Recherche
Recherche
Fiches de film

Articles cinéphiles

Liens

AVIATION

Cocardes
Cocardes Photos

CINEMA & ARCHIVES

BiFi
IMDB
INA
Web Archives

Webmaster - Infos
Préférences

Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe
Captcha reload
Recopier le code :


  Nombre de membres 146 membres
Connectés :
( personne )
Snif !!!
Copyright
Tous droits réservés
© www.aeromovies.fr
2001-2017
rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://aeromovies.fr/data/fr-articles.xml

 

LE MARIAGE DE CHIFFON

 

Année : 1942
Pays : France
Durée : 1 h 43 min.
Genre : comédie
Noir et blanc

Réalisateur : Claude AUTANT-LARA
Scénario : Jean AURENCHE, Marcel BLONDEAU, GYP


Acteurs principaux :
Odette JOYEUX (Corysande "Chiffon"), André LUGUET (Le duc d'Aubières), Jacques DUMESNIL (Marc de Bray), Pierre LARQUEY (JeanRobert), Le VIGAN (L'huissier), Suzanne DANTES (Madame de Bray).

Musique : Roger DESORMIERE
Photographie : Philippe AGOSTINI, Jean ISNARD
Compagnie productrice : La Société des Films Sirius

Avion :
-Farman III


Notre avis :

Le 6 août 1942, sortait cette charmante reconstitution de la vie dans une ville française de province, en 1900, une époque où l'Allemagne n'occupait "que" l'Alsace-Lorraine. En août 1942, il y avait du progrès, les Allemands occupant la moitié du pays, et trois mois plus tard, ils allaient occuper toute la France ! On savait que nos cousins germains aimaient la France, mais à ce point là…

Dans une petite ville de garnison, une adolescente de dix huit ans, Corysande, surnommée Chiffon, s'oppose en permanence aux règles sociales du milieu aristocratique et provincial où elle vit et s'ennuie. Sa mère, la marquise de Bray, une veuve, s'inquiète de cet état d'esprit et a hâte de la marier. Elle voudrait lui faire épouser un beau parti, en la personne d'un colonel d'un régiment de dragon, le duc d'Aubières, que Chiffon a rencontré, par hasard, dans une gare. Mais Chiffon a jeté son dévolu sur son oncle Marc, le frère de son beau-père, un aristocrate libéral, passionné d'aviation mais totalement fauché. Chiffon décide d'accepter le mariage avec le colonel, bien qu'il soit beaucoup plus âgé qu'elle, afin d'utiliser sa fortune pour aider Marc... Le jour des fiançailles, Marc trouve un sponsor étranger qui va lui permettre de poursuivre la construction de son aéroplane. Dans le même temps, le vieux majordome de Mme de Bray, complice de Chiffon, fait comprendre au colonel que Chiffon n'aime que Marc. Le duc d'Aubières, compréhensif, préfère renoncer aux fiançailles et aidera Marc et Chiffon à se marier. Ils partiront aux Etats-Unis où Marc pourra poursuivre ses recherches aéronautiques.

Tout est bien, qui finit bien, et Corysande de Bray épousera Marc de Bray, il n'y aura donc point de mésalliance, le problème d'argent étant réglé. Dans les familles aristocratiques, comme dans les familles bourgeoises, encore aujourd'hui, et surtout en province, la mariage d'une fille est une affaire trop sérieuse pour lui laisser suivre les élans de son cœur; tout cela pour "son bien" et, parfois, pour celui des finances de la famille…

On rappellera que l'acteur André Luguet, qui joue le colonel, était pilote pendant la première guerre mondiale. Breveté en 1915, l'adjudant Luguet fit partie de l'escadrille C.61.

En dehors de cet instantané pittoresque de la vieille France (qui n'en finit pas de mourir…), le clou du film reste le premier vol de l'aéroplane de l'oncle Marc.


Les avions du film :

Le tournage n'utilisa qu'un seul avion, une réplique de Farman HF.III, à moteur rotatif Gnome, que la production fit construire par Max Holste, sur les conseils du pilote de course Louis Gaubert. Holste, un ancien de l'Aéronautique navale, avait réalisé son premier biplace monoplan en 1934, chez un carrossier du boulevard Bessières, à Paris. Après avoir travaillé chez Farman, à Billancourt, et chez Amiot, à Colombes, il avait entrepris la construction d'un avion de course en 1940. Le Farman vola deux fois, le 24 juin 1942, avec le pilote de chasse Antoine de la Chapelle, aux commandes. On ne sait ce qu'est devenue cette belle réplique volante. Max Holste sera plus connu, après guerre, par la fabrication du MH.1521 Broussard qui équipera l'Armée de l'Air, l'Aéronavale et l'ALAT (Cf. la revue Icare n°242, "Max Hostle, un aviateur méconnu").

Les autres avions sont vus sous forme de maquettes, sur le bureau de Marc : un Farman à deux dérives avec un seul stabilo supérieur (un modèle de 1911) et ce qui ressemble à un triplan Curtiss.


Christian Santoir


* Film en vente sur amazon.fr

 


MARIAGEDECHIFFON.jpg
 
Mots-clés associés

Date de création : 25/05/2013 : 16:38
Dernière modification : 30/06/2014 : 19:55
Catégorie : - Films
Page lue 3005 fois


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !