Recherche
Recherche
Fiches de film

Articles cinéphiles

Liens

AVIATION

Cocardes
Cocardes Photos

CINEMA & ARCHIVES

BiFi
IMDB
INA
Web Archives

Webmaster - Infos
Préférences

Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe
Captcha reload
Recopier le code :


  Nombre de membres 143 membres
Connectés :
( personne )
Snif !!!
Copyright
Tous droits réservés
© www.aeromovies.fr
2001-2017
rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://aeromovies.fr/data/fr-articles.xml

LES PARACHUTISTES ARRIVENT
Vo. The Gypsy Moths



Année : 1989
Pays : USA
Durée : 1 h 47 min.
Genre : Drame
Couleur

Réalisateur : John FRANKENHEIMER
Scénario : William HANLEY
Histoire originale : James DROUGHT

Acteurs principaux :
Burt LANCASTER (Mike Rettig), Deborah KERR (Elizabeth Brandon), Gene HACKMAN (Joe Browdy), Scott WILSON (Malcolm Webson), William WINDOM (Allen Brandon), Bonnie BEDELIA (Annie Burke), Sheree NORTH (la serveuse), Carl REINDEL (le pilote), Ford RAINEY (Stand Owner), John NAPIER (Dick Donford)

Musique :  Elmer BERNSTEIN
Photo : Philip H. LATHROP
Producteurs  : Hal LANDERS, Edward LEWIS, Bobby ROBERTS
Compagnie distributrice : MGM

Avions :
-Howard DGA 15J c/n 517, s/n 42-49076, NC22418


Notre avis :

Le titre original du film "The Gypsy moths" pourrait faire croire que c’est un film sur le célèbre biplan de De Havilland. Il n’en est rien . Ce n’est pas non plus un documentaire sur le zigzag, ou Bombyx disparate, un insecte invasif qui s’attaque aux arbres. Le titre français "Les parachutistes arrivent" est plus parlant. Mais, il ne s’agit pas non plus d’un film de guerre. Ce titre rappelle aussi les paroles de cette chanson de Charles Aznavour, que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître : "Viens voir les comédiens, …qui arrivent !"  En effet, il s’agit ici de spectacle, d’un spectacle particulier, celui de parachutistes itinérants qui se produisent tels des saltimbanques, dans les villes de province, pour une ou deux représentations. D’ailleurs Gypsy désigne en Anglais un gitan, un baladin, et Moth le papillon dont les ailes rappellent la "cape", utilisée par un des parachutistes lors de ses chutes libres.

Parachutistes professionnels, Mike Rettig, Joe Browdy et Malcolm Webson arrivent à Bridgeville pour donner leur spectacle de sauts en parachute, lors d’un week-end qui coïncide avec la Fête de l’Indépendance. Malcolm est originaire de cette petite ville tranquille du Middle West, et c’est l’occasion pour lui de revoir son oncle et sa tante, John et Elizabeth Brandon, qu’il n’a pas revus depuis très longtemps. Les parachutistes sont invités à passer la nuit par le couple. Très vite, Rettig est attiré par le charme d’Elizabeth, un belle femme d’age mûr... Tandis que Browdy passe la nuit avec un fille de bar, Webson fait connaissance d’une étudiante qui loge chez ses parents. Rettig devient l'amant de son hôtesse. Quand il lui propose de partir avec lui, Elizabeth manque de courage pour abandonner son mari et sa vie rangée... Le jour de la démonstration, Rettig doit exécuter un saut avec une "cape", une sorte d’aile lui permettant de planer, mais la cascade se termine mal et il s'écrase au sol. Il semble qu'il ait volontairement omis d'ouvrir son parachute... Pour payer les funérailles de leur ami, Browdy et Webson organisent une nouvelle manifestation en son honneur. Toute la ville se rend au terrain d’aviation, au grand dam des majorettes et de la fanfare municipale qui défilent dans des rues désertes... À cette occasion, Webson surmonte sa peur et réussit le saut qui fut fatal à Rettig. Le soir, il quitte la ville en décidant de changer de métier. Browdy part pour la Californie où il travaillera, peut-être, comme cascadeur. Quant au couple Brandon, il reprend sa vie quotidienne, terne et sans joie. Le spectacle est terminé.

Tout ce film est basé sur le contraste entre les parachutistes qui risquent chaque jour leur vie selon des motifs personnels bien différents, et le couple de petits bourgeois, à la vie morose et programmée. On ne sait pas si Rettig se tue à cause de son amour déçu ou de sa vie ratée ; peut être à cause des deux à la fois. Le parachutisme qu’ils pratiquent s’apparente aux numéros de cirque. Le public est aussi là pour voir le dompteur se faire manger par le lion. Comme l’explique Rettig, il faut lui en donner pour son argent, c’est à dire ouvrir le parachute au dernier moment jusqu’au jour où... À part le mélodrame et la plongée dans l’Amérique profonde, l’intérêt du film réside dans le fait qu’il nous introduit dans les coulisses du spectacle aérien.

Le tournage eut lieu dans le Kansas lors de l’été 1968, dans la petite ville d’El Dorado et sur le terrain d’aviation de Benton, situé à une trentaine de kilomètres à l’ouest. Le cameraman Carl Boenisch sauta plusieurs fois en parachute avec les cascadeurs pour filmer leurs évolutions en chute libre. Sept parachutistes amateurs de talent, firent plus de deux mille sauts (pour dix-neuf minutes de scènes aériennes), dans plusieurs endroits du Kansas (Kansas City, Abilene, Wichita). Ils offrent un spectacle très complet : sauts de groupes, saut individuel avec plusieurs parachutes ouverts simultanément ou successivement, saut burlesque, chutes libres avec la "cape" qui rappellent les sauts de Léo Valentin, "l’homme oiseau" qui se tua en 1956, et plus près de nous, ceux de Patrick de Gayardon avec son "wing suit". Rettig explique qu’il utilise un Para Commander qui est un parachute ascensionnel modifié mis au point par un Français, Pierre Lemoigne. Le film nous dévoile les petits trucs pour maintenir les spectateurs en haleine : les rotations rapides de l’avion pour ne pas laisser de temps morts entre les sauts ; l’ambulance qu’on fait passer lentement devant les gradins pour faire monter la tension dans le public ; le speaker local auquel on n’a pas expliqué tout le programme et qui commente, horrifié, la chute de Browdy sans parachute, alors qu’il en a un deuxième caché sous ses vêtements... Les "Gypsy Moths" font leur publicité comme au temps des barnstormers avec survol de la ville et lancer de tracts, ce qui leur vaut une amende, car les temps ont changé...

Le film n’eut pas un grand succès aux États-Unis malgré de réelles qualités et un sujet neuf. Le parachutisme n’était pas un sport très pratiqué à l’époque. Il y a du Sirk dans ce film dont l’atmosphère fait inévitablement penser à "La ronde de l’aube" (1957). Le destin tragique de Rettig c’est aussi celui de Shumann. D’autre part, Il faudra attendre 1994 et "Drop zone", pour qu’un film de fiction nous fournissent de telles images de parachutistes en chute libre.



Les avions du film :

Les parachutistes n’utilisent que des avions de location trouvés au hasard des villes où ils s’arrêtent. Ici, il s’agit d’un Howard DGA 15J, DGA pour : "Damn Good Airplane" (un sacré bon avion !) selon les pilotes, et non pas "ATE 25", pour : "Avion à Toute Epreuve" comme on le dit dans la version française du film. Cet avion (c/n 517) était un des quinze Howard DGA réquisitionnés par l’USAAC en 1942, sous l’appellation UC-70B (s/n 42-49076). Après la guerre, il retourne à la vie civile, avec l’immatriculation NC22418. On constate dans le film qu’il n’est plus motorisé avec son Jacobs L-6MB d’origine, mais avec un P & W R-985 comme les DGA 15P. En avril 1980, il fut accidenté à l’atterrissage, un parachute ouvert prématurément s’étant pris dans la gouverne de profondeur. Cet avion construit en 1940, volait encore en 2004 en Californie.

En arrière-plan, on aperçoit quelques petits avions privés de l’époque : un biplan Boeing-Stearman, un Cessna 150, un Stinson 108B.


Christian Santoir
 



 


LESPARACHUTISTESARRIVENT.jpg

Mots-clés associés

Date de création : 16/06/2007 : 09:00
Dernière modification : 21/10/2010 : 18:48
Catégorie : - Films
Page lue 3400 fois
Précédent  
  Suivant


Réactions à cet article

Réaction n°1 

par oma le 08/10/2007 : 19:51

bouche bée devant tant de détails et souflfe retenu  aussi quand je pourrai revoir le film

question de novice :   est - ce qu'il y a encore besoin de risquer sa vie en cascades puisqu'il y a tout les effets spéciaux? 

encore merci