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BAIL OUT AT 43000




Année :1957
Pays : USA
Genre: Drame
Durée : 1 h 18 min.
Noir et blanc

Réalisateur : Francis D. LYON
Scénario : Paul MONASH

Acteurs principaux :
John PAYNE (Major Paul Peterson), Karen STEELE (Carol Peterson), Paul KELLY (Colonel Hughes), Richard EYER (Kit Peterson), Constance FORD (Frances Nolan), Eddie FIRESTONE (Capitaine Mike Cavallero), Adam KENNEDY (Lieutenant Simmons), Gregory GAYE (Reinach), Steven RITCH (Major Goldman), Richard CRANE (Capitaine Nolan).

Musique : Albert GLASSER
Photo : Lionel LINDON
Producteurs : Howard PINE, William C. THOMAS
Compagnie productrice : Pine Thomas Production

Avions :

-Boeing B-47E Stratojet
-Curtiss C-46 Commando (en arrière plan)


Notre avis :

Ce film est un remake d’un épisode (n° 4, saison 2) de la série de la CBS "Climax !" (http://en.wikipedia.org/wiki/Climax!) qui passa à la télévision américaine en 1955. Il a pour sujet les travaux de l’Air Research and Development Command de l’USAF et plus particulièrement ceux visant à développer un siège éjectable pour le nouveau B-47. La position du bombardier dans le nez de l’appareil nécessitait une éjection par le bas, afin qu’il ne puisse entrer en collision avec le pilote et le copilote situés derrière lui, ainsi qu’avec la dérive.

Le major Peterson est un pilote d’essai chargé avec ses collègues de tester ce nouveau siège éjectable. Après avoir utilisé des mannequins, les essais doivent se poursuivre avec des hommes. Un camarade de Peterson est éjecté, mais il est gravement blessé, son parachute s’étant ouvert trop tôt ; un autre est tué. Arrive le tour de Peterson, quand il doit remplacer un collègue tombé subitement malade. Peterson n’est pas sûr de lui et redoute cette épreuve ; la nuit précédant l’essai il fait des cauchemars au point que son épouse décide d’aller voir son chef, le colonel Hughes, pour lui demander de dispenser son mari de faire cet essai. Le lendemain matin, Peterson se rend à la base où il voit le colonel en train de se préparer à le remplacer; il doit le convaincre qu’il va tout à fait bien et qu’il peut faire l’essai. Finalement, il est éjecté à plus de 13000 mètres et tout ce passe très bien. Peterson s’est prouvé à lui-même, mais aussi à sa femme et à son fils, qu’il n’était pas un couard !

 

Ce film à faible budget est sans prétention. Si les rares scènes aériennes sont intéressantes, les longs développements au sol sur les états d’âme du major Peterson sont plutôt ennuyeux. L’USAF collabora au tournage du film pour faire de la publicité à son programme de recherche, donc tout est réel dans le film sauf l’histoire entre Peterson et sa femme. L’ARDC fut créé en 1950 et employait des chercheurs civils. Parmi ceux-ci, apparurent plusieurs ingénieurs allemands (comme le Dr.Franz Brunner du film) qui étaient en avance dans de nombreux domaines aéronautiques, dont les sièges éjectables qui équipèrent quelques avions de la Luftwaffe, avant la fin de la guerre. Le film se polarise sur le cas du Boeing B-47 qui comportait un équipage de trois hommes. Dans les premiers avions produits, seuls les pilote et copilote disposaient d’un siège éjectable. Le bombardier navigateur installé dans la pointe avant, devait larguer sa trappe et se jeter dans le vide, comme dans un B-25. La seule solution que l’on trouva, en 1952, fut de l’éjecter vers le bas ce qui présentait plusieurs avantages; outre le fait d’éviter une collision avec les autres membres de l’équipage, une éjection vers le bas, dans le sens de la gravité, permettait de réduire la charge de propulsion du siège et par conséquent, de diminuer le choc encaissé par la colonne vertébrale, au moment du départ du siège. Ce système se retrouvera sur plusieurs avions comme les B-52 et les premiers Lockheed F-104A Starfighter. Mais si s’éjecter vers le bas à haute altitude ne posait pas de problème, il n’en était pas de même à basse altitude, après le décollage, surtout à une époque où les premiers réacteurs n’étaient pas d’un fonctionnement très sûr. Ce fait fut tragiquement démontré quand le capitaine Ivan KINCHELOE, coll CocardesIvan Kincheloe se tua, en 1958, en s’éjectant vers le bas avec son siège Stanley model C-1, lors de l’essai d’un Starfighter.

Ci-contre : Ivan Kincheloe, de passage  à  Istres,  peu avant son accident. Photo © Cocardes.

Le film fait référence aux essais d’éjection qui furent effectués à partir d’un B-47B-20-BW (sn 50-052) à la base d’Elgin (Floride), en octobre 1953, auxquels il emprunte certaines séquences filmées. Dans le film, il n’est pas fait mention du nom du centre d’essai, mais on remarque que les pilotes atterrissent dans l’eau. À Elgin, les éjections se firent à une altitude de 3000 mètres et à une vitesse de 650 km/h. On est donc loin des 43000 pieds annoncés qui dépassent largement le plafond pratique du B-47 (40500 pieds). Les essais effectués à Elgin furent concluants, mais le problème typique des sièges de cette période subsistait : les blessures aux jambes et aux bras qui avaient tendance à s’écarter lors de l’éjection... Dans le film, on remarque que le siège employé est d’un modèle postérieur, avec un dispositif de maintien des chevilles et une commande de déclenchement située entre les jambes, à laquelle le pilote doit agripper ses deux mains, pendant l’éjection. Ce dispositif toujours utilisé, était autrefois particulier à l’USAF, la Navy ayant développé un autre modèle, où le pilote tirait un rideau sur son visage pour provoquer l’éjection.

Enfin, notons que John Payne était un pilote privé et fut instructeur de l’USAAF pendant la guerre. Il atteignit le grade de général de brigade dans l’Air National Guard de la Caroline du Nord.


Les avions du film :

Le film comporte très peu d’avions, malgré la collaboration de l’USAF. Faisant un passage bas, encadré par deux jets (un Sabre et un F-80 ), on peut voir un Boeing B-47E. On en voit un autre au sol, dans un hangar, puis au décollage, appelé "057" (s/n 51-7057 ?). Le B-47 servit aussi pour les vues rapprochées du cockpit.

Sur un parking de la base, en arrière-plan, tout à la fin du film, on aperçoit un Curtiss C-46 Commando qui semble être un appareil civil.


Christian Santoir.


 



 
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Date de création : 25/05/2007 : 12:48
Dernière modification : 27/01/2010 : 10:23
Catégorie : - Films
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