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James STEWART : une star,  à Hollywood, comme dans l’USAF.
(1908-1997)



"Jimmy" Stewart fut de tous les grand acteurs d'Hollywood celui qui s'investit le plus dans l'aviation. Pilote privé, puis pilote militaire, il fit une brillante carrière dans l'USAF, tout en tournant plusieurs films d'aviation qui restent des classiques du genre.  Nous n'aborderons pas ici sa carrière artistique sur laquelle on dispose, par ailleurs, de nombreuses études et commentaires. Nous mettrons donc l'accent sur sa carrière de pilote, au service de son pays, et sur l'acteur, au service de la promotion de l'aviation.

James Maitland Stewart naquit le 20 mai 1908 à Indiana, en Pennsylvanie, dans une famille de commerçants en quincaillerie. Après des études d'architecture à Princeton, il s'inscrivit à la nouvelle University Players, créée dans le Massachusetts. Il y rencontra, en autres, Henry Fonda et Margaret Sullivan. Il tourna son premier film ("Art Trouble") en 1934. Dés son arrivée à Hollywood, son premier arrêt fut au terrain d'aviation de Mines Field. Il ne fut pas le seul acteur à voler à Mines Field (et plus tard, à Clover Field); il y rencontra Frances Langford, Robert Taylor, Joan Fontaine, Tyrone Power. Une fois son brevet obtenu, il participa, en 1937, avec son agent artistique, Leland Hayward, à une course, entre Los Angeles et Cleveland. Il obtint son brevet de pilote professionnel en 1938.

A 32 ans, devenu une étoile montante d'Hollywood, ayant reçu un Oscar pour "Indiscrétions" (1940), et une nomination pour son rôle dans "Mr. Smith au Sénat" (1939) de Frank Capra, il fut appelé par le service militaire, comme tous les hommes entre 21 et 35 ans, dont le nom avait été tiré au sort, la conscription ayant été instauré dès octobre 1940, aux USA. Mais, il ne fut pas admis, à cause d'un problème de poids. Il se porta donc volontaire après avoir acquis quelques kilos. Il passa de justesse la visite d'incorporation, et fut engagé le 22 mars 1941, devenant ainsi la première star d'Hollywood à porter l'uniforme. Après son instruction à Moffett Field, prés de San Francisco, il fut nommé sous-lieutenant le 19 janvier 1942 et servit comme instructeur sur monomoteur, puis sur multimoteur, jusqu'en août 1942. Il participa à plusieurs émissions de radio et tourna des courts métrages pour l'USAAF, destinés à favoriser le recrutement, comme " Winning your wings". En février 1943, il devint instructeur sur B-17 et fut basé à Gowen Field (Boise, Idaho). Mais alors que la guerre faisait rage, tant dans la Pacifique qu'en Europe, son avenir dans l'USAAF ne lui apparaissait pas clairement. Il craignait de finir la guerre aux USA, en faisant des courts métrages pour l'USAAF ou des tournées dans le pays, pour placer des bons de guerre. Passant outre la voie hiérarchique, il alla plaider sa cause auprès du lieutenant colonel Walter Arnold, le commandant du 28th Training Group de Gowen Field. Cette démarche fut utile, car peu après, il fut affecté à Sioux City (Iowa), au 445th Bombardment Group et devint le commandant du 703rd Bombardment Squadron équipé de B-24. Il utilisait souvent son Stinson personnel pour aller voir ses parents, en Californie. Le 10 novembre 1943, il s'envolait avec son escadrille pour l'Angleterre. Jimmy pilotait le B-24 "Tenofus" (s/n 41-29132). Ils atterrirent à Tibenham, le 25 novembre 1943, après un long détour par l'Atlantique sud. Il fit sa première mission de guerre le 13 décembre 1943, sur Kiel. Alors que les missions se succédaient sur l'Allemagne, il fut promu major, le 20 janvier 1944, ses supérieurs appréciant ses qualités de commandant de groupe. En mars 1944, il fut affecté en tant qu'officier des opérations, au 453rd Bomb Group, ce qui ne l'empêcha pas de participer à plusieurs missions en Allemagne, mais aussi en France (Troyes, Siracourt…). Tous ses coéquipiers et supérieurs s'accordaient pour louer sa simplicité et sa valeur au combat. Il fut décoré de la Distinguished Flying Cross, de la Croix de Guerre, ainsi que de l'Air Medal. Après avoir achevé son tour de vingt missions de combat, il fut nommé chef d'état major du 2nd Combat Bombardment Wing de la 8th Air Force, à Hethel. Quelques jours avant le débarquement de Normandie, il fut promu lieutenant-colonel, devenant ainsi un des rares Américains à passer de simple soldat à officier supérieur en quatre ans. Colonel en mars 1945, Jimmy Stewart rentra aux USA à bord du "Queen Elisabeth", en septembre.

Après la guerre, il joua un rôle actif dans l'US Air Force Reserve et fut nommé général de brigade (une étoile) en juillet 1959. En 1966, il participa, en tant qu'observateur, à une mission sur le Vietnam, à bord d'un B-52. Il prit sa retraite le 31 mai 1968, après 27 ans de service. Il ne cessa de voler pendant toutes ces années, non seulement lors de ses périodes militaires, mais aussi avec son avion personnel (il en eut plusieurs, dont un bimoteur, un Piper Super Cub, un Beech Bonanza…). En 1949, son P-51C Mustang (N5528N), piloté par DeBona, remporta le trophée Bendix.

C'est après la guerre qu'il commença à tourner plusieurs longs métrages ayant pour thème l'aviation. En 1948, il joue le rôle d'un pilote de transport, patron d'une petite compagnie charter, qui ne possède qu'un seul avion, dans "L'extravagante Mlle Dee" de H.C. Potter. C'était alors la situation de beaucoup de pilotes militaires qui, après la guerre, furent encouragés par le gouvernement à monter leur propre affaire pour gagner leur vie. Dans ce film, il partageait la vedette avec Joan Fontaine, qui était également une pilote privée.

Trois ans plus tard, il apparaît dans un rôle totalement différent, celui d'un ingénieur en aéronautique, dans le film anglais "Le voyage fantastique". Le scénario tourne autour d'un nouvel avion de ligne qui subit un échec catastrophique, en raison de la fatigue rapide de sa  structure métallique, après un certain nombre de vols. Il s'inspirait du roman de Nevil Shute No Highway (1948) qui prédisait curieusement les graves problèmes qu'allait rencontrer le De Havilland Comet, en 1954….

En 1954, le colonel Stewart, après un entretien avec le général Curtiss LeMay, le chef du Strategic Air Command, persuada la Paramount de faire un film sur le SAC, alors qu'on était en pleine guerre froide. Il persuada également les studios de le faire réaliser par Anthony Mann, avec lequel il avait déjà tourné quatre films, depuis 1950. Dans ce film, intitulé simplement "Strategic Air Command", Jimmy Stewart joue un peu son propre rôle, celui d'un colonel de réserve qui doit reprendre du service pour assurer la transition entre les bombardiers à hélices et les premiers jets.

En 1957, James Stewart, qui avait alors 49 ans, dut lourdement insister auprès de Jack Warner pour jouer le rôle du jeune Charles Lindbergh (25 ans), au moment de sa traversée historique de l'Atlantique, dans l'"Odyssée de Charles Lindbergh", mis en scène par Billy Wilder. Il visionna de nombreux films d'époque pour copier les manières de "Lucky Lindy", alias "Slim" (le "mince"), dont il avait au moins la silhouette, sinon l'âge, mais il dut se faire teindre les cheveux en blond.

En 1961, James Stewart lit, sans apparaître, le prologue du film "X-15" dédié aux pilotes de la NASA. Quatre ans plus tard, il tient la vedette dans le "Vol du Phoenix", d'après un scénario de Elleston Trevor, un ancien pilote de Spitfire pendant la guerre. Il y tient le rôle d'un vieux pilote de transport qui doit se poser dans le désert.

En 1977, alors que sa carrière cinématographique parvient à sa fin, on le voit dans "Les naufragés du 747" (1977), en milliardaire collectionneur d'art. C'était le dernier film  de la trilogie des "Airport", dont le casting recruta souvent des acteurs sur le retour (Myrna Loy, Gloria Swanson, Alan Ladd…). On ne sait trop ce que venait faire James Stewart dans ce mauvais film catastrophe.

Après, James Stewart ne tourna plus de film d'aviation, même si sa carrière artistique se poursuivit jusque dans les années 80, principalement à la télévision. Il mourut chez lui, à Beverley Hill, le 2 juillet 1997, trois ans après son épouse, Gloria, qui fut le seul amour de sa vie, avec le cinéma et l'aviation, bien sûr.



Christian Santoir


Films d'aviation tournés par James Stewart :

- You gotta stay happy (1948)
- No highway in the sky (1951)
- Strategic Air Command (1955)
- The spirit of St Louis (1957)
- X-15 (1961)
- The flight of the Phoenix (1965)
- Les naufragés du 747 (1977)
-Afurika monogatari (1980)


Courts métrages pour l'USAAF/USAF :

-Fellow American (1942)
- Winning your wings (1942)
- Thunderbolt (1947)


Bibliographie succincte :

-2006 Mark ELIOT. Jimmy Stewart: A biography. New York: Random House, 480 p.
-2005 Starr SMITH. Jimmy Stewart, bomber pilot. St. Paul, Minnesota : Zenith Press, 287 p.
-1988 Tony THOMAS. A Wonderful Life: The Films and Career of James Stewart. Secaucus, New Jersey: Citadel Press, 256 p.
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Date de création : 09/04/2012 : 08:51
Dernière modification : 09/04/2012 : 10:07
Catégorie : - Biographies
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