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MERVEILLE DU VOL

VO : Wünder des Fliegens ; Der Film eines deutschen Fliegers




Année : 1935
Pays : Allemagne
Durée : 1 h 20 min.
Genre : Aventures
Noir et blanc

Réalisateur : Heinz PAUL
Scénario : Peter FRANCKE, Heinz PAUL, Hans RAMEAU, Walter ANGERMUND

Acteurs principaux :
Ernst UDET (lui même), Käthe HAACK (Mme Muthesius), Jürgen OHLSEN (Heinz Muthesius)

Photo : Hans SCHNEEBERGER, Heinz Von JAWORSKY
Musique : Giuseppe BECCE

Avions :
-Udet U 12a Flamingo c/n 269, D-822
-BFW M 23b c/n 510, D-1881
-Grade Eindecker
-Curtiss Hawk II c/n H-80, D-IRIK
-Klemm L 25cXI c/n D-2397
-Klemm Kl 32 XIV D-2310
-Schleicher Rhönbussard  D-UDET


Notre avis :

Ce « film d’un aviateur allemand », comme il est sous-titré, sort trois mois après la création de la Luftwaffe et un mois avant la nomination du principal acteur,
Ernst UDET, au grade de colonel de la nouvelle arme. La création de la Luftwaffe, contraire au traité de Versailles, suivait un train de mesures édictées en 1934 par le ministère de la Science, de l’Education et de la Formation stipulant que l’aviation devait être mise au programme de toutes les écoles dès le niveau primaire ! Cet enseignement concernait non seulement la théorie mais aussi la pratique avec la construction de modèles réduits et l’apprentissage du vol à voile. C’était une sorte d’ «aviation scolaire»  obligatoire à laquelle répondra, en France, une «aviation populaire» basée sur le volontariat. La réalisation de MERVEILLE DU VOL fait partie de cette politique et a été parrainée par le ministre du transport aérien, le général Hermann Göring. Le script fut écrit par Walter ANGERMUND qui était l’attaché de presse d’UDET et tenait le rôle de speaker dans ses meetings, comme on le voit dans le film.

Le jeune Heinz Muthesius a perdu son père à la guerre, alors qu’il était pilote de chasse. Son plus cher désir est de devenir aviateur mais sa mère s’y oppose. Un jour il rencontre
Ernst UDET qui était un camarade de son père. UDET emmène en avion le jeune Heinz et lui envoie un peu plus tard une invitation pour assister à un meeting aérien à Berlin-Tempelhof. UDET intercède pour lui auprès de sa mère qui finit par accepter qu’il prenne des cours de vol à voile. Après des vacances passées avec UDET, Heinz commence sa formation et obtient son brevet de pilote. Pour tester sa compétence, il vole en montagne à proximité du Zugspitze mais son planeur est pris dans le mauvais temps et il doit se parachuter. Sa chute a été observée par l’observatoire du Zugspitze. Les secours sont alertés et UDET, avec son avion, retrouve son jeune ami sain et sauf.

L’histoire est juste là pour montrer de nombreuses scènes aériennes filmées avec maestria par le caméraman SCHNEEBERGER : UDET atterrissant sur le Zupspitze, passant sous les ponts de l’Isar à Munich, volant à travers un hangar de l’Oberwiesenfeld, ou piquant à la verticale avec son Curtiss Hawk. On peut également voir plusieurs extraits de ses films en Afrique, au Groenland et en Amérique.


Dans le petit musée de l’appartement d’UDET, les murs sont couverts des photos de Richthofen, Boelcke, mais aussi de Nungesser et de Fonck qu’UDET connaissait bien. Il y a naturellement la photo et même le buste, de Göring qu’UDET ne fréquentait pas, mais qui fait le lien entre le passé et le présent nazi. Les nazis sont d’ailleurs partout dans le film : hommes des SA au meeting de Berlin, délégation allemande avec salut hitlérien et chemises brunes venue accueillir UDET aux USA (sans doute à Kingman, dans l’Arizona), grand portrait d’Adolf Hitler dominant la salle de cours de l’école de vol à voile.

Le film ne fut pas seulement un film de propagande politique et de promotion pour l’aviation, mais aussi un gros succès commercial. Pour UDET, il fut une sorte d’adieu : c’était la dernière fois qu ‘il participait à un tournage. La vie de l’ «enfant heureux», comme il aimait à s’appeler, était terminée, commençait celle du général au destin tragique. Comme un symbole, son cher Flamingo fut totalement détruit presque au même moment, lors d‘un convoyage. Avec cet avion, c’était une partie de sa vie qui disparaissait à jamais.

MERVEILLE DU VOL est un grand et un vrai film d’aviation, un «must» absolu pour tout aérocinéphile digne de ce nom.


Les avions du film :

Le film offre un aperçu des nombreux avions possédés par UDET, lors de sa carrière de pilote de spectacle. Le premier qui apparaît est comme il se doit, l’Udet U 12 Flamingo portant le matricule D-822 qui était son avion fétiche bien qu’il possédât trois autres U 12 avant lui. Mais c’est avec celui-là qu’il était devenu le spécialiste de la voltige lente, à basse altitude et avec parfois, l’hélice calée ! C’est avec lui aussi, qu’il ramassait des mouchoirs au sol, du bout de son aile. Cet avion était peint en rouge avec des entretoises à rayures rouges et blanches ; les ailes étaient couleur argent. Il se produisit avec cet avion non seulement en Allemagne, mais aussi en Autriche, en Suisse, en Angleterre, et aux États-Unis. Construit en 1926, Ce Udet 12a (n° 269) eut une longue carrière de huit ans. En 1930, il avait été remotorisé avec un Siemens Sh 14 plus puissant et devint le U 12b Spezial. Il avait également un fuselage plus long à l’avant et une dérive moins haute, ainsi qu’un appuie-tête pour le pilote. La place avant était fermée par un capot amovible. Le moteur fut changé pour un Sh 15 de 160 chevaux, une dernière fois en 1933, avant la tournée américaine. Dans le film on voit deux U 12; un avec empennage réduit, le Spezial, lors des scènes de voltige, un avec une dérive plus grande qui est proche du modèle de série U 12a mais qui est décoré comme le U 12 Spezial.

Au meeting de Berlin, on peut admirer les évolutions d’un BFW (Messerschmitt) M 23b (D-1881) piloté par Willy Stöhr, le chef pilote de la marque, et d’un rare Grade Eindecker, une sorte de Santos-Dumont Demoiselle, piloté par son constructeur Hans Grade, un des pionniers de l’aéronautique allemande. Au sol, sur le tarmac, il y a de nombreux avions parmi lesquels on remarque des Junkers F-13 et un gros Junkers G-38. UDET pilote son Curtiss Hawk II (c/n H-80, D-IRIK) avec lequel il effectue un piqué prolongé avant de se poser devant les spectateurs. Cet avion, restauré sans ses ailes, est aujourd’hui exposé au Musée de l’Aviation de Cracovie.

UDET posséda à un moment ou un autre, jusqu’à une demi douzaine de monoplans ; en 1933, il acquit un Klemm L 25cXI (D-2397) à moteur anglais Pobjoy qu’il pilote dans ce film. Aux États-Unis, on le voit descendre d’un triplace Klemm Kl 32 XIV (D-2310) avec lequel il vola en 1933, de New-York à Los Angeles, en passant par Pittsburgh, Columbus, Indianapolis, St Louis, Kansas City, Amarillo, Albuquerque, Winslow et Kingman. Des extraits du film «SOS Eisberg» montre le BFW M 23b hydravion qu’UDET pilota en 1932 au milieu des glaces. Le film se termine sur son Schleicher Rhönbussard (D-UDET; il y eut un autre planeur, un DFS Habicht, ayant porté le même matricule) qui est remorqué par un Klemm, avant de prendre les ascendances thermiques au milieu des cimes enneigées. Les autres planeurs du film sont des appareils d’école, un Schulgleiter SG 38, puis un Grunau 9, lancés par deux élastiques tirés par une vingtaine d’hommes.

Christian Santoir

 

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Date de création : 13/12/2006 : 15:41
Dernière modification : 30/10/2012 : 10:27
Catégorie : - Films
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Réactions à cet article

Réaction n°2 

par christian le 31/07/2008 : 18:16

Nulle part ! Ce film n'a été réédité qu'en Allemagne, par la Ufa. Il est en vente sur Amazon.de. Il faudra même comprendre l'Allemand pour le commander, ou parler la langue universelle, c'est à dire l'Anglais..
Bon courage !

Réaction n°1 

par ilhm le 30/07/2008 : 23:48

Ou trouver ses films???????sous stitré francais;)