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LE DANGER VIENT DE L'ESPACE
Vo. La Morte viene dallo spazio



Année : 1958
Pays : Italie-France
Durée : 1h 22 min.
Genre : science fiction
Noir et blanc

Réalisateur : Paolo HEUSCH
Scénario : Sandro CONTINENZA, Marcello COSCIA
Histoire originale : Virgilio SABEL

Acteurs principaux :
Paul HUBSCHMID (John McLaren), Fiorella MARI (Mary McLaren), Madeleine FISCHER (Katy Dandridge), Ivo GARRANI (Prof. Herbert Weisse), Dario MICHAELIS (Peter Leduq), Peter MEERSMAN. (General van Dorff), Jean-Jacques DELBO (Sergei Boetnikov), Massimo ZEPPIERI (Dennis McLaren), Sam GALTER (Randowsky)

Photographie : Mario BAVA
Musique : Carlo RUSTICHELLI
Producteur : Guido GIAMBARTOLOMEI
Compagnies productrices : Royal Film, LUX Film
 
Avions :
-Avro Vulcan (images d'archives)
-Bell 47G
-Lockheed Constellation Super G (images d'archives)
-Douglas DC-4 (images d'archives)
-Douglas DC-6 (images d'archives)
-Convair 340 (images d'archives)
-Airspeed AS.57 Ambassador (images d'archives)
-Bristol Britannia (images d'archives)
-Boeing 377-10-26 Stratocruiser  NC1037V (images d'archives)


Notre avis :

«Le danger vient de l’espace» est le premier film du très éclectique Paolo HEUSCH, qui devait rester un spécialiste des films de série B, tout le temps de sa brève carrière. Ce film se distingue des autres films de l’époque, marquée par la guerre froide, par un scénario original faisant coopérer les puissances nucléaires du moment pour sauver la planète. Il lançait ainsi un message d’espoir.


Dans un effort commun, l’URSS et les USA ont décidé d’envoyer un homme autour de la lune, à partir de la base du Cap Shark. L’Américain, John McLaren, est choisi pour piloter seul, la fusée à propulsion atomique « XZ » pour un voyage de six jours. Le lancement se passe sans problèmes, mais alors que la fusée approche de la lune, McLaren perd tout contrôle et doit s’éjecter dans sa capsule de survie. Il atterrit sur une plage et où il est récupéré par un hélicoptère. Mais il a dû abandonner la fusée et son réacteur atomique dans l’espace, sans avoir eu le temps de l’arrêter ! Les jours suivants d’étranges phénomènes apparaissent sur la terre : les oiseaux et les animaux fuient les zones côtières, le ciel change de couleur et des boules de feu apparaissent çà et là…. On observe d’immenses marées et les zones les plus basses sont inondées, ce qui entraîne le déplacement de populations importantes. Les astronomes repèrent alors de gros astéroïdes se dirigeant vers la terre. Il semble que la fusée de McLaren ait heurté une ceinture d’astéroïdes géants et que l’explosion atomique consécutive ait fait dévier certains de leur trajectoire. Ils se dirigent maintenant vers la Terre qu’ils vont dévaster dans moins d’une semaine. Tous espèrent que l’attraction de la lune les fera peut-être dévier de leur course, mais en vain. Sur terre, la température augmente brutalement provoquant de grands incendies. Les centres de contrôle spatiaux de plusieurs pays sont détruits, seul reste celui du Cap Shark. Le seul espoir est de tirer tous les missiles nucléaires de la planète en direction de ces astéroïdes pour les faire exploser dans l’espace. C’est alors que le système de refroidissement du «calculateur » de Cap Shark qui doit fournir les paramètres de tir aux diverses bases de lancement, tombe en panne ! McLaren réussit à le remettre en marche juste à temps pour lancer les fusées. Des milliers de missiles sont alors mis à feu et convergent vers les astéroïdes. Ceux-ci finissent par être détruits, et la planète est sauvée !


Ce film à petit budget, tourné en Italie, utilise de nombreuses bandes d’actualités dès qu’il y a un peu d’action : mouvements de foule, incendies, catastrophes naturelles... Le reste du temps, on voit une bande de scientifiques qui échangent de nombreux papiers dans un laboratoire, tout en regardant des scopes radars. Pratiquement tout le film se passe sur la base de Cape Shark, mais plusieurs indices conduisent à penser que Cap Shark est en fait la péninsule du Cape York, dans le Queensland, en Australie, dont le nom n’est jamais mentionné. Comme dans un film d’aviation, le héros a des problèmes avec sa femme, qui en a assez d’attendre dans l’angoisse, l’éventuel retour de son homme volant, doublé d’un savant. Mais l’amour sera plus fort que tout.

On est surpris d’apprendre que des pays comme la Norvège, l’Ecosse, la Turquie, ou la France, disposent de sites de lancement de fusées nucléaires, mais il peut s’agir de bases américaines de l’OTAN… Le film parle même du site de lancement de Marseille ! La France de 1958 ne disposait pas encore de la bombe atomique, et n’avait pas de vecteur pour la lancer. Mais le général de Gaulle, revenu aux affaires la même année, y pensait sérieusement. On est bien là en pleine science-fiction ! Par contre, le problème de la collision d’astéroïdes, ou de météorites, avec la terre, n’est pas un thème de science-fiction, mais une préoccupation sérieuse. Pour l’instant, ne pouvant trouver une parade efficace, on se contente d’en faire des films (comme « Armageddon » en 1998). Rappelons que c’est dix ans après le film, en décembre 1968, que Frank Borman, James Lovell et William Anders firent pour la première fois, le tour de la lune, avec Apollo 8.


Les avions du film :

Et les avions dans tout çà, me direz-vous ? Ils sont nombreux, mais n’apparaissent que rapidement sur des documents filmés. Lors du générique, on assiste au décollage d’un bombardier Avro Vulcan de la RAF. McLaren est récupéré sur une plage par un hélicoptère Bell 47G. Lors de l’évacuation des populations des zones côtières, on a droit à un vrai défilé des avions de lignes utilisés juste avant l’arrivée du Boeing 707 : Lockheed Constellation Super G de la TWA, Douglas DC-4 de Capital Airlines, Douglas DC-6 de la Sabena, Convair 340 d’Alitalia, Airspeed AS.57 Ambassador, Bristol Britannia de BOAC, et un Boeing 377-10-26 Stratocruiser (NC1037V) de la Panam.

Côté fusées, le catalogue est également fourni. On voit les fusées allemandes V1 et V2, déjà dépassées. La fusée atomique «XZ » est d’ailleurs très inspirée de la super V2, l’A10, à deux étages qui resta à l’état de projet. On aperçoit également les fusées françaises "Véronique" et "Parca", les fusées américaines "Thor" et "Atlas", les missiles surface-air SAM A-7, Nike "Ajax" et SAM N-7 "Terrier", et même une fusée de recherche anglaise GPV. Bref, il semblerait que les pays envoient vers les astéroïdes toutes les fusées qu’ils ont sous la main, mais seuls les "Thor" et "Atlas" étaient susceptibles de porter une charge nucléaire, et d’atteindre l’espace…. Côté russe, comme il se devait en pleine guerre froide, aucune image !



Christian Santoir

* Film en vente sur amazon.fr
 
 
 
 
LE-DANGERVIENTDELESPACE.jpg

 
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Date de création : 24/01/2013 : 11:48
Dernière modification : 03/07/2014 : 18:32
Catégorie : - Films
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