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L'EXCEPTION A LA REGLE
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Année : 2016
Pays : Etats-Unis
Genre : drame
Durée : 2 h 07 min.
Couleur

Réalisateur : Warren BEATTY     
Scénario : Warren BEATTY, Bo GOLDMAN     

Acteurs principaux :
Warren BEATTY (Howard Hughes), Alden EHRENREICH (Frank Forbes), Lily COLLINS (Marla Mabrey), Annette BENING (Lucy Mabrey), Matthew BRODERICK (Levar Mathis), Alec BALDWIN (Robert Maheu), Haley BENNETT (Mamie Murphy).

Photographie : Caleb DESCHANEL     
Producteurs : Warren BEATTY, Molly CONNERS, Brett RATNER et Christopher WOODROW
Compagnies productrices : New Regency Pictures, RatPac Entertainment et Worldview Entertainment

Avions :
-Douglas C-47A, N103NA, au sol
-Lockheed P-38 Lightning, extr. de film


Notre avis :

Le scenario du film est inspiré par le personnage excentrique du milliardaire Howard Hughes, un passionné d'aviation et de cinéma, et plus précisément, par le fait que Hughes avait une véritable "écurie" de starlettes. Les règles qu'il imposait à ces jeunes filles mineures étaient drastiques. Elles avaient à leur disposition une villa élégante, à Beverley Hills ou Bel Air, avec une domestique. A sept heures du matin, elles devaient se lever, prendre leur douche et se maquiller; petit déjeuner à sept heures trente. A huit heures, un chauffeur les conduisait à un cours de danse, de chant ou d'art dramatique. L'après-midi, repos devant la télévision. Le soir, elles devaient aller au restaurant, choisi par Hughes; elles dînaient en compagnie d'un chauffeur. Elles n'avaient pas le droit de donner des rendez-vous. Les emplettes étaient autorisées une fois par semaine. Aucune d'elles ne devint actrice et n'obtint de contrat auprès d'une compagnie de production...

En 1958, à Los Angeles, Frank Forbes est un chauffeur travaillant pour le magnat Howard Hughes. Il va chercher à l'aéroport Marla Mabrey, une jeune beauté de confession baptiste qui est sous contrat avec les studios de la RKO. Elle a à sa disposition une belle maison qu'elle partage avec sa mère Lucy. Frank devient le chauffeur attitré de Marla, la conduisant à ses cours de chant et de danse. Un collaborateur de Hughes, Levar Mathis, lui rappelle constamment que les starlettes ne peuvent avoir de petits amis et que les chauffeurs doivent éviter toute liaison avec elles. Frank est un homme pieux, mais il a dejà eu des relations sexuelles avec sa fiancée, Sarah. Quand Lucy décide qu'elles feraient mieux de retourner en Virginie, Marla préfère attendre son audition. Une fois Lucy partie, Marla et Frank deviennent plus proches. Marla lui révèle ses difficultés à se conformer aux règles d'Hollywood, exigeant d'elle qu'elle soit une bonne chanteuse, danseuse, ou encore, avoir de gros seins…Frank lui assure que ce règles ne s'appliquent pas à elle. Après une courte entrevue avec Hughes, Marla obtient que sa secrétaire organise son audition. Celle-ci n'a, en fait, guère de sens. Marla compose une chanson qu'elle a écrite pour Frank. Ils finissent par s'embrasser, mais cela ne va pas plus loin, Marla pensant à Sarah que Frank promet de quitter. Marla a une autre entrevue avec Hughes, la nuit. Elle lui chante sa chanson qui l'émeut tellement qu'il lui propose de l'épouser et lui offre une bague, puis, ils font l'amour. Le lendemain Marla révèle à Frank qu'elle est fiancée, sans préciser avec qui. Mais Hughes épouse l'actrice Jean Peters ce qui rend furieuse Marla qui l'a cru. Quand elle l'informe qu'elle est enceinte de lui, Hughes la traite de menteuse et prétend qu'elle veut lui soutirer de l'argent. Marla se dispute avec Frank, qu'Howard apprécie particulièrement, et elle retourne en Virginie. En 1964, lors du procès concernant un livre écrit par Miskin, le compagnon  de Mamie, l'amie de Marla, qui prétend que lors d'une interview, Hughes lui est apparu comme totalement dément, Marla réapparait avec son fils Matt; elle le présente à Hughes et lui apprend que Mamie est prête à jurer devant la cour que Miskin ne l'a jamais rencontré. Peu après, Frank quitte son travail et va rejoindre Marla et son fils. Ils partent ensemble pour Los Angeles où ils vont vire ensemble.

Les starlettes de Hughes n'avaient pas le droit de vivre avec leurs parents. Leurs familles pouvaient les rencontrer que de temps en temps et sur rendez vous, seulement.

Il est vrai que le personnage de Lily Collins fait exception aux "règles" d'Howard Hughes, et plus précisément, à celle concernant les mensurations de ses actrices, notamment au niveau de la poitrine. Celle de Lily Collins n'a rien à voir avec celle de Jane Russell qui hypnotisait littéralement Hughes…

Hughes exerçait sur ses starlettes une vraie domination, mais il ne couchait pas avec elles, et elles ne le rencontraient pratiquement jamais. Il s'assurait que les chauffeurs n'aient pas de relations avec elles. L'une d'elles épousa un chauffeur et celui-ci fut licencié sur le champ.

Ce film ne traite guère de Hughes l'aviateur ou de façon marginale. Quand, vers la fin du film, il pilote un avion avec un officier de la RAF en place droite et qu'il fait le rigolo aux commandes (en coupant les moteurs, en chantonnant, etc.…), on ne reconnait pas Hughes dans cette scène, même s'il était connu pour ne pas respecter les procédures de vol habituelles.

Le tournage (février-juin 2014) eut lieu, en partie, sur l'aéroport international d'Ontario (CA) et sur le petit terrain de Flabob, à Riverside (CA), qui passe pour celui de Managua, au Nicaragua…

 

Les avions du film :

Le premier avion aperçu au début du film, sur l'aéroport d'Ontario, et le seul qui fut employé par la production, est un Douglas C-47A (N103NA, c/n n 09531, s/n 42-23669). Cet avion appelé "Flabob Express", est basé à Flabob et appartient à Flabob Aviation Associates de Riverside (CA), depuis 2007.

Il fut construit  à Long Beach en 1943 et livré à l'USAAF, le 12 mai 1943. Il fut transmis une semaine plus tard à la RAF en tant que Dakota III (serial FD879) et incorporé au 24 squadron basé à Hendon. Le 1er juillet 1943, il fut transféré en Inde et servit d'avion personnel au général Claude Auchinleck avec le nom d'Orion. Après la guerre et suite à la partition de l'Inde, l'avion fut affecté à la Pakistan Air Force récemment créée et basé à Maripur. Au début des années 50, il fut vendu sur le marché civil et acquis, avec d'autres C-47, par Lee Mansfield.

Expédie aux USA en avril 1952, il reçut le matricule N2701A, puis N42F, et fut transformé en transport de passagers. En 1955, il fut exporté au Canada où il connut plusieurs propriétaires avec le matricule "CF-IKD" : T. Flahieff (nov.1955), Ontario Paper Co, (30Sep. 1958), Dominion Tar & Chemical Co Ltd, de Montréal, (15 avr. 1965), Laurentide Aviation Ltd, de Montréal (10 août 1967), Eden Air of Canada Ltd, de Pointe Claire, (19 févr. 1971), Ilford Riverton A/W Ltd, de Winnipeg, avec le matricule "C-FIKD" (21 déc. 1971 - mai 1980), Northland Air Manitoba  (1986),  Air Manitoba (15 juil. 1991). Retiré du service en mai 1992, il fut stocké à Winnipeg.

En mai 1993, il revint aux USA, acquis par Nostalgic Airways Ltd, de Kidron (OH) avec le matricule "N103NA", puis par Thomas L Brown, d'Huntington Beach (CA) en janvier 1995, Newport Signal Air Inc. de Chino (CA), avec le nom "Classic Express Airways" en mai 2002, et pour finir, avec Flabob Aviation Associates, de Riverside (CA), en février 2007.

Faut-il préciser que les vues de l'intérieur de l'avion n'ont rien à voir avec le fuselage étroit d'un C-47…

Vers la fin du film, en "Angleterre, à Gatwick", Howard Hughes pilote, de façon inquiétante, un autre Douglas DC-3/C-47, noir et blanc, sans aucune marque apparente (avec la porte ouverte), qui n'est qu'une image de synthèse.

Le Lockheed L-1049H Constellation de la TWA que l'ont voit (très mal) décoller de nuit vers Managua est une autre image de synthèse. Son angle de montée apparait vraiment trop important et digne d'un Airbus ou d'un Boeing ! Un Constellation décolle "à plat", ou presque, le pilote rendant du manche pour accélérer, peu après le décollage, le rapport poids/ puissance d'un avion à hélice étant plus faible que celui d'un jet. C'est une preuve que la scène est bien une image de synthèse, créée par un artiste digital (sans brevet de pilote)…Rappelons que Hughes quitta Las Vegas le 25 novembre 1970, dans un jet privé et non dans un quadrimoteur; c'était, certes, un Lockheed, mais un JetStar. Sa destination n'était pas Managua, mais Nassau. Ce n'est que le 16 février 1972, qu'il alla à Managua.

L'hydravion géant H-4 Hercules, construit par Howard Hughes, le "Spruce goose" apparaît également en image, au bout d'un quai, la nuit. Son premier et dernier vol, vu également sur une télévision, datait du 2 novembre 1947, donc bien avant les événements du film.

Autre  anachronisme, signalé dans le film, le vol du XF-11 de Hughes qui fit son premier vol le 7 juillet 1946, un premier vol qui fut également le dernier, ce prototype s'écrasant sur des maisons, à Los Angeles. Le XF-11 est remplacé ici par un Lockheed P-38 Lightning, vu uniquement de face et issu directement de la mini série "The amazing Howard Hughes" (1977).

Sur l'aéroport de Managua/Flabob, on aperçoit en arrière plan, plusieurs avions privés parqués sur le tarmac. Ces avions, aux matricules invisibles, sont néanmoins facilement identifiables, leurs photos, prises à la même époque que le tournage, étant disponibles sur internet. En premier plan, on voit ainsi un Champion 7EC (N4369C, c/n 7EC-393) appartenant à un particulier de Riverside (CA). Plus loin, on voit deux autres avions appartenant également à des pilotes de Riverside et qui étaient en vente au moment où ils furent filmés (entre février et juin 2014) : un Cessna 310, orange et blanc  (N984SC, c/n 35346) et un Ercoupe 415-C, jaune et noir (N99685 c/n 2308)  avec "Vintage Light Sport Aircraft" écrit sur le fuselage. Mais un Cessna 140, tout blanc, n'est pas identifiable.

Christian Santoir

*Film disponible sur amazon.fr

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Creation date : 2020.02.20 : 14:36
Category : - Films
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