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OR NOIR


   

Année : 2011
Pays : France, Italie, Qatar, Tunisie
Genre : aventures
Durée: 2h 10 min.
Couleur

Réalisateur : Jean-Jacques ANNAUD
Scénario : Menno MEYJES, Jean-Jacques ANNAUD

Acteurs principaux :
Tahar RAHIM (Prince Auda), Antonio BANDERAS (Emir Nesib), Mark STRONG (Sultan Amar), Freida PINTO (Princesse Leyla), Riz AHMED (Ali), Liya KEBEDE (Aicha)

Musique : James HORNER     
Photographie : Jean-Marie DREUJOU     
Producteurs : Tarak Ben AMMAR, Xavier CASTANO
Compagnie productrice : Quinta Communications

Avions :
- RAF SE.5, c/n 2, F-AZCN (réplique)

Notre avis :

Le film "Lawrence d'Arabie" de David Lean, en 1962, montrait comment les Britanniques réussirent à fédérer les tribus de la péninsule arabique, contre l'empire ottoman, allié des Allemands, lors de la première guerre mondiale. Celui-ci, traite de l'entre deux guerres et met en scène les rivalités intertribales qui conduisirent à l'élaboration d'un état monarchique unifié, dont l'économie allait être révolutionnée par la découverte de riches gisements de pétrole.

Le film commence avec les princes Amar et Nesib qui mettent fin à leurs affrontements. Au lieu de poursuivre une longue et coûteuse guerre qui remonte au fond des temps, un accord est conclu entre ces deux chefs de tribus, selon lequel les fils d'Amar, Saleh et Auda, seront élevés avec les enfants de Nesib, Tarik and Leyla. En outre, un no man's land, appelé "La ceinture jaune", sera crée entre les territoires des deux tribus. Quinze ans plus tard, Saleh est devenu un prince prêt à régner et Auda, suivant les conseils de son père, étudie le Coran, ce qui accapare tout son temps. La paix règne comme la pauvreté, Amar estimant que tout ce qui peut être acheté est sans valeur, contrairement à Nesib qui a des ambitions plus matérialistes. Il suffit d'un simple morceau de schiste bitumineux découvert dans le no man's land par un géologue d'une compagnie pétrolière américaine, pour tout changer. L'émir Nesib trouve dans cette découverte l'occasion d'améliorer et de moderniser la vie de sa tribu, en construisant des hôpitaux, des écoles. Il autorise la compagnie américaine à forer des puits, au mépris du traité qu'il avait signé avec Amar. Nesib lui envoie un émissaire pour modifier l'accord, mais Amar, un sultan fondamentaliste, refuse. Saleh décide d'aller voir son père pour le raisonner, mais il tue ses deux compagnons et il est abattu par Tarikh. Le prince Auda et la princesse Leyla sont tombés amoureux l'un de l'autre, très jeunes, et ils se marient avec la permission de Nesib. Auda se rend également auprès de son père pour le convaincre de s'entendre avec Nesib, mais Amar décide de prendre les armes. Auda se retrouve entre les deux camps et dans un premier temps, accepte de combattre pour son père. Après plusieurs renversements d'alliance, Auda, appuyé par Leyla, parviendra à prendre le dessus sur les troupes de Nesib et à s'emparer de sa capitale. Auda n'est pas comme son père, c'est un homme ouvert sur l'extérieur. Il épargne la vie de Nesib et pense qu'il sera mieux à sa place à Houston, dans le conseil d'administration d'une compagnie pétrolière, où son esprit rusé sera très tuile. Le film se termine sur Auda tenant un meeting auquel prennent part plusieurs étrangers, sans doute des pétroliers.
 
Ce film ne comporte aucun repère historique bien précis et rappelle la lutte entre les royaumes du Hedjaz et du Nejd, dans les années 20. Le film laisse espérer que l'Arabie saoudite va devenir un pays ouvert sur l'extérieur, avec une société moderne, grâce à la manne du pétrole...En fait, rien de tout cela n'arriva. Certes, les dromadaires ont été remplacés par les Range Rover ou les jets privés, et les tentes en laine, par des villas climatisés ou des gratte-ciels en verre, mais côté société, RAS ! Il n'y a pas eu de révolution industrielle en Arabie, comme il y en a eu en Europe, et l'évolution de l'économie n'a pratiquement eu aucun effet sur l'évolution d'une société de culture nomade. La rente pétrolière a été accaparée par une monarchie qui l'a redistribuée à sa guise. La société d'Arabie saoudite, comme celle du Qatar, est restée figée dans un système tribal archaïque, par une religion immuable et rétrograde (l'islam wahhabite) qui prétend tout contrôler et qui, malheureusement, se répand, pacifiquement (par les écoles, les mosquées...) et violemment (califat, DAESH, MUJAO...), hors des frontières du Moyen Orient, grâce à l'argent du pétrole. Ces pays n'ont de moderne que leur vitrine, derrière laquelle se cache une réalité moyenâgeuse.

Ce film bénéficia d'un gros budget de prés de 55 million de dollars, mais fut un cuisant échec. "Or Noir" est un bon film d'action, sans plus, qui fait regretter "Lawrence d'Arabie".

Les avions n'ont qu'un rôle tout à fait secondaire dans ce film, bien que les royaumes arabes se soient intéressés, dés le début des années 20, à l'aviation, en employant des mercenaires étrangers, italiens, anglais, et allemands.

Les avions du film :

Le premier avion aperçu dans le film est une réplique de RAF SE.5, biplace, tout bleu et immatriculé  "I-ANHG". On ne sait d'où vient ce matricule italien. Rappelons que les Italiens étaient présents en mer Rouge, en Erythrée, au début du XX° siècle. En 1921, six avions construits en Italie, furent livrés au Hedjaz (la province littorale de l'Arabie), quatre Caudron G3 et deux Farman MF-11, accompagnés par un pilote italien et un mécanicien. En avril 1936, les Italiens fournirent trois Caproni C.100 et trois Caproni C.101au gouvernement saoudien. Un des Caproni C.100 est exposé au musée de la force aérienne saoudienne de Riyad. Il est peint en bleu, comme l'avion du film, dont les bords carrés de la dérive ont été, en outre, arrondis (comme ceux du Caproni), en les camouflant avec de la peinture...

On le voit plus tard, transformé en chasseur monoplace, avec une mitrailleuse (façon Spandau) couleur argent avec un drapeau de gouvernail rouge avec un croissant horizontal, ressemblant au drapeau turc (qui a un croissant vertical). Il y a beaucoup d'informations sur le tournage du film, mais aucune sur l'origine des avions (comme d'habitude). Il s'agit sans doute de la réplique de SE.5 "F-AZCN" de l'AJBS, déjà vu dans "La jeune fille et les loups" en 2007 et "Le dernier vol" en 2009.


Christian Santoir

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Date de création : 30/09/2016 : 19:42
Dernière modification : 30/09/2016 : 19:42
Catégorie : - Films
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