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FLIGHT INTO HELL
(Voyage en enfer)



 

Année : 1985/2010
Pays : Australie
Durée :  4 épisodes de 20 min. environ
Genre : aventure
Couleur

Réalisateur : Gordon FLEMYNG
Scénario : Hans BERTRAM (livre), Peter YELDHAM

Acteurs principaux :
Helmut ZIERL (Hans Bertram), Werner STOCKER (Adolph Klausmann), Vincent BALL, Barrie BARKLA, Colin BORGONON.

Musique : Klaus DOLDINGER
Photographie : Peter HENDRY
Producteur : Ray ALCHIN
Compagnies productrices : André Libik Filmproduktion, Revcom Télevision, Australia Broadcasting Corporation.

Avions :
-Junkers W33 (maquette éch. 1/1)
-De Havilland DH.85 Dragon 1 c/n 2081, VH-AML


Notre avis :

Cette série télévisée australienne raconte l'aventure du capitaine Hans Bertram et de son mécanicien Adolph Klausmann, qui disparurent, en 1932, pendant quarante sept jours, quelque part, au nord ouest de l'Australie, avant  d'être miraculeusement sauvés.

La série télévisée originale, qui passa sur la chaîne ABC australienne, en 1985, fut éditée, en Allemagne, en 2010, sous la forme de trois DVD et six épisodes de 25 minutes, avec le titre "Flug in die Hölle".

Sponsorisés par la firme Junkers, Bertram et Klausmann s'étaient envolés de Cologne pour rallier la Chine, le détour par l'Australie ayant été décidé au dernier moment. Tout se passa bien jusqu'à la mer de Timor, dont la traversée était souvent difficile à cause d'une météo imprévisible. C'est ainsi, que le 14 mai 1932, ils y rencontrèrent du très mauvais temps qui les fit dévier de leur route. Il se posèrent finalement à près de 500 km, à l'ouest de leur destination, Darwin, dans une région pratiquement inhabitée. Sans nourriture et avec très peu d'eau, ils attendirent jusqu'au 27 mai qu'on vienne les chercher. Ne voyant venir personne, ils décidèrent de partir vers  l'ouest, en utilisant le flotteur gauche de leur hydravion, comme d'une pirogue. Leur appareil, échoué sur une plage, fut localisé le 15 juin, par un avion de recherche, mais ce n'est que le 22 juin, qu'ils furent trouvés par des Aborigènes, alors qu'ils étaient mourants, après de longs jours d'errance sur la côte. Le 28 juin, des policiers australiens, alertés par les Aborigènes, venaient enfin les secourir. En juillet, ils furent rapatriés à Perth. En septembre, Bertram, accompagné d'un mécanicien anglais, rejoignit son avion. Le flotteur manquant fut remplacé par celui d'un DH.50, bien qu'il soit plus petit. L'avion put cependant redécoller et rejoindre Perth par ses propres moyens. Il y fut équipé de roues et Bertram effectua, en septembre et octobre, plusieurs vols en Australie, alors que Klausman, qui avait perdu partiellement la raison, fut rapatrié par bateau. Bertram retourna seul en Allemagne avec son avion, mais il fut accidenté à Surabaya le 13 décembre 1932. Il ne put repartir, une fois réparé, que le 11 avril 1933, pour arriver à Berlin, six jours plus tard, après un voyage riche en événements.

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Bertram dans son Junkers


La série, qui s'arrête quand les aviateurs sont sauvés par les Aborigènes, suit d'assez près les événements et rappelle que dès leur atterrissage, les aviateurs allemands furent repérés par les Aborigènes, preuve que le pays n'était pas totalement désert. Mais ils ne purent communiquer avec eux, d'autant, qu'à cette époque, il semblerait que les relations entre les autochtones et les autorités australiennes, qui les soupçonnèrent, un moment, d'avoir tué les Allemands, fussent assez tendues. Cela ralentit certainement les recherches. Néanmoins, Bertram et Klausman durent la vie à ces habitants du bush qui les recueillirent et les nourrirent.

On peut être étonné que Bertram ne fût point équipé d'un sextant, pour faire le point, ce qui lui aurait éviter de vouloir progresser vers l'ouest, où il n'y avait rien, si ce n'est la petite mission de Drysdale river, à 100 km à vol d'oiseau. Bertram et Klausmann étaient totalement perdus et se croyaient sur Melville island, au Nord de Darwin ! Ils s'étaient posés, en fait, non loin, de Cape Bernier et d'Elsie Island, à près de 150 km à l'ouest du poste administratif de Wyndham, qui disposait d'un petit terrain d'aviation. Une dérive de 500 km, sur un trajet (Kupang-Darwin) de 810 km…L'autre grande erreur de Bertram fut de quitter son avion, ce qui lui aurait éviter de tourner en rond dans la brousse, pendant près de deux semaines épuisantes.

 
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Bertram et son mécanicien, juste avant la désastreuse traversée de la mer de Timor.

 
Le film rappelle, au début, qu'Hans Bertram ne fut pas seulement un pilote de raid. Au moment de son voyage australien, il travaillait depuis 1928, pour Tchang Kaï-Chek, qui l'avait chargé d'organiser l'aviation de la Marine de guerre chinoise. Le voyage en Australie n'était pas prévu au départ et fut effectué à la demande du consul de Chine à Surabaya. Bertram devait faire la tournée des importantes communautés chinoises installées dans ce pays, susceptibles de financer la nouvelle aviation navale. On remarquera aussi, au passage, les liens qui existaient, déjà, dans l'entre deux guerres, entre la Chine et l'industrie allemande, en l'occurrence, la Junkers Flugzeug und Motorenwerke AG…. En 1935, Bertram fut nommé responsable du service postal transatlantique de la Lufthansa, entre Berlin et Buenos Aires. Il s'intéressa également au cinéma, comme scénariste et réalisateur. Il participa ainsi au tournage de plusieurs films lors de la période nazie, des documentaires, tournés sur le terrain par une équipe de cameramen qu'il dirigeait, comme "Feuertaufe" (1940), "DIII. 88" (1939) et "Kampfgeschwader Lützow" (1941). Il était particulièrement apprécié par le Dr. Goebbels.

 

Les avions du film :

L'avion de Bertram et Klausman était un Junkers W33 e3e (c/n J2542), équipé de flotteurs. Cet avion avait d'abord été acheté par la banque suédoise "CG Cervin", au début de 1929, pour le pilote Albin Ahrenberg. Il portait le matricule "SE-ABX" et le nom de "Sverige" (Suède). Equipé d'un moteur Junkers L5 et de réservoirs à grande capacité qui lui donnaient une autonomie de sept heures, Ahrenberg devait effectuer la traversée de l'Atlantique, entre Stockholm et New-York, via Bergen, l'Islande, le Groenland et le Labrador. Le départ eut lieu le 29 juin 1929, mais l'avion rencontra de nombreux ennuis. Le moteur dut être changé à Reykjavik, et l'avion fut endommagé par une tempête, au Groenland. En route vers le Labrador, Ahrenberg dut faire demi tour, après avoir été frappé par la foudre, ce qui mit fin au voyage, en septembre 1929. Le Junkers fut alors vendu à la compagnie AB Aerotransport, le 11 mai 1930. Puis, le Junkers fut loué, entre juillet et décembre, par la Lufthansa (matricule D-1925), pour sa ligne Hanovre-Malmö. Revenu en Suède et cédé à AB Flygindustri, Hans Bertram l'acheta le 21 avril 1932 et le rebaptisa "Atlantis", alors qu'il retrouvait son ancien matricule allemand (D-1925). Après l'aventure australienne, l'avion fut repris par Junkers et convertit en W33 c3eL (changement de moteur), en mars 1934, avec la nouvelle immatriculation D-OVYL. Il fut ensuite livré à la DVS (Deutsche VerkhersfliegerSchule) comme avion d'entraînement.

La maquette qui servit au tournage fut construite pour la chaîne Australian Broadcasting Corporation (ABC), dans les studios de la compagnie, situés à French's Forest, entre mai et août 1984. On se servit des plans et des photographies du seul Junkers W33 préservé, et exposé au musée Henry Ford, de Dearborn (MI), aux USA. Cet avion était le "Bremen" de Köhl, von Hünefeld et Fitzmaurice, qui effectuèrent la première traversée de l'Atlantique, dans le sens est-ouest, entre Dublin et le Labrador, en avril 1928. L'avion avait été donné par la suite à la ville de New-York. Il fut, plus tard, acquis par le musée Henry Ford. En 1998, il fut prêté au musée de l'aéroport de Brème pour y être restauré. Il devait revenir aux USA en 2003, mais il était toujours à Brème en 2012.

La structure de la maquette, qui a sensiblement les mêmes dimensions que l'original, était en bois, recouvert de tôles d'aluminium ondulé. Les flotteurs furent construits en fibre de verre. On l'équipa d'un moteur de voiture, un six cylindres en ligne Daimler-Jaguar, pour qu'il puisse se déplacer sur l'eau. La construction fut supervisée par des techniciens du Squadron 38 de la RAAF, basé à Sydney. Après le tournage, la maquette fut donnée au musée de la RAAF de Bull Creek (Perth). Elle fut ensuite transférée à l'Australian Aviation Museum de Camden, près de Sydney, en octobre 2008.

On utilisa aussi, apparemment, une maquette télécommandée, pour les rares vues aériennes.

L'autre (et le seul vrai) avion du film, qui recherche les aviateurs allemands, est un De Havilland DH.85 Dragon 1, qui remplace les DH.50 qui participèrent aux recherches, en 1932, et dont aucun exemplaire ne subsiste aujourd'hui, excepté sous forme de réplique (avec roues).

Le Dragon du film, qui porte son matricule réel "VH-AML", appartenait au musée de la Royal Australian Air Force de Williams Point (Victoria) qui le maintient en état de vol. Construit en 1943 (c/n 2081), à Bankstown (Australie), pour la RAAF (serial A34-92), il devait être exporté vers l'Angleterre, après la guerre, en 1947, ce qui ne se fit pas. Son immatriculation (G-AJKF), fut alors changée en "VH-BDS", puis "VH-AML".


Christian Santoir

*Film en vente sur amazon.de
 
 
FLIGHTINTOHELL2.jpg
 
 



 
 
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Date de création : 11/07/2012 : 10:20
Dernière modification : 19/08/2012 : 13:08
Catégorie : - Séries
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