Recherche
Recherche
Fiches de film

Articles cinéphiles

Liens

AVIATION

Cocardes
Cocardes Photos

CINEMA & ARCHIVES

BiFi
IMDB
INA
Web Archives

Webmaster - Infos
Préférences

Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe
Captcha reload
Recopier le code :


  Nombre de membres 143 membres
Connectés :
( personne )
Snif !!!
Copyright
Tous droits réservés
© www.aeromovies.fr
2001-2017
rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://www.aeromovies.fr/data/fr-articles.xml

ULTIME DECISION
Vo. Executive decision




Année : 1996
Pays : Etats-Unis
Genre : action
Durée :2 h 14 min.
Couleur

Réalisateur : Stuart BAIRD
Scénario : Jim THOMAS & John THOMAS

Principaux acteurs :
Kurt RUSSELL (Dr. David Grant), Steven SEAGAL (Lieutenant Colonel Austin Travis), Halle BERRY (Jean, l'hôtesse), John LEGUIZAMO (Commandant Rat), Oliver PLATT (Dennis Cahill), Joe MORTON (Sergent 'Cappy' Matheny), B.D. WONG (Sergent Louie), Len CARIOU (Secretaire à la Défense, Charles White), Whip HUBLEY (Sergent Baker), David SUCHET  (Nagi Hassan).


Musique : Jerry GOLDSMITH
Photographie : Alex THOMSON
Producteurs : Joel SILVER, Jim THOMAS, John THOMAS
Compagnie productrice : Warner Bros. Pictures
 :
Avions :
-Beechcraft C33A Debonair  N2TS
-Boeing CH-47 Chinook
-Sikorsky UH-60 Blackhawk
-Boeing 747 c/n 21541 / 332, N707CK
-Boeing 747-121c/n 19658 / 47, F-GIMJ
-British Aerospace Bae 125
-Grumman F-14 Tomcat


Notre avis :
 
Les années 90 furent marquée, entre autres, par la première guerre du Golfe et l'éclatement de l'URSS. Le terrorisme issu du Moyen Orient ne faiblit pas, et on commence à parler de "conflit de civilisation" entre l'Occident et l'Orient et plus particulièrement, entre Occident et Islam, dont l'aspect politique l'emporte aujourd'hui sur le fait religieux. A Hollywood, le terrorisme international inspira les scénaristes, friands d'actualités. C'est ainsi qu'apparurent plusieurs films patriotiques glorifiant l'action des services secrets ou des forces spéciales de l'Armée. Ce film qui en fait partie, bénéficia du concours du Département de la Défense, ce qui équivaut à une sorte de label officieux.

 
Le chef d'un réseau terroriste du Moyen Orient, Jaffa, est kidnappé à Chypre alors qu'il assiste au mariage de sa fille. Emprisonné en Angleterre, il attend son extradition vers les Etats-Unis. C'est alors que Nagi Hassan, le lieutenant de Jaffa détourne avec ses hommes, un 747 à destination de Washington, et menace de le faire exploser si son chef n'est pas libéré. A Washington, un expert, le Dr. David Grant, pense que le danger réel est bien plus grave. Selon lui, le but véritable des terroristes n'est pas tant de faire libérer leur ami, mais de faire exploser l'avion au dessus de la côte est des Etats-Unis, en répandant un gaz neurotoxique extrêmement mortel, le DZ5, dont ils se sont emparé. On hésite à abattre le 747 et ses 400 passagers. Le lieutenant-colonel Austin Travis propose alors de faire passer à bord du 747 un commando des Forces Spéciales, grâce au nouvel avion expérimental, à bord duquel prennent place Cahill, le concepteur du prototype, Cappy le spécialiste des explosifs, et Grant. Mais en cour de transfert, l'avion se détache, et se désintègre, alors que Travis est emporté dans le vide ! Grant se retrouve seul à bord du 747 avec quelques hommes, dont Cappy, qui s'est fracturé une vertèbre. Néanmoins, il parvient à installer des caméras vidéo miniatures pour observer les mouvements des terroristes dans la cabine de l'avion. Grant établit aussi un contact avec une hôtesse, Jean. Jaffa est libéré, mais avertit Nagi que les Américains sont au courant de son plan. A l'approche des côtes américaines, et, sans nouvelles des commandos, la cellule de crise ordonne à des chasseurs d'abattre l'avion. Grant peut les contacter en faisant du morse avec les feux de position de l'avion ! Il leur demande dix minutes de sursis. Malgré sa blessure, Cappy aide Cahill à désamorcer la bombe au dernier moment. Puis Grant passe à l'attaque. Les terroristes sont tués un à un. Nagi avant de mourir, vide son chargeur sur les pilotes et détruit le tableau de bord. Grant qui est un apprenti pilote privé, doit prendre les commandes. Aidé de Jean, il pose l'avion qui ne s'arrête qu'en bout de piste, en ayant tout balayé sur son passage. …Ouf !


Le Dr Grant est un homme plein de ressources, un scientifique particulièrement doué pour le pilotage, puisqu'il apprend directement sur un avion à train rentrant et pas variable, ce qui, même aux Etats-Unis, n'est pas la procédure normale. N'ayant pas encore été lâché, il pilote le 747 comme un Piper, uniquement avec la bille-aiguille, le vario et le badin, et sans aucune aide de la tour. Un pilote nè ! On remarque néanmoins qu'il a oublié certaines de ses leçons : ainsi, à l'atterrissage, il ne sort pas le train, ni les volets, et se demande ce qui passe quand le manche se met à vibrer (juste avant le décrochage; un phénomène qui survient même sur les petits avions…) !

Ce film permet de voir le célèbre David Suchet, alias "Hercule Poirot", sous un autre visage. Il a en effet commencé par jouer au cinéma les Moyen-Orientaux, ministre d'un pays arabe dans "Aigle de fer", et, ici, en terroriste froid et déterminé.

Si le déroulement des événements est totalement irréaliste (avion ventouse, commandos se promenant dans les soutes et le plafond du 747, désamorçage laborieux de la bombe…), on doit reconnaître que le scénario, imaginant des terroristes candidats au suicide (pardon, au martyre !), s'emparant d'un avion avec l'intention d'en faire une arme de destruction massive, était très proche de la réalité. Jusqu'ici, on détournait des avions pour prendre des otages afin de les "monnayer", d'une façon ou d'une autre. Mais le vrai scénario, celui du 11 septembre, cinq ans plus tard, était à la fois, plus simple (pas de recours à une arme chimique), et plus complexe, avec quatre avions pour un seul "film".


Les avions du film :

Le Dr. Grant apprend à piloter dans un Beechcraft C33A Debonair (N2TS). C'était l'avion personnel de l'acteur John Roxey Moore, qui joue le moniteur, dans le film. Notons qu'on est rarement lâché directement sur un avion avec train rentrant et pas variable, qui fait l'objet d'une qualification spéciale (qualif. B), après avoir été lâché sur un avion plus élémentaire. En fait, Grant a une drôle de façon d'atterrir: il commence par sortir 10° de volets, puis le train, et ne s'occupe pas de régler le pas de l'hélice (et le moniteur lui dit qu'il n'a rien oublié !). La procédure normale est, après avoir ralenti, "F.T.M.P.V.E.", soit : Frein, en pression, Train, sorti, Mélange, plein riche, hélice au plein petit Pas, Volets (10°), pompe à Essence sur ON. Il atterrit sur la piste 26 Droite de l'aéroport de Chino (CA), puis, juste après, il se gare sur le parking de l'aéroclub, prés de la tour de contrôle de l'aéroport de Van Nuys, et non pas du Frederick Municipal Airport (Maryland), comme mentionné. On y trouve de nombreux avions privés : Piper Navajo, Cessna 150, 210, 401…, ainsi qu'un hélicoptère Bell 206 Jet Ranger qui décolle.

L'avion furtif "Rémora" de la Nasa est manifestement copié sur le Lockheed F-117A Nighthawk. Cette maquette apparaît plus grande avec des dérives différentes, et un dos arrondi. Le plan de l'appareil montré à l'Etat Major de crise ne correspond pas à ce que l'on voit sur l'écran. On aperçoit les passagers juste derrière le pilote, alors que sur le plan, pilote et passagers sont séparés par un compartiment contenant le sas qui leur permet de sortir de l'avion. Cet avion a des moteurs munis de post combustion, contrairement à son modèle, le F-117. Sa furtivité ne sert à rien dans l'opération montrée. Quant à son système d'arrimage, il n'est guère convaincant. La succion opérée par le sas aurait dû provoquer une décompression brutale, à bord du 747.

Les commandos embarquent, non pas sur la base d'Andrews (Maryland) comme mentionné, mais sur l'ancienne base de Norton, devenue depuis, le San Bernardino International Airport, près de Los Angeles. Ils descendent d'un hélicoptère Boeing CH-47 Chinook et d'un Sikorsky UH-60 Blackhawk.

Le Boeing 747 de la compagnie Oceanic Airlines est un 747-269BC. Oceanic Airlines est une compagnie fictive que l'on retrouve dans plusieurs films et séries télé, impliquant des avions à problèmes…. Ce 747 (c/n 21541, N707CK) fut livré en juillet 1978 à Kuwait Airways. En août 1995, il fut acquis par la compagnie charter American International Airways (Kalitta) à laquelle la production le loua. Il fut ensuite loué à d'autres compagnies de transport de fret (Kitty Hawk Aircargo, Global Air Cargo, Air Freight Express…) avant d'échouer à Air Bangladesh (S2-ADT), en août 2004. Après avoir été maintes fois interdit de vol, vu son manque d'entretien, l'avion fut ferraillé en décembre 2007, par la société Aircraft Maintenance Service GmbH. établie sur l'ancienne base de la RAF d'Ahlhorn, en Allemagne.
 
La scène du crash final fut tournée sur l'aérport de Mojave (CA) avec un ancien Boieng 747-121 français (F-GIMJ). Livré à la Pan Am en 1970 (N754PA), il fut converti en transport de fret en 1988, pour la compagnie luxembougeoise Cargolux (LX-FCV), avnat d'être evnue à la compagnie Corsair (F-GIMJ). Au milieu des années 90, il rejoignit les USA et fut stocké à Mojave, où la production l'acheta.

La reproduction de certaines parties du 747 en studio présente plusieurs inexactitudes. Le cockpit, et notamment la planche de bord tout écran, l'absence de mécanicien, correspondent à un 747-400. On retrouve la même erreur dans le film "Turbulence"(1996). Peu de 747 (chez United Airlines, Garuda, KLM) ont un galley au niveau des soutes, comme le DC-10 ou le TriStar. Remarquons, lors des prises de vues aériennes, que l'avion vole presque continuellement en second régime, avec les volets et les becs de bord d'attaque sortis. C'était pour permettre à l'avion-caméra, le North American B-25J "Photo Fanny" de James Maloney (s/n 44-30423, N3675G), de le suivre…. La scène finale de l'atterrissage catastrophique sur le petit terrain de Frederick (dont la piste la plus longue n'est pas assez solide pour recevoir les trois cents tonnes d'un 747), furent tournées sur les terrains de Van Nuys, San Bernardino et Mojave.

Jaffa rentre chez lui dans un petit biréacteur British Aerospace Bae 125 (à l'immatriculation illisible). Les Grumman F-14 Tomcat qui interceptent le 747, appartenaient à la VF-84 "Jolly Rodgers", une escadrille dissoute en octobre 1995, et qui fit là sa dernière apparition à l'écran. On fait appel au porte-avions USS "Dwight D. Eisenhower" (CVN-69), mais on nous montre le tout nouveau USS "John C. Stennis" (CVN-74), l'"Eisenhower" étant en cale sèche à Newport au moment du tournage. La VF-84 était normalement déployée sur l'USS "Theodore Roosevelt" (CVN-71) en 1993. De nombreux autres avions appareils militaires apparaissent dans le film : Bell- UH-1 Iroquois, Boeing Vertol CH-47 Chinook, Sikorsky UH-60 Blackhawk...



Christian Santoir


*Film en vente sur amazon.fr





ULTIMEDECISION.jpg

 
Mots-clés associés

Date de création : 28/09/2011 : 11:33
Dernière modification : 01/10/2011 : 09:35
Catégorie : - Films
Page lue 3674 fois


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !