Recherche
Recherche
Fiches de film

Articles cinéphiles

Liens

AVIATION

Cocardes
Cocardes Photos

CINEMA & ARCHIVES

BiFi
IMDB
INA
Web Archives

Webmaster - Infos
Préférences

Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe
Captcha reload
Recopier le code :


  Nombre de membres 146 membres
Connectés :
( personne )
Snif !!!
Copyright
Tous droits réservés
© www.aeromovies.fr
2001-2017
rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://www.aeromovies.fr/data/fr-articles.xml

 
L’AVENTURE C’EST L’AVENTURE
 


Année : 1972
Pays : France
Durée : 1 h 57 min.
Genre : comédie
Couleur


Réalisateur : Claude LELOUCH
Scénariste : Claude LELOUCH, Pierre UYTTERHOEVEN

Lino VENTURA (Lino Massaro), Jacques BREL (Jacques), Charles DENNER (Simon), Charles GERARD (Charlot), Aldo MACCIONE (Aldo), Nicole COURCEL (Nicole), Johnny HALLYDAY (dans son propre rôle), André FALCON (l'ambassadeur), Prudence HARRINGTON (la femme de l'ambassadeur).

Photographie : Jean COLLOMB
Musique : Francis LAI
Producteurs : Georges DANCIGERS, Alexandre MNOUCHKINE
Compagnies productrices : Films 13, Les Films Ariane, Les Artistes Associés, P.E.A. (Produzioni Europee Associati).
 
Avions :
-De Havilland DH.89B Dominie s/n 6844, F-BHGR
-North American T-6
-Britten Norman BN-2A Islander c/n 80, VP-LAC
-Piper PA-23-250 Aztec B  c/n 272354, F-OGBZ
-Sud Aviation SE.210 Caravelle III  c/n 53, F-BJTA


Notre avis :

Ce film est à replacer dans le contexte des années post-68 qui coïncidèrent avec une contestation profonde de la société française par sa jeunesse , comme par ses "masses laborieuses"... Lelouch s’amuse ici à caricaturer, en vrac, les contestataires gauchistes, la faiblesse de l’Etat, une géopolitique confuse, la place grandissante des compagnies d’assurance dans une société de plus en plus "frileuse", le show business et son pouvoir social et politique, le tourisme de masse, les foules grégaires...Le tout est agrémenté d’un humour décapant qui fait de ce film un bon divertissement (sans plus), servi par de grands acteurs (Ventura, Brel, Denner, Maccione..).


Quand ils réalisent que les temps sont en train de changer, cinq petits truands décident d’abandonner le traditionnel pillage des banques pour le kidnapping, plus lucratif. Selon Simon, le théoricien du groupe, il conviendra de donner à leur acte répréhensible une signification politique, en n’enlevant que des personnalités bien en vue. Ils kidnappent ainsi Johnny Halliday, l "’idole des jeunes", qui entre dans leur combine, car cela va lui faire une énorme publicité susceptible de lui rapporter plusieurs fois la rançon versée ! Puis, ils partent en Amérique latine où ils enlèvent un ambassadeur suisse pour le compte d’un révolutionnaire local, Juarez. Quand ce dernier refuse de les payer, les cinq comparses le "vendent" alors à la CIA et aux militaires du régime qu’il voulait renverser ! Ils arrondissent leur magot en détournant un Boeing et en menaçant de le faire sauter en vol ; ca ne sera pas la peine, car l’assurance leur versera une confortable prime. Avec cet argent malhonnêtement gagné, ils peuvent s’offrir quelques vacances princières dans les Caraïbes. C’est là que Juarez, qui a pu s’échapper, les retrouve et les faits prisonniers. Après leur avoir fait avouer le numéro de leur compte en Suisse pour mieux le vider, il les livre à la justice française. Mais le procès tourne à l’affaire politique quand leur avocat prétend que ce sont des idéalistes qui viennent de financer un mouvement révolutionnaire sud américain avec l’argent des riches et du grand capital ! S’apercevant que ces inculpés deviennent des héros populaires, la France préfère organiser leur fuite et les expédier en Afrique, pour se faire oublier. Incorrigibles, ils profitent d’une visite du pape dans le pays où ils résident, pour l’enlever ! Sa rançon sera immense, car elle sera payée par tous les catholiques de la planète….


Quarante deux ans plus tard, que reste-t-il de mai 1968 ? Les « révolutionnaires » sont devenus des notables (ou des « bobos »), voire des hommes politiques, aux comptes en banque bien pourvus. Comme le disent les truands du film, la politique ça paie ! L’individu est devenu roi, le citoyen n’a plus que des droits et a du mal à vivre en société, le travail est devenu synonyme de corvée, les inégalités n’ont fait que croître... Quant au Capital, aux voitures, à la V° République, dont on annonce la fin prochaine dans le film, ils sont toujours là, et même encore plus présents qu’avant, dans notre vie quotidienne…

Pour en revenir à l’aviation, qui, elle, a fait de sérieux progrès depuis 1972 (année du premier vol de l’Airbus A300), on constate que ce film comporte très peu d’avions, uniquement vus au sol, sans doute sur le terrain de St Johns, à Antigua, où une partie du film fut tournée.


Les avions du film :

Au début du film, Jacques qui transporte des armes dans son De Havilland DH.89B Dominie (s/n 6844, F-BHGR) est intercepté par deux North American T-6 français. Cet ancien Dominie de la Royal Navy (NR756) fut démobilisé en 1955 et immatriculé G-AOAO. Il fut vendu en France en 1956 et servit dans différents aéroclubs pour larguer des parachutistes. Au moment du tournage il appartenait à un particulier de Toussus le Noble. En 1977, il fut acquis par Jean Salis qui le stocka. Il resta à la Ferté Alais jusqu'en 2004, puis il fut vendu en 2006 à un Islandais. Il est, depuis, en cours de restauration à Akureyri .

C’est un Britten Norman BN-2A Islander (c/n 80, VP-LAC) de la compagnie LIAT (Leeward Islands Air Transport) basée à Antigua, qui ramène l’ambassadeur suisse. Acquis en septembre 1969, cet avion volait en 1980 sous les couleurs de 4 Island Air, une filiale de la LIAT. Derrière l’Islander, on aperçoit subrepticement un Boeing 707 de la Panam.

Les aventuriers arrivent en « Afrique » dans un Piper PA-23-250 Aztec B (c/n 272354, ex N5289Y, F-OGBZ) appartenant à un particulier de Basse Terre (Guadeloupe). Radié du registre français en 2000, il fut exporté aux USA (N17CD).

Le pape descend de la Caravelle III « Antilles » (c/n 53, F-BJTA) exploitée par Air France depuis avril 1961, après avoir été successivement baptisée « Comté de Nice », puis « Guyane » et « Antilles » en 1970. Elle fut vendue le 10 avril 1973 à Air Cambodge (XU-JTB). Le 1er avril 1975, elle fut utilisée par Lon Nol pour quitter Phnom Penh, envahi par les Khmers rouges, et se réfugier en Indonésie. Depuis cette date, l’avion est parqué sur l’aéroport de Bangkok-Don Muang, où il est laissé à l’abandon.

Notons enfin que la Caravelle « Antilles » fit une brève apparition dans la série les « Chevaliers du ciel » (saison 3, épisode 9) quand Laverdure, très en retard, y monte précipitamment.


Christian Santoir

*Film en vente sur amazon.fr
LAVENTURECESTLAVENTURE.jpg


 

Mots-clés associés

Date de création : 25/06/2011 : 07:54
Dernière modification : 26/02/2012 : 11:11
Catégorie : - Films
Page lue 3537 fois


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !