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INDIANA JONES ET LA DERNIERE CROISADE
Vo.  Indiana Jones and the last crusade




Année ; 1989
Pays : USA
Durée : 2 h 5 min.
Genre : aventures
Couleur

Réalisateur : Steven SPIELBERG
Scénario : Jeffrey BOAM
Histoire originale : George LUCAS et Menno MEYJES

Acteurs principaux :
Harrison FORD (Indiana Jones), Sean CONNERY (professeur Henry Jones) Denholm ELLIOTT (Marcus Brody), Alison DOODY (professeur Elsa Schneider) John RHYS-DAVIES (Sallah) Julian GLOVER (Walter Donovan), River PHOENIX (Indiana adolescent), Michael BYRNE (Vogel), Kevork MALIKYAN (Kazim), Robert EDDISON (Le chevalier du Graal)

Photo : Douglas SLOCOMBE
Musique : John WILLIAMS
Chef pilote et coordinateur des scènes aériennes : Tony Bianchi
Producteur : Robert WATTS, George LUCAS, Frank MARSHALL
Compagnie productrice : Lucasfilm Ltd/Paramount

Avions :
-Douglas était un C-47B Skytrain  c/n 16688/33436, s/n 44-77104, G-ANAF / "NC170GP"
-Stampe SV-4C c/n 360, G-AWXZ / "D-EKVY"
-Pilatus P-2-05 s/n 37, F-AZCC
-Pilatus P-2-05 c/n 36 / 4116, F-AZCD


Notre avis :

INDIANA JONES ET LA DERNIÈRE CROISADE devait être pendant près de quinze ans le dernier épisode de la trilogie du célèbre archéologue explorateur. Goerge LUCAS et Steven SPIELBERG en ont décidé autrement en lançant début 2007 un quatrième volet... Ce troisième épisode tourné en Espagne (Almeria Grenade, Majorque), en Jordanie (Petra), à Venise, en Allemagne et aux États-Unis, ainsi qu'aux Studios d'Elstree en Angleterre, a un scénario proche du premier épisode, mais il fait appel à Sean CONNERY pour incarner le père d’Indiana. Il y est fait également référence à la jeunesse de l’archéologue. Cet aperçu de la vie du jeune Jones nous permet de comprendre comment la peur des serpents, son chapeau de feutre, sa coupure au menton et son fouet sont devenus des éléments constitutifs de son personnage.

En 1912, dans l’Utah, le jeune Indiana Jones surprend dans une caverne des pilleurs de trésors archéologiques. Il subtilise leur plus belle pièce, un crucifix ancien, afin de la remettre à un musée. Vingt-six ans plus tard, Indiana partage son temps entre ses cours d'archéologie et des chasses au trésor qui le conduisent dans les endroits les plus reculés de la planète. Un jour, le riche collectionneur Walter Donovan lui apprend que son père, le professeur Henry Jones, parti à la recherche du Saint Graal, a disparu mystérieusement. Indiana se rend à Venise, où son père a été vu pour la dernière fois. Avec son ami, Marcus Brody et Elsa Schneider, l'assistante de son père, il décrypte certains indices attestant l'existence du Graal. Après avoir échappé à maints périls, Indiana trouve que son père est détenu par les Nazis dans un château à la frontière germano-autrichienne. Mais Elsa est en fait, une espionne complice des Nazis, de même que Donovan ! Indiana et son père réussissent cependant à s'enfuir et à rejoindre Berlin pour récupérer une carte et le journal d’Henry qui détient des renseignements essentiels pour trouver le Graal. Parvenus à quitter l’Allemagne, poursuivis par des avions, ils arrivent à Iskenderun où ils rencontrent leur ami Sallah qui les guide jusqu’au canyon du "Croissant de lune". Ils tombent sur les Nazis et Donovan ; une bagarre s’engage. Arrivés aux ruines d’un temple où se trouve le Graal, Donovan blesse mortellement Henry. Indiana déjoue, grâce à sa force de déduction, tous les pièges et parvient au saint Graal. Avec celui-ci, il arrache son père à la mort. Mais le Graal ne doit pas quitter sa caverne. Elsa, qui veut l'emporter, provoque un séisme et périt dans une crevasse. Henry et "Junior" renonceront à l'objet tant convoité, ayant appris que la vraie richesse du Graal n'est pas dans sa possession, mais dans la sagesse qu'il procure.

Comme dans les séries américaines des années trente, Indiana Jones utilise dans ce film tous les moyens de transport imaginables : cheval, auto, train, bateau, tank, et naturellement, avion et dirigeable.


Les avions du film :

Pour se rendre à Venise, Indy emprunte le Douglas DC-3 de Walter Donovan. Ce DC-3 transatlantique fait quand même escale aux Açores, avant d’atterrir au Portugal. En 1938, une telle ligne n’existait pas et ne sera ouverte qu’après la guerre. Ce Douglas était un C-47B (c/n 16688/33436, s/n 44-77104) pris en charge par la RAF, à Montréal en juin 1945. Ce Dakota (serial KP220) sera affecté en Angleterre au Squadron 24 de Bassingbourn, et participera au pont aérien de Berlin en 1948/1949. Réformé en 1950, l'avion fut vendu à BKS Aerocharter Ltd. en juin 1953 et baptisé "Jean Batten". En octobre 1958, il fut cédé à Hunting Aerosurveys Ltd., puis Westcountry Aircraft Servicing Ltd., avant d'être acquis par Air Atlantique Ltd. en octobre 1977. En 1985, il volait pour Air Luton. En 1987, il fut vendu aux USA, à Star Flite Corporation de Miami (N170GP); c'est cette immatriculation qu'il porte dans le film, mais elle a vieillie" en "NC170GP". En juillet 1988, il était de retour en Angleterre (G-ANAF) acquis par Atlantic Air Transport Ltd., qui le loua au Département des Transports anglais, pour des études sur la pollution et à la firme Thales pour des essais radar. En 2011, l'avion était parqué sur l'aérodrome de Coventry.

Indy et son père quittent Berlin dans un grand dirigeable blanc immatriculé "D-138" qui n’est pas sans rappeler le Hindenburg (D-LZ129), mais ce dernier fut détruit en 1937, et ne décollait pas de Berlin, mais de Francfort. Le petit biplan qu’il emmène évoque également les essais effectués par Ernst Udet, en mars et avril 1937. Udet réussit avec quelques difficultés à s’accrocher au trapèze installé sous le Hindenburg, mais l’avion utilisé, un Focke Wulf Fw-44 Stieglitz, parut trop léger pour résister aux turbulences engendrées par le trapèze. Le but de l’opération était de mettre au point un système de largage et de récupération d’un avion susceptible de déposer rapidement du courrier, ou des passagers, à un endroit donné, sans faire atterrir le dirigeable. Ce projet n’eut pas de suite.

Trouver les autres vrais avions qui participèrent au tournage de ce film, par ailleurs bien documenté, est aussi difficile que la quête du Graal….

L’avion emprunté par Indy est un Stampe SV-4C. Il est équipé d’une tourelle de mitrailleuses et porte une fausse immatriculation civile allemande "D-EKVY". Au départ, il était prévu que la Zeppelin emporterait deux avions identiques, le second portant le matricule "D-EAQV".

Bianchi Aviation Film Services, dont le directeur, Tony Bianchi, supervisa les scènes aériennes, possédait, au moment du tournage, un Stampe (c/n 360, G-AWXZ), construit par la SNCAN, acquis en 1968. C'était un ancien appareil du Service de l'Aviation Légère et Sportive (F-BCOI) qui avait été acheté par la société SOTRAVIA (F-BHMZ). Tony Bianchi le fit participer à "Aces High" (1976), "The mummy" (1999). Mais deux autres Stampe sont "réputés" avoir tourné dans le film. Il y a le "G-BHFG" (c/n 45) appartenant, en 1988, à l'épouse du collectionneur sir Patrick Lindsay, décédé, et le "G-GMAX" (c/n 141, ex G-BXNW) appartenant à la compagnie aérienne Glidegold Ltd., un avion apparu dans "Biggles" en 1986, équipé d'un tourelle de mitrailleuse, comme dans le film. …On sait que dans les films, pour un avion vu à l'écran, plusieurs du même type sont utilisés en réalité, pour palier les pannes et les accidents. Néanmoins, comme Air-Britain, nous pensons que seul le Stampe de Tony Bianchi a participé au tournage.

Une maquette de Stampe grandeur réelle fut construite pour le tournage en studio. Le véritable avion est vu peu de temps après avoir quitté le Zeppelin, puis il est filmé de derrière, quand il est poursuivi par les deux chasseurs. La moitié de cette scène aérienne a été tournée en studio, avec la maquette, Sean Connery et Harrison Ford étant à bord. La scène du crash a également été réalisée avec la maquette.

Les deux chasseurs allemands sont deux  Pilatus P-2-05, munis de deux mitrailleuses de capot factices. Ce type d'avion que l’on retrouve dans plusieurs films, jouant les "Messerschmitt" de service, est souvent confondu par certains, avec l’Arado 96, du fait notamment d’un capot moteur presque identique. Un des P.2 porte l'insigne du 4./JG52. Seul pilote français, cité dans la distribution, Jacques Bourret, possédait un Pilatus P.2 (s/n 37, ex A-117/U-117, F-AZCC), entretenu par l'association "Aéro-Retro" de Saint Rambert d'Albon. Il vole toujours en France sous les couleurs de la Luftwaffe. L'AJBS qui est cité dans le générique, avait un autre Pilatus (c/n 36/4116, F-AZCD), qui apparaît sur des photos, avec une décoration identique…Il a été vendu aux USA en 2008. Enfin, un autre Pilatus, G-BLKZ (c/n 45) appartenant à une société anglaise, est également censé avoir participé au film... Il évoluait en Angleterre avec sa décoration helvétique d'origine (code A-125), jusqu'à ce qu'il fusse accidenté, en juin 2008, après s'être posé sur le ventre et fusse incendié par des vandales ! Pour la scène du tunnel, on construisit également une maquette en bois grandeur réelle.

Pour résumer, trois avions (G-AWXZ, G-MAX, G-GHFG) sont censés être l'unique Stampe du film, et trois autres avions sont supposés être les deux Pilatus P.2 (F-AZCC, F-AZCD, G-BLKZ). Toute information, avec photo à l'appui, sera la bienvenue….


Christian Santoir

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Date de création : 13/04/2007 : 08:31
Dernière modification : 28/09/2012 : 11:49
Catégorie : - Films
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