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THUNDERING JETS
 
 
 
 

Pays : Etats-Unis
Année  : 1958
Durée : 1 h 13 min.
Genre : Drame
Noir et blanc

Réalisateur : Helmut DANTINE
Scénario : James LANDIS

Acteurs principaux :
Rex REASON (Capitaine Steve Morley), Dick FORAN (Lieutenant Colonel Henry Spalding), Audrey DALTON (Susan Blair), Barry COE (Capitaine 'Cotton' Davis), Buck CLASS (Major Mike Geron), Robert DIX (Lieutenant Jimmy Erskine).

Musique : Irving GERTZ
Photographie : John M. NICKOLAUS Jr.
Producteur : Jack LEEWOOD
Compagnie productrice : Regal Films
 
Avions :
-Lockheed T-33A Shooting Star
-Martin B-57 Canberra
-Boeing KC-135
-North American F-100A (au sol)
-North American F-86 Sabre (en arrière plan)
-McDonnell F-101A Voodoo (idem)
-Convair F-102A Delta Dagger (idem)
-Douglas C-133 Cargomaster (idem)
-Piasecki H-21


Notre avis :

Ce petit film de série B nous emmène à l'U.S. Air Force Test Pilot School (USAF TPS), installée sur la base d'Edwards, dans le désert Mojave, en Californie, depuis février 1951. Cette école est destinée à former des pilotes d'essais, mais aussi des ingénieurs navigants devant tester et évaluer de nouveaux matériels aéronautiques, ainsi que de nouvelles armes embarquées. En 1956, l'école avait quitté ses vieux baraquements en bois et emménagé dans de nouveaux locaux, spécialement construits pour abriter l'administration et les salles de cours, le "building 1220". En outre, ses avions pouvaient désormais être entretenus dans l'un des grands hangars métalliques, construits lors de la dernière guerre, et que l'on peut apercevoir dans le film.

En 1956, l'école avait également choisi un emblème officiel montrant une règle à calcul sur la silhouette d'un jet, et la devise "Scientia est Virtus" (Savoir, c'est pouvoir). Elle figure sur la combinaison des pilotes, à coté de l'insigne de l'Air Force Flight Test Center de la base d'Edwards (devise :"Ad inexplorata").


Sur la base d'Edwards, en Californie, l'instructeur de la Flight Test School, le capitaine Steve Morley, a des problèmes. Il considère que ses élèves, tous des pilotes confirmés venant d'horizons divers, ne sont qu'une bande de gamins turbulents et peu attentifs. Il est vrai qu'ils préfèrent voler, plutôt que d'étudier dans une salle de classe…Il a demandé à plusieurs reprises son transfert dans une unité opérationnelle. Ce problème vient même perturber ses relations avec sa petite amie, Susan, la secrétaire du lieutenant-colonel Spalding. Quand Steve apprend que sa demande de mutation a été de nouveau refusé, Susan avertit Steve que son attitude négative finira par lui porter préjudice. Cependant Steve reste toujours très critique envers ses élèves qui n'apprécient guère, en retour, son comportement rigide. Ses collègues, les capitaines Andy Anderson et Cory Dexter, trouvent également qu'il se conduit trop sévèrement avec eux. Steve va même jusqu'à accuser Susan de fréquenter le major Mike Geron, un de ses élèves; vexée, celle-ci décide de prendre ses distances avec Steve. Le colonel Spalding explique à Steve qu'il ne peut accepter son transfert, car il ne peut trouver meilleur pilote que lui. Steve envisage donc de quitter l'Armée. Mike, avertit alors Susan que Steve est en train de craquer. Le lendemain, Murphy est renvoyé de l'école pour avoir volé délibérément trop bas. Ses camarades croient que Steve est responsable de ce renvoi, alors qu'il n'en est rien, et ils décident de ne plus lui parler. Plus tard, lors d'un exercice de vrille, Mike s'évanouit. Steve reprend l'avion en main, juste à temps, et effectue un atterrissage d'urgence en plein désert. Mike le remercie de lui avoir sauvé la vie. A son  retour à la base, Susan lui confie qu'elle est fière de lui. Cinq jours avant la remise des diplômes, les élèves organisent une surprise partie en son honneur. Après que le groupe ait porté un toast à Steve, ce dernier se réconcilie avec Susan. Le dernier jour du stage, alors que les pilotes décollent, Steve les salue.


Le film insiste sur le fait que, contrairement à l'image que véhiculent les films hollywoodiens, les pilotes d'essais ne sont pas nés avec leur talent, ils l'ont patiemment acquis. Le sens de l'air est naturellement une qualité requise, mais la maîtrise des commandes et la recherche d'une grande précision dans les évolutions, sont aussi nécessaires et ne s'acquièrent que par un entraînement intensif. Le scénario fait aussi, sans doute, allusion aux débuts de l'école, quand elle recrutait des pilotes parmi les escadrilles locales, ce qui conduisit à de nombreux déboires, et au renvoi de plusieurs élèves, trop indisciplinés. Elle dut élargir son recrutement à l'ensemble du territoire et à toutes les armes, Air, Terre et Mer.

En dehors de cela, "Thundering jets" fait partie des films de propagande pour l'USAF, tels que "Toward the unknown" (1956), tourné également à Edwards AFB, ou "On the threshold of space" (1956), qui étaient de meilleurs films. A la fin, on indique que le film est dédié "aux hommes et aux officiers de l'USAF qui ont consacré leur vie à la préservation de notre mode de vie", comme pour rappeler qu'il s'agit aussi d'un film patriotique, alors que l'on était en pleine guerre froide.

Les scènes aériennes filmées au-dessus de Muroc et de Rosamond Dry Lake, sont de bonnes qualité, mais il y manque la couleur qui aurait ajouter plus de relief et de réalisme aux images. Au sol, le film devient ennuyeux avec des dialogues d'une grande platitude. Comme souvent dans ces films de série B, ce sont les avions qui créent le spectacle et constituent le seul intérêt.



Les avions du film :

Le principal avion du film est le Lockheed T-33A, le "T-bird", que l'école reçut en 1953 et qui resta en service jusqu'en 1976. Il forma tout une génération de pilotes d'essais. Rex Reason, alias capitaine Morley, était un familier de cet appareil. Dans "Les survivants de l'infini" (1955), sous le nom du Dr Meacham, il pilotait déjà un T-33. On en voit plusieurs dans le film, portant les buzz numbers suivants : TR-954 (s/n 51-8954), TR-956 (s/n 51-8956), TR-540 (s/n 53-5540), TR-541 (s/n 53-5541). Le "TR-541", l'avion du capitaine Morley, est celui qu'on voit le plus. Son cockpit a été reproduit, de façon simplifié, pour les vues rapprochées, tournées en studio. Ce  T-33A fut exposé à  l'International Flight and Space Museum de Paul Mantz et Frank Tallman, à l'Orange County Airport (CA), dans les années 60, aux cotés d'autres avions prêtés par l'USAF. Il est actuellement exposé à l'extérieur, avec un faux serial, au musée "Planes of Fame" de Grand Canyon (une branche du musée de Chino), sur l'aéroport de Valle (AZ).

Quand Morley est censé récupérer l'avion mis en vrille par son élève, après une extinction du réacteur, on ne nous montre pas la console arrière gauche du cockpit, celle de l'instructeur, mais la console avant gauche du pilote. Pour remettre en route le réacteur, on voit Morley actionner le contact de la pompe à carburant.

D'autres avions portent sur la dérive l'insigne de l'Air Force Flight Test Center d'Edwards. Il y a des Martin B-57 Canberra, vus dans un hangar, mais aussi lors de la mise ne route des réacteurs (avec un beau panache de fumée noire, dû à la cartouche de démarrage). On voit également, en vol, un ravitailleur Boeing KC-135, et au sol, un North American F-100A "FW-565" (s/n 53-1565).

Bien qu'il ne porte pas l'insigne du FTC d'Edwards, le centre disposait d'autres avions, vus en arrière plan, comme le North American F-86 Sabre, dont on nous montre, en vol, un des trois prototypes, à la fin du film, le XP-86 (s/n 45-59597). Il y a aussi le McDonnell F-101A Voodoo (dont le s/n 53-2424), le Lockheed F-104 Starfighter et le Convair F-102A Delta Dagger (FC-902, s/n 57-902) qui fut le premier jet à aile delta de l'école. A la fin du film, dans une sorte de défilé aérien, extrait de documentaires, on voit également des Boeing B-47, un Boeing B-52C, et aussi une curiosité, le Ryan X-13 Vertijet (s/n 54-1620), qui effectua, sa première transition complète (décollage vertical, puis horizontal, et retour), le 11 avril 1957.

Le seul avion qui n'apparait dans le film que sous la forme d'une maquette, posée sur le bureau de Steve Morley, est un Republic F-105 Thunderchief, un avion qui ne sera livré à l'USAF qu'en mai 1958, juste au moment où le film sortait en salles.

Au début du film, on aperçoit un avion de l'US Navy, un Douglas A-4 Skyhawk, passer furtivement dans le ciel. Il y a également quelques avions de transport, un Convair C-131 Samaritan et le tout nouveau Douglas C-133 Cargomaster (Morley fait un exposé à coté du s/n 54-014*), dont les premiers exemplaires furent livrés au MATS, en août 1957.

Enfin, les hélicoptères sont représentés par un seul Piasecki H-21, la "banane volante" que l'on aperçoit lors de l'atterrissage hors piste de Morley, suite à une vrille.



Christian Santoir


*Film en vente sur www lovingtheclassics.com
 
THUNDERINGJETS.jpg

 

Date de création : 16/12/2012 : 19:51
Dernière modification : 05/07/2014 : 17:23
Catégorie : - Films
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