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LA RONDE DE L’AUBE
Vo. The tarnished angels




Année : 1957
Pays : États-Unis
Durée : 1h 30 min.
Genre : Drame
Noir et blanc

Réalisateur : Douglas SIRK
Scénario : George ZUCKERMAN
Histoire originale : le roman "Pylône" (1935) de William FAULKNER

Acteurs principaux :
Rock HUDSON (Burke Devlin),
Robert STACK (Roger Shumann), Dorothy MALONE (Laverne Shumann), Jack CARSON (Jiggs), Robert MIDDLETON (Matt Ord), Alan REED (Le colonel Fineman), Alexander LOCKWOOD (Sam Hagood), Chris OLSEN (Jack Shumann), Robert J WILKE (Hank), Troy DONAHUE (Frank Burnham), William SCHALLERT (Ted Baker), Eugene BORDEN (Claude Mollet).

Photographie : Irving GLASSBERG
Musique : Frank SKINNER
Production : Albert ZUGSMITH
Compagnie productrice :Universal

Avions :
-De Havilland DH. 60-GM Gipsy Moth,  c/n 117, NC916M
-Culver Dart GK c/n GK-48, NC20944
-Culver Dart G c/n G-11, NC20993
-Davis D1K c/n 510, NC151Y
-Waco GXE, c/n 1149, NC4008
-Fairchild 22 C-7D,  c/n 2316, NC14339
-Fleet 2  c/n 333, NC748V
-Fleet 2  c/n 203, NC633M
-Phillips CT2 Skylark  c/n 101, NC19989
-Vultee V1-AD Spécial c/n 25, N16099
-Cessna C-37 Air Master, c/n 363, NC18037 (au sol)
-Stinson SM-8A Detroiter c/n 4098, NC930W (idem)
-Fairchild PT-19A, c/n T411193, N48673 (idem)


Notre avis :

En 1933, William Faulkner achète un Waco cabin avec les droits cinématographiques de "Sanctuary". En février 1934, il vient avec son avion à la Nouvelle Orléans pour l’inauguration de l’aéroport Shushan. A l’automne, il écrit "Pylône" qui paraît en mars 1935. Le 10 novembre de la même année, son frère cadet Dean se tue avec le Waco qu’il lui avait donné, alors qu’il l’encourageait à devenir pilote professionnel. Sirk avec Zuckermann s’inspirèrent librement du roman de Faulkner ne gardant que la substance propre au mélodrame, ce qui n’empêcha pas Faulkner d’estimer plus tard, que ce film était la meilleure adaptation de ses oeuvres. "La ronde de l’aube" n’est pas le premier film sur les courses d’avion. En 1938, Clark Gable dans
"Test pilot" jouait le rôle d’un pilote participant aux National Air Races de Cleveland ; en 1939, "Tail spin" mettait à l’honneur les femmes pilotes de compétition. Ce film explore les personnalités d’un genre de pilotes déjà disparus à la fin des années trente : les pilotes de cirque qui se produisaient de kermesse en kermesse et risquaient leur vie sur des zincs rafistolés, dans des courses dérisoires ou des acrobaties insensées. Tout çà, pour gagner leur vie, mais aussi pour continuer à voler…

En février 1932, à la Nouvelle Orléans, pendant le Mardi Gras, le journaliste Burke Devlin a décidé de couvrir la course aérienne qui doit avoir lieu à Delta Field, le terrain d’aviation local. Il s’intéresse plus particulièrement au pilote Roger Shumann, un as (14 victoires) de l’escadrille Lafayette pendant la guerre. Shumann est accompagné de son jeune fils, Jack, de son mécano Jiggs et de sa femme, Laverne. Devlin leur propose de les loger chez lui ce qu’ils acceptent, et ce qui lui permettra de collecter des informations pour son papier. Laverne lui raconte qu’elle était aimée de Jiggs et de Roger qui la jouèrent au dès, et les mauvaises langues disent que l’enfant n’est pas de Shumann. Laverne est parachutiste et réalise un numéro très périlleux qui consiste à sauter en se tenant seulement à un trapèze, vêtue d’une jupe qui lui remonte jusque sur le visage ! Devlin entre en conflit avec son patron sur l’intérêt de son sujet de reportage, et il finit par être congédié. Lors des essais de la course, Shumann accroche l’avion de Miller qui se tue dans l’accident. Mais l’avion de Roger est détruit et la seule solution est d’emprunter un avion au riche Matt Ord. Or Roger a trop d’amour propre pour négocier ce prêt et il envoie Laverne, en lui demandant d’user de sa séduction... Devlin qui est tombé amoureux de Laverne, désapprouve ce plan, et c’est Devlin, qui connaît bien Ord, qui va le convaincre de prêter l’avion, sans rien dire à Shumann. L’avion de Matt Ord n’est guère en bon état et il faut travailler toute la nuit pour le réparer. Juste avant la dernière épreuve, Shumann confie à Laverne qu’il l’aime et qu’il est prêt, pour elle, à abandonner les compétitions. Pendant la course, alors qu’il a pris la tête, son moteur prend feu. Ne pouvant atterrir sur la piste envahie par la foule, il se dirige vers un lac, où il sombre. Son fils Jack a tout vu, alors qu’il est dans un manège qui ne cesse de tourner ! Matt Ord propose à Laverne de le suivre et de s’occuper de l’éducation de Jack, mais elle refuse. Devlin qui a réintégré son journal après avoir réussi à intéresser son patron à l’histoire tragique de ces baladins du ciel, accompagne Laverne et Jack à l’aéroport; d’où ils partent pour l’Iowa. Peut être se reverront-ils...


Ce film a comme les tragédies classiques une unité de temps (le Carnaval), de lieu (la Nouvelle Orléans) et d’action (la course autour des pylônes). Comme dans tout vrai film d’aviation, on y trouve un triangle amoureux, voire un quatuor, avec l’intervention du journaliste qui tombe, lui aussi, sous le charme de la sensuelle Laverne. Mais l’histoire de ces solitaires vivant en dehors de la société est particulièrement oppressante. Aucun des personnages du film n’est capable d’atteindre son but. Shumann est toujours à la recherche d’une victoire qui lui échappe ; Laverne n’arrive pas à être autre chose qu’un objet sexuel, acheté ou vendu ; Jiggs est ignoré par Laverne et enrage du traitement que Shumann lui inflige; Devlin est mis à la porte, parce que son directeur se moque de son histoire, jugée inintéressante. Sirk, le roi du mélo, considérait que c’était un de ses meilleurs films. Cette histoire somme toute banale, avec des personnages stéréotypés, des sentiments poussés à l’extrême, reçut une critique médiocre aux États-Unis, mais beaucoup plus élogieuse en France. Question de culture sans doute...Le Yankee aime l'action, le Froggy, l'émotion, les psychodrames. Les aérocinéphiles pourront néanmoins apprécier les dix minutes de scènes aériennes, pendant lesquelles on peut apercevoir un maximum d’avions.

Un petit terrain d'aviation, Delta Field, fut entièrement créé à Fiesta Island, au bord de Mission Bay, au nord-ouest de San Diego (CA). On y installa une fête foraine avec tous ses stands et attractions. Le conseiller technique du film, Hank Coffin, réalisa lui-même une partie des scènes aériennes.

 

Les avions du film :

Le tournage utilisa treize avions, volant ou non, correspondant plus ou moins à l’époque du film (1932). D’ailleurs, les costumes, la musique, rappellent plus les années cinquante que les années trente. L’avion de Shumann est un De Havilland DH. 60-GM Moth (NC916M, c/n 117) construit aux USA sous licence, par Moth Aircraft Corp, de Lowell (MA), en 1929. Au moment du tournage, il appartenait à Hank Coffin. Il apparaîtra dans un épisode de la série télé "Bearcats", en 1971.Cet avion vole toujours en Californie, aux mains d'un autre propriétaire. Dans le film, il porte l’insigne de la tête de Sioux, de l’escadrille Lafayette et le numéro "17". Faut-il préciser que cet avion en bois et en toile n'aurait pas survécu, après avoir découpé l'aile du Culver dans un virage ! Son aile se serait brisée et c'était la chute libre.

Après s'en être sorti par miracle, Shumann vole sur un Culver Dart GK (c/n GK-48, NC20944), numéro "1", qui est un avion plus moderne, sorti en 1938. Il est aussi beaucoup plus rapide que le Moth : 217 km/h de vitesse maxi, contre 164 km/h; il n'y a pas photo…Le Culver de Shumann a été rayé des registres et on ne sait ce qu'il est devenu. Par contre, le Culver Dart G (c/n G-11, NC20993), numéro "2", tout noir, dont il scie l'aile, est toujours en état de vol, appartenant à un pilote de l'Oregon.


Les autres concurrents de Shumann, en l'air, sont :

-un monoplan Davis D1K (NC151Y, c/n 510), équipé d'un train à lame de Cessna, et un moteur Kinner surdimensionné. Il porte le numéro "9" et le nom de "Tuck-A-Tuck". Cet avion, construit en 1930, avait été acheté par Kinner Engine Co. et utilisé comme banc d'essais volant pour leur moteur K-5. Il avait subi aussi certaines modifications, comme une aile plus basse. Il a été restauré, depuis, dans son aspect original et il est préservé en état de vol, au Western Antique Aeroplane & Auto Museum, situé sur le terrain de Jernstedt, à Hood River (OR). Cet avion était aussi plus rapide que le DH.60 (vitesse maxi : 204 km/h).

-un Waco GXE (NC4008, c/n 1149), bleu et argent,  portant le numéro "66" et le nom "Hank's crank", appartenant aussi à Hank Coffin. Construit en 1928, il fut acquis en 1975, par un Californien, qui le conserva jusqu'en 2013, date de sa radiation des registres.

-un Fairchild 22 C-7D (NC14339, c/n 2316) avec le nom de "Charles" et le numéro "7-11". Construit en 1934, il est toujours enregistré au nom d'un particulier de Floride.

-un Fleet 2 (NC748V, c/n 333) construit en 1930, portant le numéro "22", appartenant alors à un certain John Nagle de Compton (CA). En 2014, il était toujours enregistré, au nom d'un habitant de Rapid City (ND).

-un Fleet appartenant à Joe Pfiefer, de Compton (CA), apparaissant discrètement dans les scènes aériennes et le plus souvent au sol. Il porte le nom de "Jolly Joe". C'était un Fleet 7 modernisé, notamment avec un moteur Lycoming (quatre cylindres à plat), un empennage modifié avec, notamment, une dérive plus étroite et plus haute. Son aspect moderne l'obligeait à se montrer discret. Il porte, avec la mention "Experimental", le faux matricule "NC633" qui était en fait NC633M. C'était un Fleet 2 (c/n 203) vendu en 1929, à la compagnie sud-américaine NYRBA qui fut intégrée dans la Pan American Airways en septembre 1930. Il fut vendu en mars 1931 à la compagnie américaine Trimotor Safety Airways, en Argentine (R-146), qui le cédera à la compagnie AC Castelar. Puis, on perd sa trace et on ne sait comment il retourna aux USA. En 1992, le matricule N663M n'était plus attribué.

-un Phillips CT2 Skylark (NC19989, c/n 101) portant le numéro "89" et appartenant à Joe Pfiefer. C'est de cet avion que saute Laverne. Tout ce qu'on sait de cet avion, construit en 1940,  c'est qu'il est toujours enregistré au nom d'un particulier d'Alameda (CA), mais il n'apparait nulle part…

A la fin du film, Laverne et Jack embarquent dans un Vultee V1-AD Spécial (c/n 25) avec une vraie fausse immatriculation (NC158, en fait HP-158), de la compagnie non moins fictive, Sierra Aviation.

Construit en décembre 1936, il fut acquis par le magnat de la presse William Randolph Hearst au nom de son journal, le San Francisco Examiner (NC16099). Aménagé en transport VIP. En juin 1940, il le vendit au capitaine panaméen Marcos "Tito" Gelabert, qui le fit exploiter par sa compagnie Compania de Transportes Aèreos Gelabert (RX-19) .L'avion fut accidenté le 10 décembre 1941, à l'atterrissage à Panama. En 1942, il fut récupéré par l'US Army qui le répara à Allbrook Field. Le War Department américain avait besoin d'un avion rapide pour son ambassade en Colombie. En novembre1943, il fut cédé à la TACA (Transportes Aèreos Centro-Americanos) et immatriculé au Nicaragua (AN-ABI); il fut de nouveau accidenté à Mexico. Estimant qu'il ne valait pas la peine d'être réparé, la TACA le vendit, en novembre 1949, à Kane Products Co. de la Nouvelle Angleterre, qui le fit réparer et le ramena à New Haven. Deux ans plus tard, il fut vendu à Welker Airways de Detroit. Welker revendit l'avion au Panama (RX-158, puis après 1952, HP-158), où il resta jusqu' à la fin des années 50. Au moment du tournage, il était utilisé pour le transport de singes et d'animaux exotiques, à partir de San Jose (Costa Rica), pour le département "recherches" de la faculté de Médecine de l'université de Californie…Revendu aux USA (NC16099), il eut plusieurs propriétaires avant de finir, au début des années 60, dans un triste état, dans le dépôt de Johnston Automotive de Pueblo (CO). Harold W Johnston mit cinq ans à le restaurer afin de le refaire voler, en mai 1971, avec le nom de "Spirit of Pueblo". Pendant plusieurs années, l'avion fréquenta des meetings et des manifestations d'avions ancien. En 1977, l'avion fut remis au Shannon Air Museum de Fredericksburg (VA), où il était exposé avec le nom "Lady Peace II". Puis, il passa au Virginia Aviation Museum de Richmond (VA), en 1987.

Le Vultee fait de la figuration sur le parking de Delta Field, au début du film, tout comme trois autres avions qui eux n'ont pas été filmés en vol. Ces trois avions ont été peints tout en blanc pour le film.

On voit ainsi, un Cessna C-37 Air Master (NC18037, c/n 363), construit en 1937 et portant le numéro "101". Il a été radié en 2009, alors qu'il volait encore dans les années 70.

Il y a également un Stinson SM-8A Detroiter (NC930W, c/n 4098), construit en 1930, et donc "collant" avec l'histoire. Cet avion et parvenu jusqu'à nos jours. En 1930, il appartenait à Portland Airways et était basé au Swan Island Airport de Portland (OR). En 1933, il fut vendu à John Hackbarth de Santa Paula (CA) qu'il l'utilisa pour faire de la photographie aérienne pour l'U.S. Coast and Geodetic Survey, pendant trente sept ans ! En 1975, il fut acquis par un Jerry Thuotte, le fondateur de l'Aero Museum de Port Townsend (WA), qui, pendant huit ans, le restaura dans l'état dans lequel il était en 1930, aux couleurs de "Portland Airways". Depuis 1983, il vole régulièrement.

Le troisième appareil n'est visible rapidement, qu'au sol, lors de la course fatale de Schumann. C'est un Fairchild PT-19, civil; son immatriculation "N 48672", apparaissant sous l'aile gauche, est fausse et le dernier chiffre, le "2" a visiblement été maquillé. Il s'agirait en fait du "N48673" (c/n T411193), un Fairchild M-64A (PT-19 pour l'Armée), un avion construit en 1941. Aujourd'hui, rayé des registres, il appartenait à un particulier de Santa Barbara (CA).

Enfin, last but not least, le tournage employa des hélicoptères et un Convair 105 L-13A, transformé en avion-caméra.




Christian Santoir

 



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Creation date : 22/06/2007 : 16:16
Last update : 23/11/2011 : 08:52
Category : Movies files - Films
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