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CORRESPONDANT 17
Vo. Foreign correspondent




Année : 1940
Pays : États-Unis
Durée : 2 heures
Genre : espionnage
Noir et blanc

Réalisateur : Alfred HITCHCOCK
Scénario : Charles BENNETT, Joan HARRISON
Histoire originale : Vincent SHEEAN, d’après son livre « Personal History » (1935).

Acteurs principaux :
Joel McCREA (Johnny Jones), Laraine DAY (Carol Fisher), Herbert MARSHALL (Stephen Fisher), George SANDERS (Herbert Folliott), Albert BASSERMAN (Van Meer), Robert BENCHLEY (Stebbins), Eduardo CIANNELLI (Krug), Edmand GWENN (Rowley), Harry DAVENPORT (Mr Powers)

Photographie : Rudolph MATE
Musique : Alfred NEWMAN
Production :Walter WANGER
Distribution : United Artists

Avions :
-Lockheed 10 Electra (maquette)
-Short S.30 Empire (maquette)


Notre avis :

Dédié aux correspondants de presse à l’étranger, à "ceux qui voient les nuages de la guerre, alors que beaucoup d’entre nous, au pays, ne voient que des arcs en ciels...", ce film sort en août 1940 aux USA. La France a alors capitulé et l’Angleterre se retrouve seule pour supporter le poids de la guerre. La bataille fait rage dans le ciel britannique, les bombardiers allemands ayant commencé leurs raids sur Londres. Hitler espère ainsi obtenir une paix rapide avec l’Angleterre. Pendant ce temps, aux États-Unis, Charles Lindbergh plaide en faveur de l’isolationnisme de son pays, alors que le général Pershing demande au gouvernement d’aider l’Angleterre, dernier rempart face aux Nazis, selon lui. C’est également la position d’Hollywood et de "Correspondant 17". Ce deuxième film américain d’Alfred HITCHCOCK est effectivement un plaidoyer contre le nazisme et une tentative d’intéresser le public américain à ce qui se passe en Europe. Fin connaisseur en la matière, le Dr. Goebbels aimait beaucoup ce film, le prenant pour un chef d’œuvre de propagande, susceptible d’influence les peuples des pays ennemis. On y retrouve le thème fréquemment traité par l'auteur, du héros innocent mêlé et entraîné dans des aventures de plus en plus insensées, comme, plus tard, dans "La mort aux trousses" (1959).

Peu avant la guerre, en août 1939, un journaliste américain, Johnny Jones, est envoyé en Europe par le New York Morning Globe, sous un nom d’emprunt, afin d’analyser la situation locale. Il doit rencontrer à Londres Van Meer, un diplomate hollandais, signataire d'un traité d'alliance secret entre son pays et les alliés, que les Nazis veulent connaître à tout prix. Johnny fait aussi la connaissance d’une jeune anglaise, Carol Fisher, dont le père est à la tête d’une organisation pacifiste. Les nazis enlèvent Van Meer et tuent un sosie à sa place. Johnny part à la poursuite de l’assassin et arrive dans une plaine avec des moulins à vent. Il constate qu’un moulin fait des signaux avec ses ailes à un avion. Entré dans le moulin, il le trouve plein d’Allemands qui gardent Van Meer. De retour au moulin avec la police, il constate que tout le monde est parti. A Amsterdam, à son hôtel on essaie de l’assassiner et il rejoint l’Angleterre avec Carol. A Londres, chez Fisher, il retrouve un des kidnappeurs de Van Meer vu dans le moulin. Il le dit à Fisher qui lui procure un garde du corps, qui est en réalité chargé de l’éliminer. Jones a compris que Fisher est un agent allemand. En le suivant, il découvre où les Allemands retiennent Van Meer qu’ils essayent de faire parler. Se voyant découverts, ils tuent Van Meer et s'enfuient. Sur ce, la guerre est déclarée. Fisher et sa fille partent sur un hydravion pour les USA où il apprend, par un radiogramme détourné, qu’il est découvert, car Van Meer, qui n’est pas mort, a parlé. Il avoue alors à sa fille qu’il est un espion. Mais l'appareil est attaqué par un bateau allemand et s'écrase en haute mer. Fisher se sacrifie pour sauver l’honneur de sa fille. Un navire américain récupère les naufragés. De retour à Londres, Johnny Jones parle à la BBC, s'élevant avec véhémence contre les bombardements et la barbarie nazis, et lance un vibrant appel au peuple américain...

On retiendra certaines séquences restées célèbres : le moulin dont les ailes tournent dans le sens contraire du vent (le petit détail important, comme l’avion qui fait de l’épandage sur un champ récolté dans "La mort aux trousses" !), l’assassin du pseudo Van Meer qui disparaît dans une foule de parapluies, et encore plus, l'avion s'écrasant en haute mer. HITCHCOCK s’est amusé à donner le rôle de la taupe nazie infiltrée en Angleterre à un Anglais raffiné (Herbert MARSHALL), et celui d’un antinazi attaché à la démocratie, à un acteur allemand (Albert BASSERMAN qui ne parlait pas anglais)... Le rôle de Fisher, le pacifiste, mais non moins agent nazi, fait également penser au héros national Lindbergh, le porte parole du comité America First, soupçonné par certains (dont le président Roosevelt) d’être pro-allemand, au point qu’ils appelaient Lindbergh et son épouse "les Lindbergen" ! Là également, les Japonais mirent fin aux hésitations américaines et n’arrangèrent pas ainsi les affaires de leurs alliés nazis.

"Correspondant 17" est un grand classique du film d’espionnage, mais doit à sa seule séquence aérienne, à la fin du film, d’être parfois inclus par certains auteurs dans la liste des films d’aviation, du moins des films "avec" avions.


Les avions du film :

Il n’y a aucun véritable avion dans le film qui ne montre que des maquettes. Furtivement, on aperçoit haut dans le ciel ce qui pourrait être un Lockheed Vega et une maquette de Lockheed 10, atterrissant derrière les moulins. Paul MANTZ aurait participé au tournage, sans doute pour la scène du crash de l’hydravion. On utilisa un film pris à partir d’un avion piquant sur la mer qui fut ensuite projeté sur un écran derrière lequel il y avait un réservoir d’eau. Quand l’avion est censé percuter la mer, l’eau est lâchée et déchire l’écran pour se ruer dans le cockpit d’où est filmée la scène. La montée de l’eau dans la cabine des passagers est très réaliste, sauf que, naturellement, les lumières restent allumées jusqu’au bout !

L’hydravion en question, dont une maquette apparaît avant le crash, est un Short S.30 Empire sans matricule, de la compagnie fictive "Transoceanic Airways". Les S.30 étaient effectivement prévus pour effectuer des vols transatlantiques, mais devaient être équipés d’un système de ravitaillement en vol, ayant une autonomie un peu trop juste. La ligne de l’Atlantique nord fut inaugurée par les Short Cabot (G-AFCU) et Caribou (G-AFCV), le 8 août 1939, des hydravions qui ne transportaient que du courrier. Ils firent huit voyages aller et retour avant la déclaration de la guerre. En octobre 1939, ils furent réquisitionnés par la RAF. Il est donc douteux que Jones et Fisher aient pu embarquer à bord d’un Short vers les États-Unis, d’autant que ces avions ne transportaient des passagers que vers l’Australie. Par contre, depuis le 28 juin 1939, les Boeing 314 de la PAA faisaient régulièrement la ligne Southampton-New York.



Christian Santoir


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Date de création : 03/05/2007 : 16:42
Dernière modification : 19/10/2010 : 11:35
Catégorie : - Films
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