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AEROPORT SO SLUZHEBNOGO VKHODA
Vo. Aэропорт со служебного входа

(Aéroport, entrée de service)

 



Année : 1986
Pays : URSS
Genre : Drame
Durée : 1 h 26 min.
Couleur

Réalisateur : Boris YASHIN
Scénario : Alexander LAPSHIN

Acteurs principaux :
Pyotr SHCHERBAKOV, Dalvin SHCHERBAKOV, Georgiy YUMATOV, Alyona OKHLUPINA, Sergei CHEKAN, Larisa BORUSHKO

Photographie : Roman VESELER
Musique : Vladislav KAZENIN
Compagnie productrice : Mosfilm
 
Avions :
-Antonov An-24
-Tupolev Tu-154B-2 c/n 78A305, CCCP-85305
-Tupolev Tu-154B  c/n 70M007, CCCP-85007
-Antonov An-12, c/n 01 34 78 02, CCCP-11106



Notre avis :

Ce petit film soviétique fut tourné à une époque où la fin de la guerre froide devenait possible, avec l'arrivée au pouvoir de Mikhaïl Gorbatchev. Comme l'indique son nom, il nous emmène dans les coulisses d'un aéroport soviétique (vraisemblablement Moscou-Vnoukovo), en nous montrant le déroulement d'une journée ordinaire, avec le travail des différents intervenants, du directeur de l'aéroport jusqu'aux équipes de pistes. Tourné avec la coopération du personnel de la compagnie Aeroflot, c'est une sorte de docu-fiction, mettant en scène quelques personnages clés, avec leurs qualités et leurs faiblesses. Par certains côtés, il ressemble, un peu, au film "Airport" (1970) qui, lui, donne dans la démesure. Il y est aussi question d'un aéroport couvert par la neige, mais, ici, pas d'acte de terrorisme, pas de mouvements de foule, pas d'avion en travers de la piste, juste des situations banales qui peuvent arriver tous les jours, et qu'il convient de gérer le mieux possible.


Tout commence par une froide matinée d'hiver, alors que la neige recouvre tout. Les avions atterrissent avec une visibilité minimale. Le directeur de l'aéroport prend son service et commence sa tournée, à commencer par la tour de contrôle, les guichets d'enregistrement des passagers et même les cuisines, où sont préparés les plateaux repas pour les avions. Le temps se gâte avec des chutes de neige de plus en plus fortes, et il mobilise tous les hommes disponibles pour déblayer les pistes et dégivrer les appareils. Bientôt, le trafic aérien doit être interrompu et les passagers, au départ, comme en transit, s'entassent dans l'aéroport. Les infrastructures sont surchargées et le plus dur à gérer sont les familles avec des enfants en bas âge, sans parler des cas particuliers... Cette situation demande à toutes les équipes au sol, un maximum d'effort mais aussi de coopération, et c'est au directeur de faciliter ce travail en commun, malgré les habituelles rivalités entre les différents responsables. Malgré tout, la nuit se passe sans trop de problèmes, alors que les équipes de piste ont travaillé sans relâche pour permettre aux premiers avions de décoller, dès le matin. Finalement, l'aéroport se vide petit à petit au rythme des départs, et le directeur peut enfin souffler un peu et s'occuper des plantes qui ornent son bureau...


L'action se passe au sol, dans un aéroport, et le spectateur pourra trouver le temps long comme les passagers qui essaient de dormir sur les sièges de la zone de transit. Mais c'est un témoignage de l'époque soviétique aujourd'hui révolue, ou presque…La vie de l'aéroport est décrite en détail avec une grande exactitude. On voit ainsi les différents personnels de l'Aeroflot, une formation paramilitaire avec tous ses agents en uniformes, y compris aux cuisines ! On appréciera le style russe, avec plantes grasses et rideaux bouillonnants dans les bureaux, les coiffures, les habits, les équipements un peu surannés, comparés à ceux de l'occident, les camions ZIL, les Jeep UAZ...On voit également un dispositif bizarre qui n'existait pas dans les aéroports de l'ouest : un poste de télévision permettant de poser des question, en direct, à une hôtesse qui apparaît sur l'écran, une sorte de bureau d'information télévisuel…Malgré la sévérité du climat, à l'époque, il n'y avait pas de passerelles couvertes pour accéder aux avions et les passagers, chaudement vêtus, devaient se diriger à pied, au milieu des congères, vers leurs avions.

Ce film peut sembler ennuyeux (surtout si on ne comprend pas le russe…), mais qui dit aéroport, dit avions, il donne un aperçu des principaux avions de transport soviétiques, au milieu des années 80, dont certains sont toujours en service. Les avions sont filmés au sol, à l'atterrissage ou au décollage.


Les avions du films :

Un des tout premiers avions apparaissant sur le tarmac de l'aéroport est un Antonov An-24. On en voit deux autres vers la fin du film, en compagnie d'un Antonov An-12 et d'un Yak-40.

Un Tupolev Tu-154B (c/n 78A305, CCCP-85305) a ses ailes dégivrées par un vieux réacteur Klimov VK-1F (qui équipait les Mig-15), monté sur un camion. Ce Tu-154B-2 fut mis en service en décembre 1978 par l'Aeroflot (secteur nord Caucase). En novembre 1996, il sera transféré à la compagnie Donavia (RA-85305), basée à Rostov sur le Don. Il y sera ferraillé en septembre 2001.

Un autre Tupolev Tu-154B a son empennage dégivré à la vapeur. Il s'agit d'un appareil ancien, un des tout premiers Tu-154 (c/n 70M007, CCCP-85007). Fabriqué en 1970, il arriva la même année à Vnukovo et servit à mettre au point le programme d'entretien du Tu-154. Il sera mis hors service en juillet 1995 et ferraillé à Vnukovo, peu après.

On remarque que l'embarquement à bord de cet avion se fait par une porte située au milieu du fuselage. Dans le cockpit, prennent place trois membres d'équipage, le mécanicien ayant son poste à droite, derrière les pilotes. Mais au moment du décollage, on voit un quatrième homme installé sur un strapontin entre les deux pilotes (un instructeur ou un inspecteur ?). On remarquera, au passage, les sempiternels ventilateurs, chers aux cockpits soviétiques ! Le Tu-154, au début des années 90, transportait environ la moitié des passagers aériens des lignes domestiques de l'URSS. On voit également à l'atterrissage, un biréacteur Tupolev Tu-134, dont le Tu-154 était l'extrapolation.

Pour le transport de fret, l'Aeroflot utilise des Antonov An-12, dont le CCCP-11106 (c/n 01 34 78 02). Cet An-12B, construit en avril 1971, fut endommagé à Pevek (Sibérie orientale) en septembre 1981. Réparé et remis en service, il servit au sein de l'Aeroflot jusqu'en 1993, date à laquelle il fut transféré à la compagnie Magadan Avia Leasing (RA-11106). En mai 1996, il fut immatriculé au Liberia (EL-ALD) au nom de la compagnie Santa Cruz Imperial basée à Sharjah, dans les Emirats Arabes Unis (un Ilyushin Il-18, recevra, par la suite, le même matricule avec la même compagnie…). En 1998, il passait en Afghanistan (YA-DAA), exploité par la compagnie Ariana. Il fut détruit à Kaboul, en octobre 2001, par des bombardements américains.

Les autres avions ne sont pas identifiables. On aperçoit ainsi un vieil Ilyushin Il-14, un avion entré en service en 1954. A la fin du film, on voit des passagers embarquer à bord d'un gros Ilyushin Il-96, en empruntant une passerelle rétractable située au niveau de la soute, ce qui évite de mettre en place un escalier mobile.


Christian Santoir
 
 
 
 
AEROPORT.jpg

 
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Date de création : 01/02/2014 : 09:21
Dernière modification : 24/06/2014 : 01:24
Catégorie : Fiches de film - Films
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