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ANTOINE ET SEBASTIEN

 

Année : 1974
Pays : France
Genre : comédie
Durée : 1 h 35 min.
Couleur

Réalisateur : Jean-Marie PERIER
Scénario : Monique LANGE, Fernand PLUO

Acteurs principaux :
François PERIER (Antoine), Jacques DUTRONC (Sébastien), Ottavia PICCOLO (Nathalie), Keith CARRADINE (John), Marisa PAVAN (Mathilde), Marie DUBOIS (Corinne), Pierre TORNADE (Max).

Musique : Jacques DUTRONC, François RAUBER
Photographie : Yves LAFAYE
Producteur : Michelle de BROCA
Compagnie productrice : Fildebroc, Seda Spettacoli

Avions:
-Bücker Bü 131B Jungmann F-BOHF, c/n 83
-Stampe et Vertongen SV-4C F-BDMU, c/n 651
-Morane Saulnier MS.130 F-AZAA (en arrière plan)
-Breguet 763 Deux Ponts F-BASO (en arrière plan)
-North American T-6  (en arrière plan)
-Boisavia 603 Mercurey R.11 F-BIRK, c/n 55 (en arrière plan)
-Jodel D.92 Bébé  F-PKFO, c/n 446 (en arrière plan)
-SOCATA Rallye (en arrière plan)
-Ryan Navion (en arrière plan)
-S.N.C.A.C. NC853S Chardonneret (en arrière plan)
-Boisavia 603 Mercurey R.11 F-BIRK, c/n 55 (en arrière plan)


Notre avis ;

Dans cette comédie dramatique, Jean-Marie Perrier, dirige son père François, qui incarne un ancien aviateur dirigeant un aéroclub et un petit terrain d'aviation, où il organise des meetings aériens avec une poignée d'amis. Ce fut également le premier film du chanteur Jacques Dutronc. Le tournage eut lieu, en grande partie, sur le terrain de Cerny/La Ferté-Alais, où, en 1973, était basée "L'escadrille du Souvenir" ainsi que l'association "Salis Aviation". Jean Salis et le pilote cascadeur, Gérard Streiff, participèrent à la réalisation des scènes aériennes.


Antoine Brignaud, un provincial de soixante ans, est un ancien pilote de l'Aéropostale, et il est resté un passionné d'aviation. Il dirige l'aéroclub d'une petite ville, au bord de la Gironde, et passe son temps dans son atelier, à réparer des moteurs et des vieux avions. Il prépare également un meeting aérien où les baptêmes de l'air pour les moins de vingt ans seront gratuits. Remarié à une Italienne qui avait une fille, Nathalie, qu'il a élevée, Antoine a pour projet de la faire épouser son fils adoptif, Sébastien. Ce dernier a son brevet de pilote, mais ne veut pas faire carrière dans l'aviation et préfère achever ses études vétérinaires. Pour l'instant, il fait son service militaire et quitte la caserne, avec une fausse permission, pour une exhibition aérienne. Sébastien est un jeune homme séduisant qui accumule les conquêtes, mais Nathalie se laisse séduire par un jeune Américain, John, qui travaille dans une raffinerie de pétrole. Antoine n'aime pas du tout les Américains depuis que l'un d'eux lui a ravi sa première épouse, et il enrage quand Nathalie invite John à diner. Il décide de tout faire pour le décourager, avec la complicité de Sébastien. Ce dernier essaie d'effrayer les amoureux sur une plage, en faisant du rase mottes au-dessus de leur tète, ce qui se termine par un atterrissage sur le nez ! Lors du dîner, Antoine et Sébastien ont un comportement odieux, ce qui pousse John à quitter la table, suivi par Nathalie. Elle étouffe dans ce petit monde provincial, et elle décide de suivre John au Etats-Unis. Sébastien repart à la caserne, déçu; peu après, il apprend qu'Antoine est hospitalisé, suite à une crise cardiaque. Il supplie Sébastien de l'emmener au terrain, pour aller en Amérique ! Sébastien cède, mais en vol, Antoine meurt...


Le personnage d'Antoine, habitant une petite ville de province (comme La Ferté-Alais...) rappelle, par certains côtés, Jean-Baptiste, le père de Jean Salis, au look très français, avec son béret, un bon vivant, attaché à la vie rurale et souvent outré de voir de belles pièces de notre patrimoine aéronautique rachetées par des riches Américains...La fête aérienne programmée par Antoine, rappelle également, les meetings, organisés chaque année depuis 1972, par l'Amicale Jean-Baptiste Salis et rassemblant de vieux avions à hélice venant de divers horizons.

Le tournage eut lieu avec deux avions de la collection de Jean Salis qui comptait, en 1973, 22 avions en état de vol et 15 en cours de restauration.


Les avions du film :

Le film commence, dès le générique, avec un Bücker Bü 131B Jungmann dont on démarre le moteur. On le voit ensuite, dans le ciel, effectuer des figures de voltiges aux mains de Jean Salis. Cet avion jaune avec une bande noire, est le F-BOHF (c/n 83) qui venait d'être acheté en Suisse (HB-UTS). Construit à Altenrhein, par Doflug, il appartint  aux Troupes d'Aviation Suisses sous le numéro "A-70", avant de devenir le HB-UTS. Il a conservé dans le film, sa décoration jaune et noire d'origine. Il sera réimmatriculé F-AZBU en 1982, avec une autre décoration. Il apparut dans la série "Les faucheurs de marguerites" en 1973 et on le retrouvera dans le film l'"As des As", en 1982.

En plein vol, il est remplacé par un Stampe et Vertongen SV-4C (c/n 651). Construit par la SNCANord en 1948, il fut d'abord immatriculé "F-BDMU" au nom de Aéroclub de La Vallée Du Loing "Georges Villette", basé à Mitry Mory, puis cédé à Salis Aviation, en août 1969, basé à Cerny. Il sera radié en octobre 1978 et vendu en Allemagne (D-EGXY), où il vole toujours, décoré en avion militaire français.

Tous les autres avions ont été filmés au sol, en arrière plan. Pendant le générique, on voit également une formation de trois appareils, à savoir le Bücker, le Stampe et un Morane Saulnier MS.130 (F-AZAA), tout juste restauré et qui revola en juin 1973.

Le plus remarquable est un ancien Breguet 763 Deux Ponts de la compagnie Air France (F-BASO, c/n 2) qui l'utilisa de 1952 à 1965. Il fut accidenté en se posant sur le ventre en décembre 1966. Il fut acquis par un ingénieur qui avait participé aux essais de cet avion, Gaston Decoop, qui était également le secrétaire général de l'aéroclub de la Ferté-Alais. Le Bréguet arriva à Cerny, en août 1970, pour y être exposé, mais il sera ferraillé en 1975...

Au début du film, on voit un jeune garçon debout dans un North American T-6, portant un insigne inconnu. Il devait faire partie de la vingtaine de T-6 stockés à la Ferté-Alais, au milieu des années 70.

Parmi les avions, garés devant les hangars, il y a des avions n'appartenant pas à la collection Salis. Il y a ainsi deux SOCATA Rallye, un Ryan Navion, un S.N.C.A.C. NC853S Chardonneret et un Boisavia 603 Mercurey R.11 (F-BIRK, c/n 55), vu de plus près, qui appartenait à l'Ecole Régionale de Parachutisme du Poitou, entre 1963 à 1979. Cet avion a été détruit depuis.

Dans un hangar, à Cerny, il y a plusieurs vieux avions, plus ou moins démontés, sans doute en attente de restauration. On remarque d'abord une réplique de l'Avion III de Clément Ader qui participa au tournage de la série "Les faucheurs de marguerites" (1973). L'Avion III est garé en face d'un Jodel D.92 Bébé (F-PKFO, c/n 446) qui appartenait à un pilote privé et qui est toujours en état de vol.

Derrière Max, dans le hangar, on aperçoit le fuselage d'un De Havilland DH.82 Tiger Moth rouge, rangé juste à cote de celui d'un Morane Saulnier MS.138. Si Jean Salis eut au moins trois DH.82 Tiger Moth, il n'eut qu'un seul MS.138 EP2, le "F-AZAJ", un exemplaire unique au monde, trouvé à Brioude, en 1967 (immatriculé F-AQDN, il avait été loué en août 1937, à l'aéroclub de cette localité). Il fut restauré en 1975, d'abord comme modèle d'exposition, avant d'être remis en état de vol.

Quand Max parle à Antoine du "planeur Voisin" (que l'on ne voit pas, mais dont une réplique fut également construite pour la série télé "Les faucheurs de marguerites"), il y a derrière lui un fuselage, dont les mâts de cabane correspondent à ceux d'un Morane Saulnier MS.185 (comme le F-AZAJ, de Gérard Marchadier, restauré en 1977-1978).


Christian Santoir

*Film à acheter sur PriceMinister



 

ANTOINEETSEBASTIEN.jpg



 

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Date de création : 05/03/2016 : 09:09
Dernière modification : 05/03/2016 : 09:09
Catégorie : - Films
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