a peint la verrière de la place arrière, pour le faire ressembler à un monoplace.  On peut lire son matricule sous le plan fixe : "D-FJII". Cet avion faisait partie d'un lot d'une quarantaine de Yak-11, récupéré en Egypte, en 1983, par Salis Aviation. Construit en  1952 (c/n Y-5434), il fut restauré par Philippe Joyet, un ami de la famille Salis, à Lausanne, où il fit son premier vol en 1994. Il fut basé à Lons le Saulnier, jusqu'en 2005 (F-AZIO), date de sa vente à l'étranger. De 2005 à 2011, il sera basé en Allemagne (D-FJII). Il rejoint en juin 2011, la collection Salis, à la Ferté-Alais.

Devant un hangar, derrière une rangée de personnalités avec lesquelles Marcel Bloch a une explication orageuse, on entraperçoit trois avions d'avant guerre, de gauche à droite : le Morane-Saulnier MS.315 de l'AJBS (F-BCNL), le Caudron Luciole C.270 (F-AZVO) de l'AJBS, et le Dewoitine D.27 (F-AZJD) de Jean Salis.

Tous les autres avions sont vus sur des documents filmés, comme les Bloch MB.151 sortis d'usine, vus après la séquence précédente.

Quand les espions évoquent les débuts de Marcel Bloch comme constructeur d'hélice, on voit Marcel Bloch devant un SPAD XIII, muni d'une hélice "Eclair" de sa fabrication. Ce dernier document en noir et blanc est récent. Le SPAD XIII est un SPAD original (F-AZFP, c/n 4377) construit en 1918, acquis, à l'état d'épave, par Jean Salis dans les années 70, et entièrement restauré entre 1988 et 1991, par l'association Memorial Flight de La Ferté-Alais, à laquelle il appartient désormais.

Pour cette période de la première guerre mondiale, on montre une fabrique de Sopwith 1½ Strutter, un Morane-Saulnier L Parasol, équipé d'une mitrailleuse Lewis, un Nieuport 11 et un Nieuport 17 en vol.

En 1939, on voit une chaîne de montage du Bloch MB 152 (la cellule n°527 permet de penser qu'il s'agit de l'usine Bloch de Châteauroux-Déols), une séquence déjà apparue dans le film "Ceux du ciel" en 1941.

Lors de l'évocation de la guerre d'Espagne, apparaissent les éternels Junkers Ju-87 Stukas, mais aussi des Douglas A-20C Havoc, plutôt anachroniques ! Quant à la participation de Marcel Bloch à la guerre d'Espagne, il convient de dire qu'elle fut assez limitée et qu'il ne fut pas le seul constructeur français à fournir les Républicains espagnols (Breguet, Caudron, Dewoitine, Farman, Gourdou-Leseurre, Morane-Saulnier, Potez... le firent aussi, malgré l'embargo sur les armes). Bloch livra en réalité, un MB.200 et quatre MB.210 (construits par Hanriot).

Sur une photo, on voit un Bloch MB.120, un avion colonial immatriculé F-ANVP. Ce Bloch 120 (c/n 9) construit en 1935, appartenait à l'état français. Il fut d'abord mis en ligne par le Service de la Navigation Aérienne de Madagascar et baptisé "Ville de Tananarive", avant de rejoindre la Régie Air Afrique.

Les prisonniers sont rapatriés dans des Douglas C-47 Skytrain (du 9th Troop Carrier Command) et des Junkers Ju 52/3m, aperçus sur un film en noir et blanc.

Un autre film en noir et blanc montre plusieurs modèles du MD.452 Mystère : Mystère II-02, Mystère II-06 (premier vol le 06/12/1952, crash sur une plage en mai 1953), un groupe de Mystère IIC de la 10ème Escadre de Chasse, où le Mystère II fut en service du 13 juillet 1955 au 21 novembre 1957, date de l'interdiction de vol de l'avion... On reconnait ainsi des avions de l'EC 2/10 "Seine", Cercle de Chasse de Paris (insigne du Coq chantant, dont les codes "10-RC" et "10-RM". Ces avions volent de conserve avec un avion de l'EC 1/10 "Parisis" (insigne du Pégase cabré), code "10-LO".

Sur des bouts de films en couleur, apparaissent plusieurs versions du Mirage III : Dassault Mirage IIIA-01, Mirage III B (filmé sur la base d'Istres-Le Tubé, où on aperçoit brièvement la queue d'un Morane-Saulnier MS.1500 Epervier qui avait fait son premier vol, un an auparavant), Mirage IIIC...

A la fin du film, Marcel Dassault et son épouse voyage à bord d'un Dassault Falcon 2000LX,  un appareil qui fit son premier vol le 25 octobre 2001, dans lequel ils n'auraient donc pu voyager, Dassault étant mort en 1986. Son immatriculation américaine "N2000A", est temporaire et attribuée à Dassault Falcon Jet, la filiale américaine de Dassault Aviation. Mais quand le couple descend de l'avion, celui-ci s'est transformé en Dassault Mystère 20 SP (voir plus haut)...

Christian Santoir

*Film à acheter sur amazon.fr



 

MARCELDASSAULT.jpg



 

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Creation date : 05/03/2016 : 08:43
Last update : 05/03/2016 : 08:43
Category : - Films
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