Recherche
Recherche
Fiches de film

Articles cinéphiles

Liens

AVIATION

Cocardes
Cocardes Photos

CINEMA & ARCHIVES

BiFi
IMDB
INA
Web Archives

Webmaster - Infos
Préférences

Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe
Captcha reload
Recopier le code :


  Nombre de membres 143 membres
Connectés :
( personne )
Snif !!!
Copyright
Tous droits réservés
© www.aeromovies.fr
2001-2017
rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://www.aeromovies.fr/data/fr-articles.xml

DIE LIEBE UND DER COPILOT
(L'amour et le copilote)


 

Année : 1961
Pays : Allemagne de l'Est
Genre : comédie
Durée : 1 h 36 min.
Noir et blanc

Réalisateur : Richard GROSCHOPP
Scénario : Carl ANDRIEßEN, Lothar CREUTZ

Acteurs principaux :
Horst DRINDA (Horst Schubert), Günther SIMON (Richard Wagner), Günther HAACK (Lutz Hempel), Wilfried WESCHKE (Klaus Büttner), Gerlind AHNERT (l'hôtesse Ilse Lienhardt), Sylva SCHÜLER (l'hôtesse Ingrid), Helga PIUR (l'hôtesse Gudrun)

Musique : Hans Hendrik WEHDING
Photographie : Eugen KLAGEMANN
Compagnie productrice : Deutsche Film (DEFA)

Avions :
-Ilyushin Il-14P c/n 14 803 009, DM-SAC
-Ilyushin Il-14P c/n 14 803 077, DM-SAN (en arrière plan)
-Ilyushin Il-14P c/n 14 803 024, DM-SAK (idem)

 

Notre avis :

Ce film se passe au sein de la compagnie éphémère de la République Démocratique Allemande, la Deutsche Lufthansa, dont les avions ont été filmés sur l'aéroport de Berlin-Shönefeld. Cet aéroport était occupé par l'aviation militaire soviétique qui donna son autorisation, en 1954, pour y construire une aérogare civile. C'est à cette époque que la RDA lança sa propre compagnie en reprenant le nom et le logo de Lufthansa, ce qui lui valut une bataille juridique avec la RFA, l'Allemagne de l'Ouest, où l'ancienne Lufthansa avait été autorisée à reprendre ses vols depuis avril 1955...

Horst Schubert est le nouveau copilote de l'équipage du commandant Wagner. Schubert est un bon pilote qui ne mélange pas vie privée et vie professionnelle. Dans ses temps libres, c'est un vrai Don Juan, très attiré par le sexe opposé, ce que va lui porter préjudice, à lui, mais aussi à la compagnie Lufthansa, quand il va être mêlé à la disparition d'une jeune Suissesse, Madelon Lussi, à Varna, Schubert étant le dernier à l'avoir vue. A Berlin, Horst a rencontré Ilse, dont il est tombé amoureux. Devant elle, il se vante d'être commandant de bord. Qu'elle n'est pas sa surprise de la rencontrer le lendemain, comme hôtesse de l'air, remplaçant une collègue en congé ! Ilse ne sait quoi penser de l'affaire de Madelon qui lui est parvenue aux oreilles, à son arrivée à Varna; en outre, les nombreuses fréquentations de Horst ne lui font guère plaisir. En dehors de cela, Horst se comporte de façon très professionnelle lors du vol de retour, quand l'avion est détourné vers Vienne, suite à un problème météo. Plus tard, Schubert interrompt volontairement son examen pour accéder au grade de commandant de bord, car il est déstabilisé par tout ce qui lui est arrivé ces derniers jours. Ilse, qui se tient à distance, ne lui rend pas les choses faciles. Mais finalement, les choses ne seront pas aussi sombres que prévu. Madelon va réapparaitre, et Horst pourra retrouver sa bien aimée, Ilse.

Ce film est un des premiers à illustrer le changement de stratégie de la DEFA, visant à produire des films de divertissement, plus modernes, destinés à un public jeune, avec des intermèdes musicaux. Il donne la vision d'une société dynamique, caractérisée non seulement par le progrès technologique, mais aussi par les loisirs, les distractions, le voyage, comme chez les capitalistes. On passe ainsi beaucoup de temps sur la plage et dans les cabarets de Varna, en Bulgarie, une station balnéaire située au bord de la mer Noire. Cependant, le film ne peut ignorer totalement l'ambiance de l'époque, la guerre froide, comme le rappelle un slogan aperçu sur un mur du terminal de Schönefeld "Nieder mit der Atomkriegsgefahr" (A bas le danger de guerre atomique), alors que les USA et l'URSS se livraient à une course effrénée aux armements.

Sinon, la Deutsche Lufthansa est ici à l'honneur, deux ans avant de disparaitre, au profit de la compagnie Interflug, fondée en 1958, et après huit ans de coexistence avec l'autre Lufthansa, située de l'autre côté du rideau de fer.

 

Les avions du film :

Le principal type d'appareil du film filmé au sol mais aussi en vol, est l'Ilyushin Il-14, un bimoteur qui vola en octobre 1950, et qui était très répandu dans les pays de l'Est de l'époque.

Celui qui fut le plus utilisé par le tournage est immatriculé "DM-SAC". Il porte le logo de Lufthansa sur le nez et aussi en haut de la dérive. C'est un Il-14P (c/n 14 803 009) pris en charge par Deutsche Lufthansa en septembre 1957. Il sera par la suite transféré en 1963, à Interflug. Sa capacité de 28 passagers sera portée à 32, en 1964. Retiré du service en 1965, il sera radié des contrôles en janvier 1966 et vendu à l'Armée de l'Air syrienne.

Des scènes furent filmées dans la vraie cabine où les passagers sont assis à quatre de front (2+2) non pas sur des sièges, mais des banquettes de deux places, avec vis à vis à l'avant. On voit également le cockpit et le tableau de bord. L'avion se pilote à quatre, pilote, copilote, radio et mécanicien, ce dernier s'installant entre les pilotes pour mieux surveiller "ses moteurs" dont il manœuvre les commandes de gaz au décollage ou en vol. Il était assis sur un strapontin, le dos reposant sur une sangle amovible, accrochée en travers de la porte du cockpit. Son omniprésence devait être plutôt pénible à supporter pour les pilotes...On constate que ces derniers font un usage fréquent d'un computer de navigation circulaire (genre Jeppesen CR-2), le radio ne s'occupant que des communications.

Il y d'autres Il-14 sur le tarmac de Schönefeld. On voit ainsi l'Il-14P "DM-SAN" (c/n 14 803 077) livré à la Lufthansa en septembre 1959. Il sera vendu en mars 1965, à l'Armée de l'air égyptienne. Il y a également l' Il-14P d'Interflug "DM-SAK" (c/n 14 803 024), qui sera retiré d'exploitation en décembre 1965 et transféré à l'Armée de l'Air syrienne. Un autre Il-14 appartient à la compagnie roumaine TAROM (Transporturi Aeriene Române).

On aperçoit rapidement un Ilyushin Il-18 de Deutsche Lufthansa et plus tard, un Antonov An.2 civil.


  Christian Santoir

*Film à visionner sur internet



 

DIELIEBEUNDDERCOPILOT.jpg



 

Mots-clés associés

Date de création : 02/04/2016 : 09:15
Dernière modification : 02/04/2016 : 09:15
Catégorie : - Films
Page lue 1138 fois


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !