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Independence Day - Le jour de la riposte

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INDEPENDENCE DAY- Le jour de la riposte
Vo.  Independence Day

Année : 1996
Pays : USA
Genre : fantastique
Durée : 2h 20
Couleur

Réalisateur : Roland EMMERICH
Scénario : Dean DEVLIN, Roland EMMERICH

Acteurs principaux :
Will SMITH (Capitaine Steven Hiller), Bill PULLMAN (Président Thomas J. Whitmore),
Jeff GOLDBLUM (David Levinson), Vivica A. FOX (Jasmine Dubrow), Mary McDONNELL (Marilyn Whitmore), Judd HIRSCH (Julius Levinson), Robert LOGGIA (General William Grey), Randy QUAID (Russell Casse).

Photographie : Karl Walter LINDENLAUB
Musique : David ARNOLD
Producteurs : Dean DEVLIN
Compagnie productrice : Twentieth Century Fox

Avions :
-Bell 204
-Bell UH-1H Iroquois.
-Bell 206B Jet Ranger III, N25AJ
-Boeing Stearman N2S-3 Kaydet, BuNo. 38138, N68405
-McDonnell Douglas F/A-18 Hornet , maquettes, images
-Sikorsky S-64E Skycrane, c/n 64-099, N4035S
-Sikorsky S-61N N15456


Notre avis :

Le thème de ce film est une invasion de la Terre par des extra-terrestres, un thème souvent abordé dans les films de science fiction depuis "La guerre des mondes" (1953) ou "Les soucoupes volantes attaquent" (1956), Ici il s'agit d'une vaste attaque effectuée par de gigantesques soucoupes qui commencent par détruire les principales villes de la Terre en tuant des millions de gens. C'est une rencontre du "2ème type" où les OVNI laissent des traces mortelles derrière eux…

L'armée américaine, était censée fournir du personnel, des véhicules, des avions et même de uniformes pour le tournage, mais quand les producteurs refusèrent de retirer du scénario l'allusion à la "Zone 51", célèbre pour, soit disant, détenir un exemplaire d'une soucoupe volante récupérée, en 1947, dans les environs de Roswell, le département de la Défense annula toute participation au film. Cette importante contribution fut donc remplacée par plus de trois mille effets spéciaux réalisés  le plus souvent en studio et secondairement sur ordinateurs, afin d'économiser de l'argent et d'investir dans des effets pyrotechniques les plus authentiques possible.

Le 2 juillet 1996, un énorme vaisseau mère venu du fin fond de l'espace tourne autour de la Terre. Il déploie ses soucoupes d'attaque qui prennent position au-dessus des principales villes de la planète. David Levinson, un technicien informatique, décode un signal, caché au milieu des transmissions par satellite. Il réalise que c'est un compte à rebours pour une attaque coordonnée. Avec l'aide de son ex épouse qui est la directrice des relations publiques de la Maison Blanche, Constance Spano, il a accès au président Thomas Whitmore, pour l'informer de la menace. Le président ordonne l'évacuation de New-York, Los Angeles et Washington, mais il est trop tard. Les rayons laser des soucoupes détruisent les villes et tuent des millions de gens. Le président et David  peuvent s'enfuir juste à temps avec Air Force One.

Le 3 juillet, l'USAF lance des attaques contre les soucoupes, mais elles sont protégées par des boucliers électromagnétiques. Les soucoupes lancent des nuées d'engins qui déciment les chasseurs américains et qui ravagent les bases aériennes. Le capitaine Steven Hiller, un pilote du corps des Marines, de la base d'El Toro, parvient à s'en sortir, en entraînant son poursuivant dans le Grand Canyon et il parvient à le faire se crasher en plein désert. Il récupère le pilote extraterrestre et il est pris en stop par un convoi de refugiés qui se dirige vers la zone 51, où le président a atterri. Le secrétaire à la défense, Albert Nimzicki, révèle que le gouvernement est impliqué dans un mensonge, depuis 1947. Une soucoupe volante s'est bien écrasée à Roswell. La zone 51 abrite cette soucoupe qui a été restaurée, ainsi que trois corps d'extraterrestres. Le Dr. Okun examine le corps de l'extraterrestre ramené par Hiller, mais celui-ci se réveille et le tue, avant que les agents de sécurité l'abattent; le président affirme qu'il a ressenti ce que l'extraterrestre voulait lui transmettre, qu'ils voulaient récupérer toutes les ressources naturelles de la planète ! Il ordonne une attaque nucléaire contre les soucoupes mais les bombes s'écrasent sur leurs boucliers. Entretemps, Steven Hiller ramène de Los Angeles l'épouse du président, Marilyn, avec sa fiancée Jasmin et son fils. Mais Marilyn va décéder de ses blessures.

Le 4 juillet, David démontre que meilleur moyen de combattre les extraterrestres est de désactiver leurs boucliers, en introduisant un virus dans le système informatique du vaisseau mère, à l'aide de la soucoupe de la zone 51, que Steven Hiller propose de piloter. Les militaires américains contactent les états-majors, partout dans le monde, en communiquant par Morse, pour organiser une vaste contre attaque. Vu le manque de pilotes, Whitmore fait engager de nombreux volontaires, dont Russell, un pilote de biplan qui a toujours prétendu avoir été enlevé par des extraterrestres. Steven et David, parviennent à entrer dans le vaisseau mère et à charger le virus. Une fois le téléchargement terminé, ils lancent une bombe nucléaire à l'intérieur du vaisseau et parviennent à s'échapper de justesse. Le système de communication et de protection des soucoupes est anéanti. Les chasseurs sont désormais capables de porter des coups fatals aux vaisseaux, mais les missiles commencent à manquer. Alors qu'il se prépare à lancer son missile sur le vaisseau mère, Russell se rend compte que le système de mise à feu ne fonctionne pas. Bien que père de trois enfants, il décide de sacrifier sa vie et de plonger sur l'arme de la soucoupe, ce qui la détruit complètement. Les forces aériennes étrangères sont averties que le systeme de défense des extraterrestres ne fonctionne plus et les autres soucoupes sont également détruites. Steven et David retournent à la zone 51 où ils sont accueillis en héros. Ils retrouvent leur famille. Les épaves des soucoupes démolies reposent maintenant à terre, et continuent à exploser en provoquant de vrais feux d'artifices.

Quand on regarde ce film, en 2020, l'année où la planète Terre est ravagée par une pandémie, comme elle n'en n'a pas connu depuis un siècle, on pourrait se demander (sur les réseaux sociaux) si le Covid-19, n'est pas une nouvelle arme utilisée par des extraterrestres pour "nettoyer" plus proprement la planète, tout en conservant ses infrastructures, contrairement au film…On est d'ailleurs étonné de voir que le docteur Okun, qui travaille depuis des années sur les extraterrestres conservés dans la Zone 51, ressemble étrangement à un autre docteur/professeur qui, en France, travaille sur le virus et un médicament permettant d'en guérir…Mais c'est un virus informatique, imaginé par un homme, qui va permettre de se débarrasser de ces extraterrestres contre lequel on était impuissant. Ce film est donc une sorte de version informatique du film "La guerre des mondes" (1953), où ce sont des microbes et des virus terrestres qui auront raison des créatures venues de l'au-delà.

Ce film est bourré d'erreurs et d'invraisemblances qu'il serait trop long de révéler ici. Une des plus grosses est justement le virus informatique programmé par David pour des ordinateurs extraterrestres, utilisant un logiciel inconnu et un langage qui l'est tout autant. Par contre, un président américain qui est un ancien pilote de chasse est moins invraisemblable. George W. Bush qui fut président des Etats-Unis entre 2001 et 2009, avait été un pilote de Convair F-102A, au sein de l'ANG du Texas (111th Fighter Interceptor Squadron, 147th Fighter Wing) entre 1968 et 1972.

Bref, ont est ici en plein cinéma, où la fiction dépasse très largement la réalité; on reste pantois devant l'audace de la mise en scène, le gigantisme des effets spéciaux (New-York, Washington, Los Angeles réduits en cendres, la Maison Blanche, l'Empire State building, la Statue de la Liberté, pulvérisés). On est loin du 11 septembre. Mais derrière ce grand spectacle, le message subliminal est clair : les Etats-Unis protège et sauve le monde ! En 2020, on n'est pas sûr que Donald Trump ait le même programme...

Le tournage eut lieu, entre autre, sur l'aéroport de Wendover dans l'Utah (dont on aperçoit la vraie tour de contrôle peu avant l'attaque finale) qui figure la secrète "Zone 51" du Nevada et la base aéronavale d'El Toro (CA), à laquelle est affecté un des héros du film, le capitaine Steven Hiller.

Les avions du film :

Les vrais avions sont plutôt rares dans ce film, beaucoup moins nombreux que ceux reproduits sous forme de maquettes construites par Producers Air Force de Californie ou en images de synthèse

En réalité, cette superproduction n'utilisa qu'un seul véritable avion, un biplan, un Boeing Stearman, piloté par Russell. Il s'agit d'un N2S-3 Kaydet (N68405, c/n 75-7759, BuNo. 38138) tout rouge. Construit en 1943 par Boeing, il fut attribué à l'US Navy. Vendu sur le marché civil, après guerre, avec le matricule "N68405", il fut d'abord employé comme avion d'épandage agricole, comme dans le film, dans les années 60 et 70, avec Agair Inc. de Los Palos (CA). Puis, il quitta la campagne pour rejoindre Hollywood. C'est ainsi qu'il apparut dans "Airwolf / Supercopter" en 1984. Appartenant à Mike Dewey, un pilote cascadeur ayant travaillé pour plusieurs films, il vola également pour le film "Sunset" (1988). En mai 1988, il fut vendu à Eric Newman d'Ojai (CA), cité dans le générique, qui pilote son avion dans le film. Michael S. Mason, de Sequim (WA), l'acquit en novembre 2005 et l'utilisa comme avion d'entraînement pour sa Mason Wing Walking Academy, une école pour apprendre à "marcher" sur les ailes !

Les autres vrais aéronefs du film sont des hélicoptères, plus faciles à trouver et à utiliser. Ils sont filmés de nuit, ce qui est plus pratique pour mélanger leurs images à celles réalisées sur des ordinateurs.

L'évacuation de la Maison Blanche se fait avec deux Sikorsky S-61N, dont le vrai "N15456", qui passe pour Marine One, l'hélicoptère présidentiel. Cet hélicoptère (c/n 61-826) fut construit en 1980 et acquis par la société Siller Brothers Inc. de Yuba City (CA) avec le matricule N15456. En mai 2011, il fut vendu à Carson Helicopters de Grant Pass (OR) et en août, au Département d'Etat, stationné sur la base de Patrick AFB (FL). En octobre 2011, il fut réimmatriculé "N826WC". En décembre 2015, il fut acquis par Brown Helicopters de Pensacola (FL).

Siller Brothers fournit un autre Sikorsky, celui qui souhaite la bienvenue aux extraterrestres mais qui va être mal reçu...Il s'agit du Sikorsky S-64E Skycrane "N4035S" (c/n 64-099) construit en 1975. Il fut d'abord acquis par Evergreen Helicopters d'Anchorage (AK), puis par Tri Eagle Co. de Beaverton (OR), en 1978, et Siller Brothers en 1980, compagnie à laquelle il appartient toujours. Quand il se dirige vers la gigantesque soucoupe volante, il est accompagné par deux Bell 204, fort peu visibles.

La First Lady monte à bord d'un Bell 206B Jet Ranger III (N25AJ, c/n 2842) construit en 1979. D'abord immatriculé "N969YC", puis "N969YD", il fut enregistré au nom de November Delta Corp. de Van Nuys (CA), en 1992, avec le matricule "N25AJ". En 1995, au moment du tournage, il appartenait à JetCopters de Van Nuys (CA). En 2008, il fut vendu à Skytell de Los Angeles, et en 2009, à International Air Services Inc Trustee d'Anvers, en Belgique. En 2012, il partit en Australie, pris en charge par Australasian Helicopters Pty Ltd (VH-LLY).

Lors de cette scène apparaissent également deux autres Bell 206 de la police de Los Angeles.

Hiller emprunte un Bell UH-1H Iroquois sans marquage apparent, sur la "Zone 51", pour aller au secours de Jasmine et de son fils. Il aurait pu y aller (avec le plein de carburant), mais pas en revenir sans refaire le plein, ce qui semble problématique, vu les dégâts causés par ces maudits extraterrestres…

Tous les autres avions sont, soit des maquettes de différentes tailles, soit des images digitalisées.

Le premier avion aperçu au début du film est un AWACS, un Boeing E-3A Sentry. Le président quitte Washington dans le Boeing 747 "Air Force One" escorté par deux McDonnell Douglas F-15 Eagle. Mais l'avion montré ne correspond pas au Boeing E-4, un 747 spécialement modifié et connu sous le nom de NEACP (National Emergency Airborne Command Post), un avion permettant de transporter le président lors de situations d'urgence, comme une guerre nucléaire, tout en lui permettant de gérer la situation par des moyens de communication sophistiqués.

Steven Hiller est affecté à la base aéronavale d'El Toro (CA), qui fut fermée en 1999. Dans le film, elle est située en plein désert, comme la "Zone 51", alors qu'El Toro se trouve dans une zone urbanisée, au SE de Los Angeles, et à 12 km de l'océan. Sur cette base, dont on aperçoit la vraie tour de contrôle (reconstituée en CGI), on voit cinq Grumman F-14 Tomcat et 14 McDonnell Douglas F/A-18 Hornet, sans codes apparents. Mais dans les scènes suivantes, on voit des F-18 portant sur la dérive le code "VW", qui est celui de la VMFA-314 "Black Knights", unité à laquelle appartient Hiller et dont il porte l'insigne sur sa combinaison de vol. La VMFA-314 était basée, avant juin 1994, à El Toro, puis, elle déménagera pour la base de Miramar (CA). Les vues rapprochées des acteurs installés dans les cockpits des F-18 ont été réalisées avec des maquettes grandeur réelle. On peut les repérer grâce à leur siège éjectable qui ne correspond pas à ceux équipant cet appareil.

Un autre modèle d'avion aperçu est le General Dynamics F-16 Fighting Falcon dont un porte le code "WA" de l'USAF du 4440 TFTG (Tactical Fighter Training Group) basé à Nellis AFB (NV), au début des années 90.

Sur la base d'"El Toro", mais en réalité; sur l'aéroport de Wendover (UT), on peut voir peu avant l'attaque des extra terrestres, trois Lockheed C-130 Hercules, un F-18, un F-16 et un Northrop T-38 Talon.

Une attaque atomique est lancée contre le vaisseau mère des extraterrestres, de nuit, avec une formation de bombardiers furtifs Northrop-Grumman B-2A Spirit, reconstitués en CGI. Leurs pilotes portent l'insigne du 509th Bomb Wing basé en 1996, comme aujourd'hui, sur la base de Whiteman AFB (MO). Les bombes qu'ils lancent ressemblent à des missiles de croisière munis d'ailes pivotantes et propulsés par un réacteur, vu la prise d'air située devant la dérive. Il s'agit là d'un modèle inconnu et imaginé par les artistes digitaux. En outre, on se demande pourquoi les bombardiers approchent de si près d'une cible ayant un diamètre de 500 km (!), difficile à manquer, alors que les bombes peuvent être lancées à plusieurs centaines de kilomètres de distance.

A l'étranger, dans le "désert iraquien", on remarque un F-16 de la RAF, qui n'en posséda jamais, portant un faux drapeau anglais sur la dérive et le vrai faux code "WS690" ayant appartenu à un Gloster Meteor NF12 ! On peut également apercevoir un F-18 israélien, une autre erreur, cet avion n'ayant jamais fait partie de l'inventaire de cette armée, contrairement au F-16. Enfin, Il y a également un T-38 iraquien, qui n'a jamais existé, lui non plus…Enfin, en Russie, on peut (mal) voir, dans l'obscurité, deux MiG-25 Foxbat.

Après une course poursuite dans un canyon, une scène classique, vue pour la première fois dans "Starwar IV : a new hope" (1977) et maintes fois copiée depuis, Smith parvient à provoquer le crash d'une soucoupe volante monoplace, grâce à une astuce qu'il n'aurait pu employer : ouvrir son parachute de freinage…Or, le F-18 n'est tout simplement pas muni de parachute de freinage, mais juste d'une crosse d'appontage pour les atterrissages sur porte-avions et d'un aérofrein dorsal, pour les atterrissages sur piste. On constate ainsi que la soucoupe n'est pas équipée d'un radar de proximité et que son pilote (tentaculaire et gluant) vole à vue. Il semblerait que cette soucoupe n'ait pas évolué depuis 1947, date de sa capture par l'USAF à Roswell et de son stockage dans la zone 51 de la base de Nellis (NV); rappelons que les vrais petits morceaux d'une épave indéterminée ramassés à Roswell furent acheminés, en réalité, à Wright Patterson AFB (OH). La technologie extraterrestre serait donc moins évolutive que celle des hommes qui, entre 1947 et 1996, étaient passés, aux Etats-Unis, du North American F-86 Sabre, au Lockheed Martin F-22 Raptor…

Lors de la première attaque menée par les hommes contre les extraterrestres, comme lors de la dernière, on voit des centaines de soucoupes qui se livrent à de vrais dogfights avec les F-18; c'est la Bataille d'Angleterre, version 1996. Le président américain aurait pu dire ; "Jamais tant de gens ont dû autant, à si peu"


Christian Santoir


*Film disponible sur amazon.fr

 







 

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Date de création : 27/09/2006 : 16:15
Dernière modification : 01/10/2010 : 16:22
Catégorie : - Films
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